EXCLUSIVITÉ : troisième partie du baromètre du gouvernement Moloua II. Le groupe des nuls absolus

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EXCLUSIVITÉ :  troisième partie du baromètre du gouvernement Moloua II.  Le groupe des nuls absolus

 

 

Rédigé le 28 avril 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Voici le pire. Après les dix qui ont mouillé le maillot et les douze qui ont fait du bruit pour rien, place au troisième et dernier groupe du Baromètre CNC du gouvernement Moloua II. Ces onze ministres-là n’ont ni la première ni la deuxième catégorie comme excuse. Ils n’ont rien produit, rien tenté, rien défendu. Certains ont pillé ce qu’ils étaient censés protéger. D’autres ont bradé la souveraineté nationale à des puissances étrangères. Un chef de milice parachuté à la Jeunesse pour donner des leçons de civisme. Un ministre de l’Éducation qui vend des faux baccalauréats. Et au bout du couloir, un chef de guerre étranger assis en conseil des ministres, dont la seule compétence connue est le mercenariat. Notes entre 4 sur 20 et zéro. Zéro. Lisez bien. Voici la liste des dernayos.

 

23eme Monsieur Hyppolite NGATÉ : Ministre chargé des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion du Secteur Privé

Note CNC : 04 / 20

Mention : Nul

L’ombre d’un ministère « scillé » et le silence de la récompense

Le cas d’Hyppolite Ngaté est symptomatique de la déliquescence de l’exécutif : il est le symbole d’un gouvernement qui sacrifie son économie sur l’autel de la « paix des braves ». Propulsé au pouvoir comme prix de sa capacité de nuisance, il occupe un ministère créé de toutes pièces par le dépeçage du département du Commerce. Sans aucune base intellectuelle pour saisir les enjeux macroéconomiques, il erre dans un costume trop grand pour lui, au sein d’un département « scillé » sur mesure pour lui plaire.

Depuis sa nomination, le bilan de Monsieur Ngaté est une page blanche. Au Conseil des ministres, il brille par son absence de dossiers techniques et sa méconnaissance totale des rouages de l’entreprise. Il est le ministre du « silence assourdissant », incapable de porter la moindre réforme structurelle ou vision pour le secteur privé.

Faute de comprendre comment promouvoir l’économie, le ministre s’est replié sur le micro-associatif. Il se contente de nouer des relations avec des organisations féminines pour tenter d’en faire des « entreprises » de façade. Si l’action sociale est louable, elle est dérisoire pour un ministre censé être le moteur de la croissance nationale. Le secteur privé, déjà agonisant, est le grand perdant : en confiant les PME à un profil sans compétences, le gouvernement condamne les entrepreneurs à l’abandon. Ce ministère n’existe que pour financer le train de vie d’un chef de milice récompensé.

 

24eme   Madame Annie Michelle MOUANGA : Ministre chargé du Travail, de l’Emploi, de la Protection Sociale et de la Formation Professionnelle

Note CNC : 03,50 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : La DRH du népotisme et du placement familial.

Annie Michelle Mouanga est la preuve que les diplômes ne font pas toujours l’homme (ou la femme) d’État. Arrivée de la diaspora avec une réputation d’experte invérifiable, elle a rapidement transformé son ministère en un cabinet de recrutement pour son propre clan. Pour elle, l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) n’est pas un outil de lutte contre le chômage, mais un patrimoine privé.

Le scandale du recrutement à la direction générale de l’ACFPE reste le point noir de son bilan : elle a tenté la prouesse de manipuler les critères de sélection pour y placer sa propre sœur, Renée Bimbo, malgré l’absence flagrante des diplômes requis pour un tel poste. Cette volonté de verrouiller les institutions au profit de sa famille, au mépris de la méritocratie, a fini par briser sa crédibilité.

Sa gestion est d’autant plus aberrante qu’elle semble confondre géographie et stratégie : parce que l’ACFPE partage la même cour que son bureau, elle s’y ingère quotidiennement pour ses placements familiaux, tout en délaissant totalement la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). En privé, elle confesse d’ailleurs son ignorance totale sur les enjeux de la protection sociale, pilier dont elle est pourtant la garante.

Préférant l’agitation médiatique et les conflits avec les syndicats aux réformes de fond, elle navigue à vue. En confiant le sort des travailleurs et des chômeurs à une ministre qui réduit la politique nationale à une gestion de cour de récréation familiale, le régime de Touadera condamne une génération entière à l’exclusion.

