Entre routes impraticables et manque de médecins : Mboki pleure une jeune fille enceinte et son enfant, morte sur la route lors de son transfert à l’hôpital d’Obo
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
L’émotion est vive à Mboki après la perte d’une jeune femme enceinte. Sans ambulance ni chirurgien sur place, elle a succombé aux conditions de son transfert pénibles vers l’hôpital d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou.
Comme vous le savez, la survie des populations rurales en République centrafricaine dépend souvent de pistes délabrées et de structures sanitaires totalement dépourvues de moyens techniques. En effet, le mercredi 13 mai 2026, l’horreur a saisi les habitants de Mboki lorsqu’une jeune femme de 21 ans, au terme de sa grossesse, a commencé un travail difficile. Dans cette localité pourtant importante du Haut-Mbomou, l’absence de médecin chirurgien capable de pratiquer une césarienne a transformé cet événement naturel en une sentence de mort. Faute d’ambulance et de véhicule adapté, les proches n’ont eu d’autre choix que d’installer la future mère à l’arrière d’un taxi-moto pour rejoindre l’hôpital d’Obo.
Le trajet s’est transformé en un calvaire. Sur une route dont l’état de dégradation oblige à rouler pendant des heures pour franchir de courtes distances, le corps de la jeune femme n’a pas résisté aux secousses et à l’épuisement. Après seulement 30 kilomètres de piste, elle a rendu l’âme. Arrivés à destination, les soignants n’ont pu que constater le décès de la mère et celui de son enfant, un petit garçon qui n’aura jamais vu le jour. L’enfant a été mis en terre immédiatement, suivi par sa mère le jeudi 14 mai, laissant une communauté en deuil et en colère.
Ce drame exprime l’état de ruine d’un système de santé qui abandonne ses citoyens. À Mboki, le manque d’infrastructures de base condamne les malades à l’exode ou à la mort. Pendant que les populations rurales périssent dans le silence, l’État priorise des dépenses colossales pour sa survie politique. Les richesses minières du pays, notamment l’or et le diamant, sont extraites au profit de groupes paramilitaires étrangersrusses
Le budget national semble capté par les exigences de la Russie, qui a imposé la mutation de la milice Wagner en « Africa Corps ». Pour financer ces mercenaires, les autorités versent environ 10 milliards de francs CFA par mois à Poutine, le grand criminel russe.
Cette somme astronomique, injectée dans le maintien de la force au détriment des hôpitaux et des ponts, montre une déconnexion totale entre les dirigeants et les besoins vitaux du peuple. Tant que les lingots d’or serviront à payer Africa Corps plutôt qu’à recruter des chirurgiens et à goudronner les pistes, les femmes de Mboki continueront de mourir sur des motos.
Par Éric Nzapa
Correspondant du CNC depuis Mboki
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