Grave crise sanitaire à Ouanda-Djallé : les animaux domestiques meurent par dizaines dans la ville
Bangui, le 18 mai 2026, CNC. À Ouanda-Djallé, une maladie foudroyante tue les animaux domestiques depuis quelques semaines. L’inquiétude grandit chez les habitants de la Vakaga qui voient leurs bêtes disparaître sans aucune aide pour stopper ce mal.
Tout a commencé quand les chiens de Ouanda-Djallé ont commencé à mourir les uns après les autres. Si certains ont pu sauver les leurs grâce au vaccin, beaucoup de chiens n’ont pas survécu.
Maintenant, ce sont les cabris et les chèvres qui subissent les attaques de ce virus mortel. Les bêtes qui n’ont pas reçu de piqûre de protection meurent en grand nombre dans toute la ville.
On voit clairement la différence entre les animaux vaccinés qui tiennent bon et les autres qui s’écroulent. Cette situation montre bien que seul le vaccin permet de garder son élevage en vie.
Les propriétaires de bétail soupçonnent une peste qui s’attaque aux poumons et au ventre des bêtes. Les pertes sont énormes et les familles ne savent plus quoi faire pour protéger le reste du troupeau.
Contacté par la rédaction du CNC, le responsable de l’Agence Nationale du Développement de l’Élevage à Ouanda-Djallé, Monsieur Abdel Kader Degaulle, a apporté un éclairage sur l’origine de cette hécatombe. Il explique que la crise provient directement du refus passé de certains propriétaires de faire vacciner leurs bêtes, les rendant extrêmement vulnérables. Le cœur du problème réside dans la gestion des premiers chiens infectés : leurs cadavres ont été abandonnés à l’air libre dans la brousse. Avec le début de la saison des pluies et la pousse de la nouvelle végétation, les chèvres et les cabris non vaccinés sont allés s’abreuver et paître sur ces lieux contaminés, contractant ainsi le virus mortel par les herbes souillées. Selon lui, une couverture vaccinale complète aurait permis aux troupeaux de résister à ce fléau.
Le mal se propage vite et les bêtes se vident de leurs forces en très peu de temps. Chaque matin, on découvre de nouveaux animaux sans vie dans les enclos, ce qui décourage les éleveurs.
À plus de neuf cents kilomètres de Bangui, les secours tardent à venir pour identifier la maladie. Les habitants se sentent abandonnés avec leurs bêtes mortes alors que l’épidémie ne montre aucun signe de fatigue.
L’économie de la ville est durement touchée car le bétail représente toute la richesse des gens. Sans ces animaux, c’est la survie même des foyers de Ouanda-Djallé qui devient très difficile au quotidien.
On ne compte plus les cadavres qu’il faut évacuer pour éviter que l’odeur ne devienne insupportable. Les bergers sont désespérés de voir leurs sources de revenus s’éteindre ainsi sans pouvoir agir efficacement.
Le virus continue de circuler de maison en maison, emportant tout ce qui vit encore dans les cours. Les enclos se vident petit à petit et le silence remplace désormais les cris habituels des animaux.
Par Serge Binguimalé
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