 

25eme  Monsieur Maxime BALALOU : Ministre chargé de la Communication et des Médias, Porte-Parole du Gouvernement

Note CNC : 03,25 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : le haut-parleur du mercenariat et le liquidateur de l’information publique.

Maxime Balalou a réduit la fonction prestigieuse de Porte-parole du Gouvernement à celle de simple lecteur de communiqués. Au lieu d’être l’architecte d’une communication d’État souveraine et transparente, il s’est transformé en l’agent de liaison zélé des mercenaires russes de Wagner. Il a troqué la vérité nationale contre une propagande étrangère dictée par ses parrains de l’ombre.

Pendant qu’il s’agite devant les caméras pour justifier l’injustifiable, les structures vitales de son département tombent en ruine. Le délabrement de la télévision et de la radio publiques (TVCA) a atteint un point de non-retour, illustré par le fiasco technique lors de la transmission en direct de la cérémonie de couronnement du « Président-Empereur » Touadéra. La coupure du signal, conséquence directe d’une gestion chaotique et du manque d’investissement, a été suivie d’une réaction barbare : ce sont les techniciens et le personnel qui ont payé le prix de cette faillite ministérielle par des passages à tabac à la SRI.

Balalou ignore superbement le besoin de modernisation de ces outils de souveraineté, préférant investir son énergie dans la gestion de l’image du régime et de ses alliés armés. Son mépris pour la presse indépendante et son absence de vision font de lui l’un des principaux artisans du recul de la liberté d’expression en RCA.

Pour le Baromètre CNC, sa note reflète l’échec d’un ministre qui a confondu l’autorité de l’État avec le rôle d’attaché de presse d’une milice étrangère, laissant son personnel servir de bouc émissaire à sa propre incapacité.

 

26eme  Madame Ngola Françoise RAMADAN MAHATA : Ministre chargé des Arts, de la Culture et du Tourisme

Note CNC : 03 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : L’arôme Maggi du gouvernement, la passagère clandestine de la culture.

Ngola Françoise Ramadan Mahata est l’énigme de ce cabinet. Nommée sur des critères qui échappent même aux cadres de son ministère, elle incarne la figure de la « ministre-décoration ». Véritable « arôme Maggi » du gouvernement, elle est présente pour la forme et les cérémonies, mais totalement absente sur le terrain des réformes. Pis encore, son attitude en public et en privé choque : sans vergogne, elle se comporte sur les réseaux sociaux comme une « fille de rue de Château-Rouge » à Paris, troquant la dignité ministérielle contre une vulgarité déconcertante.

Alors que son portefeuille exige la restauration des sites touristiques en ruine, la ministre semble avoir une tout autre priorité : son propre confort. Elle utilise sa position pour se faire servir gratuitement par les nouveaux établissements hôteliers de la capitale, confondant la promotion du tourisme avec l’usage personnel d’une « carte de membre privilège ».

« Rien dans la tête », disent ses collaborateurs en évoquant l’absence totale de projets pour les artistes ou pour le patrimoine national. Elle occupe l’espace médiatique comme une majorette lors d’un défilé : on la voit, mais elle ne dirige rien. Le patrimoine culturel centrafricain se meurt sous sa gestion passive et intéressée. En laissant ce secteur entre les mains d’une figure de façade au comportement aussi léger,  le Président-Empereur Touadera confirme que la culture est le dernier de ses soucis.

 

27ème  : Monsieur Ernest MADA, Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement et des Relations avec les Institutions de la République

Note CNC : 02,50 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : Le braconnier des fonds publics, greffier de l’immobilisme.

Ernest Mada est l’homme des dossiers qui dorment et des caisses qui se vident. Ministre chargé de garantir la fluidité de l’État, il semble confondre la gestion de la République avec celle d’une boîte d’archives poussiéreuse. Mais derrière cette image d’archiviste passif se cache un profil de prédateur financier bien connu des services d’enquête.

Le passé d’Ernest Mada est entaché par un scandale majeur : lorsqu’il était Directeur de Cabinet au ministère de l’Éducation Nationale, il a été reconnu coupable du détournement de plus de 90 millions de francs CFA. Cet argent était sacré : il devait servir à l’achat de livres scolaires pour les enfants et de motos pour les enseignants en province. En volant l’avenir de la jeunesse, il a prouvé que son sens de l’intérêt général est inexistant. Pourtant, dans la « République de Touadéra », ce vol n’a pas été sanctionné, mais récompensé par un poste de ministre.

