Insécurité, écoles en crise, enseignants impayés : pour le gouverneur Victor Bissekoin, la population de la région Bas-Oubangui serait satisfaite par la réélection frauduleuse de Touadéra. Quel délire ?

0
7

République centrafricaine, le déni politique atteint des sommets. Face aux profs impayés et aux milices actives, le gouverneur Victor Bissekoin assure calmement que la priorité satisfaite des habitants était la réélection de Touadéra. Ce délire spectaculaire du gouverneur Bissekoin, totalement déconnecté des réalités, choque autant qu’il dévoile l’ampleur du mépris face à la détresse du peuple.

 

Un aveu d’impuissance masqué sous la langue de bois

Sur le plan sécuritaire, le constat dressé par le gouverneur de la région du Haut-Oubangui est d’une passivité alarmante. Alors que la préfecture du Mbomou, et particulièrement la ville de Bangassou, subit la présence volatile et imprévisible de groupes armés, l’autorité régionale concède ne rien comprendre aux motivations des assaillants. Le recours à un prétendu “jeu de cache-cache” pour qualifier des violences armées persistantes démontre l’incapacité de l’appareil étatique à imposer l’ordre constitutionnel et à protéger ses concitoyens, malgré le déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) et de leurs alliés.

Insécurité, écoles en crise, enseignants impayés : pour le gouverneur Victor Bissekoin, la population de la région Bas-Oubangui serait satisfaite par la réélection frauduleuse de Touadéra. Quel délire ?
Victor-Bissekoin-

 

L’administration et l’éducation nationale à l’abandon

Au-delà de la crise sécuritaire, c’est le naufrage des services publics de base qui paralyse la région. Le discours officiel vante un redéploiement théorique des fonctionnaires, mais la réalité administrative est tout autre : les agents de l’État sur place sont privés de la logistique la plus élémentaire pour se déplacer et accomplir leurs missions.

 

La situation s’avère encore plus dramatique dans le secteur éducatif. Pour pallier le déficit criant d’enseignants qualifiés, l’État s’appuie sur des personnels contractuels qui, de l’aveu même du gouverneur, accumulent plusieurs mois d’arriérés de salaire. Exiger des résultats de fonctionnaires maintenus dans la précarité financière et l’impossibilité de subvenir à leurs besoins vitaux relève d’une inconséquence managériale et sociale majeure.

 

Le hold-up du contrat social

Le point d’orgue de cette faillite réside dans l’interprétation des attentes populaires. Interrogé sur les besoins urgents d’un peuple privé de soins de santé fiables, d’écoles fonctionnelles et de sécurité, le gouverneur Bissekoin choisit d’ignorer les revendications matérielles prioritaires. En érigeant le processus électoral contesté en faveur de Faustin-Archange Touadéra comme la principale attente déjà “satisfaite” de la population, l’autorité provinciale substitue la propagande politique aux obligations constitutionnelles de développement et de justice sociale.

 

Par Éric Azoumi

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org

Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org