Annie Michelle Mouanga et la danse du gouffre à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale
Rédigé le 28 avril 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
A côté du gigantesque gâteau d’anniversaire que les convives de Faustin Archange Touadéra ont bouffé avec boulimie à Mondjo lors de son anniversaire, un feuilleton a occupé toutes les lèvres durant le festin. L’avenir des Ministres actuellement en fonction, à commencer par le Premier Ministre lui-même. Certains s’en vont voir des marabouts pour se garantir leurs postes. D’autres pensent charmer le Président de la République ou bien lui vendre carrément leur âme. Ce sont les plus gourmands de tous, et ce, la Ministre du Travail et de l’Emploi Annie Michelle Mouanga tient la tête de ce peloton de mort.
En effet, il faut être clair dès le départ. Tout le monde sait d’ailleurs que ce sont des tristes nouvelles depuis que Faustin Archange Touadéra a décidé de confier le Ministère du Travail et de l’Emploi à cette dame dénommée Annie Michelle Mouanga qui n’a jamais été directrice à Orange Centrafrique, son ancien poste.
Notre prochaine publication sera consacrée au mariage des Archanges Touadéra et Mouanga. En attendant, parlons de ces opérations de boucheries mises en place par l’actuelle Ministre du Travail et de l’Emploi qui a été nommée uniquement pour signer des arrêtés de fériés parfois même quand le jour est déjà férié et d’autre part, pour siphonner les caisses des entreprises publiques.
Annie Michelle Mouanga n’est certainement pas le seul membre du Gouvernement qui se livre à cette pratique digne du gangstérisme. Il y a le feuilleton Héritier Doneng, ministre de la Jeunesse et des Sports, mais également celui de monsieur Hervé Lidamon, Directeur Général de l’ONASPORT.
Mais en ce qui concerne Annie Michelle Mouanga, il faut noter un goût effréné de l’argent, une volonté de tout avoir en un temps record, une volupté incommensurable.
Souvenons-nous de l’ouragan qu’elle a fait pleuvoir sur l’ACFPE qui n’est que l’ombre d’elle-même aujourd’hui. Bombardée au Ministère du Travail et de l’Emploi, c’est sur l’ACFPE qu’elle a jeté son dévolu et son grappin. Après le départ du Dg Douzima, ceux qui l’ont suivi tels que Yawélé, Komassa, ont été littéralement avalés par Annie Michelle Mouanga chaque fois qu’ils décident de s’opposer à lui.
Disons-le clairement, Annie Michelle Mouanga se comporte exactement comme une « Mamba ». Comme vous le savez, cette expression utilisée souvent pour désigner les crocodiles, les caïmans, ces espèces avec des groins et des mandibules servant à tout broyer.
Finalement, c’est une nièce d’Annie Michelle Mouanga qui occupe le poste de DG de l’ACFPE après avoir réussi à démettre l’ancien Conseil d’Administration de strapontins en servant de monsieur Komassa comme une taupe dans l’affaire contre les précédents Directeurs généraux.
Pour en rire, en mai 2025, Annie Gisèle Mouanga et sa cousine de Directrice Générale ont entamé les travaux de réhabilitation de l’ACFPE. Jusqu’à ce jour, cette institution qui rayonnait sous le Dg Douzima ressemble à une porcherie québécoise. Où sont partis les fonds ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Va-t-on compter l’ACFPE au nombre des grands ouvrages entamés sous la 6e République mais inachevés sous la 7e République ?
Pour la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, depuis Mondjo, la Capitale de la 7e République, au cours d’une discussion, deux dames proches de l’une des épouses officielles du Président de la République, ont fait éclater une information dont nous avons la primeur.
Selon ces confidences, à tous les ministres de l’actuel Gouvernement, le Président Faustin Archange Touadéra a beaucoup exigé pour espérer se voir reconduire tellement que la liste des personnalités, amies et connaissances à récompenser est longue et bidon. C’est ainsi que Annie Michelle Mouanga qui a récemment effectué une mission à Lomé au Togo en tant que Ministre en exercice de la CIPRES, a cru bon de charmer le Chef de l’Etat avec un projet de construction d’un hôpital VIP tel qu’il en existe au pays des Eyadéma.