Aujourd’hui, il continue ses pratiques en surfacturant les cérémonies officielles pour s’enrichir personnellement. Dans ses fonctions de Secrétaire Général du Gouvernement, il paralyse l’équilibre des pouvoirs par une inertie délibérée. En ignorant les autorités de contrôle et en fermant les circuits de transparence, il devient le complice actif de la corruption qui prospère sous son silence. Pour le Baromètre CNC, Mada n’est pas le moteur du gouvernement, mais son verrou.

 

28eme Monsieur Jean WILLYBIRO-SAKO : Ministre d’État chargé du DDRR et du Suivi de l’Accord de Paix (APPR-RCA)

Note CNC : 02,25 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : Le dernier fatigué du gouvernement, le paravent gâteux du désarmement sous tutelle.

Vestige de l’ère Bokassa, ce ministre d’État Jean Willybiro-Sako, véritable dinosaure politique d’un autre siècle égaré dans le présent, n’est plus que l’ombre d’un décor physique. Terrassé par une sénilité profonde qui le fait sombrer dans un sommeil permanent, au bureau comme en voiture, sa déchéance physique et mentale est totale. Jean Willybiro-Sako ne maîtrise plus rien : ni ses besoins naturels, ni les dossiers cruciaux dont il a la charge.

Ce vide laissé par son épuisement est une aubaine pour les mercenaires russes de Wagner. Pendant que Jean Willybiro-Sako somnole, les Russes rédigent les dossiers à sa place, court-circuitent les processus officiels de désarmement et intègrent massivement des recrues douteuses dans les FACA sans aucun filtrage. En signant mécaniquement des documents qu’il n’a plus la force de lire, il valide une véritable « bombe à retardement » sécuritaire pour la République.

Pour le Baromètre CNC, son maintien à ce poste de ministre d’État est une preuve du mépris souverain du Palais pour la sécurité nationale. Willybiro-Sako n’est plus un homme d’action, c’est un paravent gâteux derrière lequel une puissance étrangère déconstruit méthodiquement de son pays.

 

29eme Monsieur Rodolphe Héritier Bonheur DONENG-WANZOUMON : Ministre chargé de la Promotion de la Jeunesse, des Sport et de l’Éducation Civique

Note CNC : 02 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : L’apprenti-sorcier de la jeunesse, le « bélier » des marchés publics.

Propulsé par une « récompense de combat », ce ministre est le produit fini de l’incivisme, placé paradoxalement à la tête d’un département en charge de l’Éducation Civique. En nommant un tel profil, le Président Touadéra insulte la logique : quel exemple de civisme un chef de milice peut-il donner à la jeunesse ?

Bras armé de Wagner et chef des « Requins », Doneng gère son ministère comme une zone de non-droit. On l’a vu transformer la réhabilitation du stade de 20 000 places en une farce grotesque : le matin, il arrive au bureau en costume de ministre, avant de se rendre au marché du KM5 pour racketter gratuitement les commerçants en matériaux de construction. Une fois sur le chantier, il retire sa veste derrière son véhicule de fonction pour enfiler une tenue de maçon. S’improvisant tour à tour ingénieur, architecte et même caissier, il s’occupe personnellement de payer les manœuvres pour mieux verrouiller les flux financiers et détourner les fonds publics.

Sa gestion est celle d’un chef de gang qui ne tolère aucune dissidence. Le cas du Directeur Général de l’ONASPORT est édifiant : après avoir pillé ensemble les deniers publics, les deux hommes se sont déchirés sur le partage du butin. Vexé d’avoir été floué par son complice, Doneng a riposté par un limogeage brutal, annulé par la suite par le Tribunal Administratif, infligeant une gifle juridique à ce ministre qui se croit au-dessus des lois.

Fort de ses parrains russes, il méprise l’autorité de la Primature et rêve déjà du fauteuil de Félix Moloua. En érigeant le vol, la trahison entre compères et l’agitation en modèles de réussite, il transforme l’éducation de la jeunesse en une école du banditisme d’État.

 

30eme Madame Josiane Lina BEMAKA-SOUÏ : Ministre chargé de l’Action Humanitaire, de la Solidarité et de la Réconciliation Nationale

Note CNC : 01,75 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : La sentinelle du Palais, l’imposture humanitaire au service d’une « République de couple ».

