L’affaire des véhicules impayés de l’investiture de Touadéra : les propriétaires roulés de nouveau dans la farine et décident de bloquer le ministère des transports

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L’affaire des véhicules impayés de l’investiture de Touadéra : les propriétaires roulés de nouveau dans la farine et décident de bloquer le ministère des transports

 

 

Rédigé le 22 avril 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’affaire des véhicules impayés de l’investiture de Faustin-Archange Touadéra n’en finit pas. Trois jours après la rencontre à Damara où le dictateur centrafricain avait promis de régler la situation « très vite et en bonne intelligence », les propriétaires n’ont reçu aucune nouvelle, aucun centime, aucun signe.

 

C’est dans ce contexte que ce mercredi 22 avril 2026, ils sont retournés frapper à la porte du directeur général des transports. Résultat : un homme visiblement à bout, qui leur a reconnu ouvertement que le dossier dépasse ses attributions. Il ne peut rien faire. Il les a redirigés vers son ministre.

 

Les représentants des propriétaires se sont donc rendus au bureau du ministre des transports, Gautron Djono Ahaba. L’homme les a reçus et leur a tenu un discours précis : lui, il ne gère que les bus, les minibus, les véhicules de transport collectif. Les voitures de particuliers mobilisées lors de l’investiture, ce n’est pas son dossier. C’est le ministère des mines qui est compétent. C’est le ministre des mines Ruffin Beltoungou qui devait payer.

 

« De mon côté, j’ai déjà tout réglé. Je n’ai aucun problème », leur a-t-il dit. Il a ajouté que le dossier est déjà au niveau du trésor public et que les choses avancent. Il leur a demandé de ne pas lâcher.

 

Les propriétaires ont compris finalement le jeu et ont  quitté le ministère des transports et ont marché jusqu’au ministère des mines.

 

Là, ils se sont retrouvés devant un mur. On leur a dit que le ministre est en voyage.

La colère a été immédiate. Ces hommes et ces femmes qui ont mis leurs véhicules à disposition de l’État le 30 mars pour la prestation de serment du dictateur centrafricain au stade 20 000 places de Bangui, qui ont ensuite couru de bureau en bureau pendant des semaines, qui ont envoyé trois délégués jusqu’à la ferme présidentielle de Damara pour remettre les dossiers en main propre à Touadéra lui-même, se retrouvent ce mercredi 22 avril avec la même réponse que depuis le début : personne n’est là, personne ne peut rien.

 

Pour rappel, depuis le début de l’affaire, le jeu de renvoi est devient un jeu de chat et souri. Le directeur général des transports Wenceslas Nguelekoumon renvoie vers l’ONEM, l’ONEM renvoie vers le ministre des mines Ruffin Benam Beltoungou, le ministre des mines renvoie vers l’ONEM, et le directeur général de l’ONEM disparaît. La signature du ministre des mines autorisant le décaissement n’a rien débloqué. La rencontre avec Touadéra à Damara n’a rien débloqué. Le trésor public est cité, mais personne ne confirme un paiement.

 

Devant la porte close du ministère des mines, les propriétaires ont pris une décision. Plus question de frapper aux portes poliment. Chacun amène son véhicule pour bloquer l’entrée du ministère des transports. Personne n’entre, personne ne sort, jusqu’à ce qu’une réponse concrète soit donnée.

 

La décision est prise pour ce jeudi 24 avril.

 

Rappelons que dans la septième République de Faustin-Archange Touadéra, il faut donc avoir traversé le directeur général des transports, l’ONEM, le ministre des mines, la ferme présidentielle de Damara, le ministre des transports à nouveau, et le ministère des mines une nouvelle fois, pour en arriver là où tout aurait dû commencer : quelqu’un qui paie ce qu’il doit.

 

Par Alain Nzilo

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