Mais comme le dirait Château Briand : « Une ambition sans compétence n’est qu’un château de cartes ». Peut-être que la Ministre du Travail et de l’Emploi a voulu imiter l’ex-empereur Jean-Bédel Bokassa. Mais c’est une vilaine imitation puisqu’elle aurait contraint selon ces mêmes sources, l’administration de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale à piocher dans les pensions des retraités pour soutenir ce projet de manière que cela puisse attirer l’attention du Président Faustin Archange Touadéra. Ainsi, elle ne pourra pas être évincée de son poste de Ministre chargée de signer les arrêtés de fériés.
Si tenté que le projet soit porteur de sens pour la République, la Ministre ne peut pas outrepasser le Conseil d’Administration de la CNSS qui n’est plus sous-tutelle traditionnelle d’un département ministériel.
Et toujours depuis Mondjo, les convives du Président gobent mal l’attitude de la Ministre Annie Michelle Mouanga parce que ce projet dont elle revendique la paternité n’est véritablement pas à elle puisque les autorités de la CNSS et le Conseil d’Administration y auraient longtemps travaillé. La bonne dame voudrait faire donc de la récupération. Qui plus est, prendre de l’argent pour soutenir un projet de construction d’un hôpital juste parce que l’on veut garder son poste de ministre relève de l’escroquerie. Et cela dénote le degré de moralité des gens qui entourent le président Faustin Archange Touadéra.
Les informations de nos confrères de Médias + étaient déjà si claires sur les boucheries administratives d’Annie Michelle Mouanga, l’ange de la mort des entreprises publiques. Le restaurant de la CNSS, c’est elle qui le tient à hauteur de 15 millions par mois selon nos confrères journalistes. La salle de conférence de la CNSS, c’est encore elle qui la tient.
Mais est-ce que le Président Faustin Archange Touadéra sait au moins que les entreprises publiques sont créées pour servir l’intérêt général et non les intérêts des ministres ? C’est maintenant ou jamais l’occasion pour la Haute Autorité de Bonne Gouvernance, l’Inspection Générale d’Etat ou bien la Cour des Comptes de diligenter une enquête musclée contre tous les ministres suceurs d’argents et de deniers publics parce que ceux-ci n’ont pas leur place dans la 7e République.
Par Yvon Doudou Golongosso
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![Haut-Mbomou : le groupe Azande Ani Kpi Gbé dénonce des pillages, des destructions et des enlèvements attribués aux mercenaires russes , aux FACA et à la coalition UPC-LRA Haut-Mbomou : le groupe Azande Ani Kpi Gbé dénonce des pillages, des destructions et des enlèvements attribués aux mercenaires Wagner, aux FACA et à la coalition UPC-LRA Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC La Coordination générale du groupe Azande Ani Kpi Gbé (AAKG) a rendu public un communiqué officiel adressé à l’opinion nationale et internationale, dans lequel elle documente des violations graves des droits humains commises dans la région du Haut-Mbomou, en République centrafricaine. Les faits dénoncés impliquent directement les Forces armées centrafricaines (FACA), les mercenaires russes du groupe Wagner — désormais rebaptisé Africa Corps — et la coalition formée par l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) et la Lord’s Resistance Army (LRA). Le communiqué de la Coordination AAKG rappelle en préambule que le groupe avait soumis, le 04 février 2026, des recommandations pacifiques au gouvernement centrafricain, dans le but d’obtenir une résolution apaisée du conflit. Ces recommandations sont restées sans réponse. Le gouvernement du dictateur Faustin Archange Touadéra a choisi d’ignorer cette démarche, ouvrant ainsi la voie à une escalade des violences dans le Haut-Mbomou. Pire, selon le même document, la déclaration publique du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, à l’encontre du groupe AAKG, a aggravé la situation au lieu de l’apaiser. Le communiqué indique que depuis cette prise de position hostile, les exactions se sont multipliées dans la région, ciblant aussi bien les biens des civils que les infrastructures collectives. Des pillages contre la communauté Azande. Le communiqué de l’AAKG décrit une campagne de destruction délibérée menée par les mercenaires russes Wagner contre les biens de la communauté Azande dans le Haut-Mbomou. Les faits rapportés ne relèvent pas d’incidents isolés : il s’agit d’une série d’actes de pillage qui visent méthodiquement les avoirs des populations civiles, les privant de ressources essentielles à leur survie quotidienne. Le communiqué précise