Madame Konan, née Bemaka-Souï Josiane Lina, est le symbole ultime du mélange des genres et de la dérive privée au sommet de l’État. Sa nomination révèle un mode de gestion paroxystique : une République gérée en « couple » de l’ombre. À la tête d’un département ultra-sensible, elle délaisse les questions urgentes de l’action humanitaire, de la solidarité et de la réconciliation nationale pour se consacrer à la véritable mission d’une femme amoureuse : la surveillance étroite des entourages féminins du Président Touadéra, tout en restant elle-même sous les liens du mariage avec Monsieur Konan.

L’imposture est totale et devient ridicule dès qu’elle ouvre la bouche. Alors qu’elle se présente indûment comme une pédiatre formée à Bruxelles, elle est en réalité une simple aide-accoucheuse formée par les sœurs de l’Église catholique, terrorisée par la langue française. De peur d’être corrigée ou de devenir la risée du pays, elle refuse systématiquement toute interview et s’exprime exclusivement en sango, même lors des conseils des ministres ou de cabinet. Ce blocage linguistique est l’aveu flagrant d’un parcours universitaire inventé de toutes pièces.

Pour Madame Konan, son prétendu diplôme de “pédiatre” semble avoir une spécialité bien particulière : la préparation de purges à base de feuilles sauvages, le fameux « kongoboro », destiné à doper la virilité masculine. On est loin de la médecine moderne, de la gestion des catastrophes humanitaires et des actions de réconciliation. En confondant la pharmacopée occulte pour “soigner” ses conquêtes avec la gestion des déplacés de Zémio ou d’Obo, elle paralyse son ministère et fait de la solidarité nationale une vaste escroquerie.

Sous son règne, la solidarité nationale est devenue un concept creux. Tandis que les besoins du peuple explosent, les ONG internationales se heurtent à une opacité administrative telle qu’elles ferment leurs portes les unes après les autres. Incapable de maîtriser les codes de la médiation ou les réalités sociologiques du pays, elle laisse la réconciliation nationale en lambeaux.

Pour le Baromètre CNC, elle incarne l’État devenu patrimoine intime, où la gestion des sentiments prime sur le sauvetage des vies humaines.

 

31eme  Monsieur Gilbert TOUMOU DÉYA : Ministre Délégué auprès du Ministre d’État du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réintégration, du Rapatriement, Chargé du Suivi de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation.

Note CNC : 01,25 / 20

Mention : Nul

L’étiquette CNC : Le paravent administratif du désarmement sous tutelle.

Gilbert Toumou Déya occupe un bureau dont l’intitulé est plus long que la liste de ses accomplissements. Sa nomination n’est rien d’autre qu’un « partage de gâteau » politique destiné à satisfaire des chefs rebelles. Dans un pays qui aspire à voir ses groupes armés réellement dissous, il préside un simulacre de réintégration. Ce chef rebelle, placé là pour « manger », n’est en réalité qu’un pion dans le jeu des mercenaires russes de Wagner.

Bien que son titre évoque le suivi de l’Accord de Paix (APPR), Toumou Déya n’est qu’un spectateur passif. La véritable stratégie sécuritaire est décidée et rédigée par les mercenaires de Wagner ; le ministre ne voit passer les documents que pour la forme, signant souvent ce qu’on lui présente sans même en comprendre les nuances. Wagner utilise ce “ministre de paille” pour manipuler ses éléments armés à d’autres fins, intégrant des combattants dans les circuits officiels selon leurs propres intérêts géopolitiques.

En créant ce ministère délégué « scillé » entre plusieurs mains, le régime Touadéra a volontairement dilué les responsabilités pour que personne ne soit comptable du chaos. Pendant que Toumou Déya gère des concepts vides, les armes continuent de circuler et les déplacés ne rentrent pas. Ce sous-département « fantôme » n’existe que pour la fiche de paie de son titulaire, servant de paravent à une gestion sécuritaire totalement privatisée par des mercenaires. En laissant un tel profil jouer au ministre, le régime Touadéra décrédibilise définitivement tout espoir de paix durable en RCA.

 

32eme Monsieur Aurélien-Simplice KONGBELET-ZINGAS : Ministre d’État chargé de l’Éducation.

Note CNC : 01 / 20

Mention : Indigne / Nul

L’étiquette CNC : Le faussaire de la République et l’assassin de l’école.

