Haut-Mbomou : 4 jeunes de Koumboli et de Zemio enlevés par les mercenaires russes d’Africa Corps
Le sort de quatre jeunes hommes, capturés par les paramilitaires russes d’Africa Corps dans la préfecture du Haut-Mbomou, plonge leur famille dans une attente insupportable.
Capturés depuis Koumboli et centre Zémio la semaine dernière par les mercenaires russes de la milice Africa Corps, ces jeunes pauvres Zandé restent introuvables depuis leur kidnapping. Parmi eux se trouve le jeune Mezac, dont le nom circule désormais comme le martyrs de ces disparitions inexpliquées.
Un transfert aérien vers l’inconnu
Il y a quatre jours, un hélicoptère des forces russes a décollé avec les quatre pauvres innocents à son bord. La destination officielle était Bangui, mais aucune trace des captifs n’a été signalée dans les centres de détention habituels de la capitale. Cette absence de nouvelles après 72 heures fait craindre le pire aux habitants. Les témoignages locaux insistent sur le fait qu’aucune preuve n’a été fournie pour justifier ces arrestations musclées.
Des méthodes qui glacent d’effroi
Dans les quartiers de Zémio et de Koumboli, une rumeur persistante gagne du terrain. Les populations évoquent des actes commis en plein vol, où des prisonniers seraient jetés de l’appareil avant même l’atterrissage. Cette pratique, souvent décrite par les survivants de précédentes opérations, expliquerait pourquoi certains détenus n’atteignent jamais la ville. Le vide laissé par l’absence d’informations sur leur sort renforce l’idée d’une exécution sommaire en altitude.
Le silence des prisons privées
Pour ceux qui arrivent jusqu’à Bangui, le calvaire continue généralement derrière les murs du camp situé à l’aéroport de Mpoko. Dans cette base fermée, les Russes gèrent leurs propres cellules, loin de tout contrôle judiciaire centrafricain. Les familles savent que, trop souvent, le seul signe de vie qui leur parvient est un appel pour récupérer un corps à la morgue de l’Hôpital Général. C’est cette réalité qui pèse aujourd’hui sur les proches de Mezac et de ses compagnons, abandonnés à une attente qui ressemble chaque jour davantage à un deuil.
Par Éric Nzapa, correspondant du CNC dans le Haut-Mbomou
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