que ces destructions s’inscrivent dans un contexte où la communauté Azande attendait un signal de bonne foi de la part des autorités centrafricaines. Ce signal n’est jamais venu. À la place, les mercenaires d’AfrikaCorp et les FACA ont poursuivi leurs opérations militaires contre les positions du groupe, en violation de la cessation d’hostilités que la Coordination AAKG avait pourtant décidé d’observer unilatéralement. Alors, des infrastructures publiques délibérément détruites. L’un des aspects les plus graves du communiqué concerne la destruction d’infrastructures publiques dans plusieurs localités du Haut-Mbomou. Le document cite nommément les établissements suivants, qui ont été ciblés et saccagés : L’École AIM de Zemio, un établissement scolaire dont la destruction prive des centaines d’enfants de leur droit à l’éducation. L’hôpital de la sous-préfecture de Bambouti, ainsi que l’ensemble des biens mobiliers de cette sous-préfecture, ont également été touchés. Le Centre de Santé du village Tabane, structure sanitaire indispensable pour les populations rurales de la zone, figure aussi parmi les cibles. Le communiqué mentionne par ailleurs plusieurs autres établissements publics répartis dans différentes localités du Haut-Mbomou, sans en donner l’inventaire exhaustif. Ces destructions d’écoles et de centres de santé constituent, selon le droit international humanitaire, des violations graves des règles de protection des civils en temps de conflit armé. Au-delà des pillages et des destructions matérielles, le communiqué de la Coordination AAKG signale des enlèvements de civils perpétrés sur l’axe Mboki. Ces actes sont attribués à des milices affiliées à des factions armées, notamment des éléments liés à l’UPC et à la LRA, opérant avec l’appui direct des mercenaires russes Wagner. Selon le communiqué, le recours aux enlèvements vise délibérément à aggraver le climat d’insécurité dans la région et à terroriser les populations civiles déjà fragilisées par des années de conflit. L’axe Mboki, qui constitue un couloir vital pour les déplacements et les approvisionnements dans le Haut-Mbomou, est ainsi rendu dangereux par ces opérations menées en toute impunité. La MINUSCA est aussi pointée du doigt dans ce communiqué. Le communiqué de l’AAKG ne ménage pas la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). La Coordination prend à témoin cette mission onusienne, qu’elle accuse d’avoir failli à sa mission de protection des civils dans le Haut-Mbomou. Le communiqué indique que les populations locales attendent désormais avec urgence une intervention concrète de la MINUSCA, dont le mandat prévoit explicitement la protection des non-combattants. L’absence de réaction de la mission face aux événements en cours constitue, aux yeux de la Coordination, une forme de complicité passive avec les auteurs des exactions. Le communiqué insiste sur un point central : la Coordination AAKG a, de sa propre initiative, décidé de respecter une cessation des hostilités afin de laisser la place au dialogue. Cette décision, prise de bonne foi, n’a pas été honorée par l’autre camp. Les mercenaires russes Wagner et les FACA ont continué de mener des attaques contre les positions du groupe, ignorant totalement le geste d’ouverture posé par la Coordination. Ce constat d’échec du cessez-le-feu unilatéral est central dans le raisonnement du communiqué. Il démontre, selon l’AAKG, que les forces gouvernementales et leurs supplétifs russes ne recherchent pas une solution négociée, mais cherchent à écraser militairement toute opposition dans le Haut-Mbomou. L’AAKG réaffirme son engagement pour la paix tout en refusant le silence En conclusion de son communiqué, la Coordination générale du groupe Azande Ani Kpi Gbé réaffirme que son engagement reste orienté vers la protection des populations civiles et la recherche d’une paix durable dans la région. Mais le groupe prévient clairement qu’il ne peut pas rester silencieux devant les atteintes répétées à la dignité humaine et aux droits fondamentaux que subissent les Azande du Haut-Mbomou. Cette déclaration intervient dans un contexte de tension extrême dans le sud-est de la Centrafrique, une zone enclavée où l’accès humanitaire reste difficile et où les violations des droits humains sont rarement documentées par les médias internationaux. Corbeau News Centrafrique continuera de suivre l’évolution de la situation dans le Haut-Mbomou. Par Anselme Mbata Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/capture-decran-de-la-video-des-soldats-FACA-menacant-a-mort-peut-etre-tue-un-civil-non-arme-218x150.jpg)