Si le ridicule était une discipline olympique, Aurélien-Simplice Kongbelet-Zingas serait médaillé d’or. Ancien secrétaire de mairie devenu ministre d’État par la grâce de sa trahison envers l’opposition, il est l’incarnation de l’opportunisme pur. Mais là où le scandale devient insupportable, c’est que le ministre chargé de l’Éducation nationale est incapable de s’exprimer dans un français correct. Il “boxe” la langue avec une telle brutalité que si Molière était vivant, il ne lui pardonnerait jamais. Même les mercenaires syriens de Wagner ne malmènent pas le français avec autant de férocité que celui qui est censé en être le premier pédagogue.

Kongbelet-Zingas est décrit par ceux qui l’ont connu, de Gbadolite à l’Université de Bangui, comme un « tricheur né ». Propulsé à la tête du sanctuaire du savoir, il y a importé ses méthodes de voyou. Son dernier acte dépasse l’entendement : par simple arrêté, il a organisé la vente et la délivrance de faux diplômes de Baccalauréat à des cadres du MCU et à des amis d’enfance n’ayant jamais mis les pieds au lycée. Ce détournement du sceau de l’État n’avait qu’un but : permettre à des analphabètes politiques de se présenter aux élections législatives.

En transformant le Baccalauréat en un simple ticket de loterie « Caprono », il a assassiné la valeur du diplôme centrafricain à l’international. Ce « ministre du diable » compense son vide intellectuel par une agitation médiatique bruyante, tel un tonneau vide cherchant à masquer l’agonie du système éducatif.

Pour le Baromètre CNC, sa place n’est pas dans un gouvernement, mais devant la justice pour haute trahison envers la jeunesse.

 

33eme  Monsieur Hassan BOUBA : Ministre chargé de l’Élevage et de la Santé Animale

Note CNC : 00 / 20

Mention : Indigne / Hors-jeu / Sa place est en prison

L’étiquette CNC : L’agent de liaison du mercenariat et le sanctuaire de l’impunité

Hassan Bouba n’est pas un ministre, c’est une anomalie tragique. Ancien chef rebelle d’origine tchadienne, il occupe un siège au Conseil des ministres alors que son nom est associé aux pages les plus sombres des crimes de guerre en RCA. Sa présence au gouvernement n’obéit à aucune logique de développement ; elle est le fruit d’une stratégie de sous-traitance sécuritaire au profit de ses parrains de Wagner. Touadéra a réussi l’exploit d’étonner la planète entière en nommant un espion étranger et chef de guerre à la tête d’un département civil.

Incapable de s’exprimer de manière intelligible dans les langues de l’administration (français ou sango), Hassan Bouba ne gère aucun dossier. Son véritable rôle est celui de « sergent-recruteur » : il sert de pont pour fournir des hommes, des bœufs et des réseaux au groupe russe Wagner, transformant le ministère de l’Élevage en une base logistique occulte pour le mercenariat. Que connaît un seigneur de guerre à la santé animale ? Rien. Pendant qu’il siège pour la forme, les éleveurs centrafricains sont abandonnés à l’insécurité que ses propres réseaux ont contribué à instaurer.

Le cas Bouba est un crachat au visage des victimes. Arrêté, puis libéré par la force par ses propres hommes avec la bénédiction du régime, il circule librement sous les yeux de la Cour Pénale Spéciale (CPS). Sa présence au gouvernement fait de la RCA un sanctuaire pour les criminels. En maintenant un tel profil, le régime Touadéra prouve que le crime paie et humilie l’appareil judiciaire national.

Hassan Bouba est l’anti-ministre par excellence, un corps étranger dans une République qui se prétend souveraine.

 

Ce troisième groupe referme définitivement le Baromètre CNC du gouvernement Moloua II. Deux ans de gouvernance. Trente-deux ministres et un Premier ministre. Un bilan en trois actes : quelques-uns ont servi, d’autres ont occupé l’espace, et ces derniers ont tout simplement saccagé ce qu’on leur avait confié.

La note zéro attribuée à Hassan Bouba restera dans les annales. Ce n’est pas une note, c’est un verdict : sa place n’est pas dans un gouvernement, mais devant la justice. Et le fait qu’il siège encore en conseil des ministres dit tout ce qu’il y a à savoir sur l’état de la République centrafricaine sous Touadéra.

Dorénavant, tous les trois mois, Corbeau News Centrafrique reviendra avec un nouveau Baromètre pour éplucher le prochain gouvernement de la septième République — ce régime des bras cassés, des menteurs et des propagandistes qui s’apprêtent à changer de costume sans changer de méthode. Le peuple centrafricain mérite mieux. Il saura s’en souvenir.

 

Par Gisèle MOLOMA