Le café-presse de la honte : quand l’Empereur Touadéra ignore les morts et célèbre son régime

0
1

Le café-presse de la honte : quand l’Empereur Touadéra ignore les morts et célèbre son régime

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 8 mai dernier, l’empereur de Bangui Faustin-Archange Touadera a transformé une rencontre censée honorer la presse en une mise en scène grotesque. Ce 8 mai, le dictateur a une fois de plus prouvé qu’il tourne le dos à la réalité du pays.

 

Sous les vieux plafonds du palais de la renaissance, l’ambiance était pesante. Le dictateur Faustin-Archange Touadera s’est livré à un exercice de pure forme, où chaque question semblait avoir été préparée pour servir sa propre gloire. L’empereur a tenté de convaincre son auditoire que la paix règne, alors que les provinces s’enfoncent dans le chaos et la peur domine actuellement le pays. Ce rendez-vous médiatique n’était qu’un paravent destiné à masquer l’incapacité du régime à protéger les citoyens. Pendant que l’empereur savoure son café, les Centrafricains comptent leurs morts.

 

La parole était verrouillée. Aucune voix dissidente n’a pu s’élever pour interroger le dictateur sur ses échecs sécuritaires durant 10 ans, alors qu’il avait promis, en 2016 lors de sa campagne électorale, que le problème sécuritaire du pays allait se terminer en trois mois. Même l’ancien ambassadeur de la Russie à Bangui avait même promis qu’avec les Wagner, 3 mois suffit  de mettre de l’ordre et la paix partout. La réalité? C’est le chaos total. Et au palais de la renaissance ce vendredi 8 mai, l’empereur préfère le monologue à l’échange, car le dialogue exige une honnêteté qu’il ne possède plus.

 

En se présentant comme le seul garant de l’ordre, le dictateur insulte l’intelligence de ceux qui voient les milices et les mercenaires dicter leur loi. La presse présente, réduite au silence ou à la complaisance, a servi de décor à cette farce.

 

Cette situation montre un homme totalement déconnecté des souffrances du peuple. L’empereur parle de grands projets et de spécialisation de l’armée, mais ignore volontairement les exactions commises par ses propres soutiens. Le dédain affiché pour la vérité durant cette prestation est le signe d’un régime qui ne tient plus que par la peur et la manipulation médiatique.

 

La mise en scène de ce 8 mai restera dans les mémoires comme l’ultime preuve de la dérive autocratique. Le dictateur utilise les symboles de la République pour asseoir une autorité qui ne repose sur aucune légitimité populaire. En transformant un événement international en une ode à sa propre personne, l’empereur de Bangui a définitivement tourné le dos à la démocratie.

 

Par Alain Nzilo

Rejoignez notre communauté

 

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC

 Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube

Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65

Email : corbeaunewscentrafrique@gmail.com