Centrafrique : les bras cassés de la septième république veulent forcer Anicet Georges Dologuélé à s’humilier pour un simple passeport

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Centrafrique : les bras cassés de la septième république veulent forcer Anicet Georges Dologuélé à s’humilier pour un simple passeport”

Centrafrique : les bras cassés de la septième république veulent forcer Anicet Georges Dologuélé à s'humilier pour un simple passeport"
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

 

 

Rédigé le 20 juillet 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une idée fixe pédale dans l’esprit du régime dictatorial en place : voir Anicet Georges Dologuélé venir demander pardon genou à terre. L’affaire du passeport de l’ancien Premier ministre ne relève plus du droit, mais d’un désir profond de domination. Pour les services de l’empereur, un document administratif n’est pas un droit dû à ce citoyen, mais une récompense qu’il doit aller chercher en faisant preuve d’une “humilité” qui ressemble fort à une soumission totale.

 

On assiste à une mise en scène où l’on exige d’Anicet Georges Dologuélé une lettre de demande de réintégration, alors même que la justice a déjà dit que l’homme est centrafricain. Le camp du dictateur ne cherche pas la légalité, il cherche le plaisir de voir son principal adversaire rédiger une page de supplications. Le tampon officiel est devenu l’objet d’un chantage politique personnel. On fait croire que la loi de 1961 bloque tout, mais la vérité est ailleurs : on veut que le leader de l’URCA reconnaisse une prétendue faute par écrit avant de lui rendre son passeport.

 

Les conseillers de l’empereur s’amusent à donner des leçons de procédure tout en ignorant les dossiers que Dologuélé a déjà déposés. C’est une gestion du pays où la réalité n’existe que si elle flatte les chefs. On demande à un élu du peuple, arrivé deuxième à la présidentielle, de prouver qu’il appartient à sa propre terre, comme si son élection et son siège à l’Assemblée n’étaient que des détails sans importance. Cette volonté de voir Anicet Georges Dologuélé ramper pour un simple cachet montre la petitesse d’une gestion qui préfère l’ego à l’intérêt national.

 

En fin de compte, ce blocage administratif est le reflet d’une vision où tout doit passer par le bon vouloir du chef. Le passeport n’est qu’un outil pour tester la résistance morale de l’homme qui dérange. En transformant un guichet de ministère en une épreuve de loyauté envers le dictateur, le régime prouve qu’il ne sait plus faire la différence entre servir le public et exiger l’allégeance. Le rêve de voir Anicet Georges Dologuélé s’incliner pour un voyage en dit long sur la fragilité d’un pouvoir qui a besoin de ces petits jeux pour se sentir fort.

 

Par Alain Nzilo

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