Fidèle Gouandjika félicite les vrais-faux nouveaux bacheliers du ministre Aurélien Simplice Zingas
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Depuis quelques jours, un sujet fait vibrer la Centrafrique. Dans les rues de Bangui, sur les réseaux sociaux, et même autour d’un café entre amis, tout le monde en parle : cette histoire de diplômes du baccalauréat qui ne collent pas. Des diplômes signés par Aurélien Simplice Zingas, ministre d’État chargé de l’Éducation, et attribués à des personnalités proches du pouvoir qui ont depuis longtemps quitté les bancs de l’école. Parmi ces nouveaux faux vrais bacheliers, d’autres sont devenus déjà officiers de l’armée, députés, mécaniciens, etc.. Mais un détail qui choque plus, ces précieux sésames portent la date de 2025, comme si le temps n’avait plus de sens pour ces bras cassés.
Devant ce scandale qui ne trompe personne, que fait Fidèle Gouandjika, ministre-conseiller à la présidence ? Il sort de son coin, oui, mais pour quoi faire ? Pour féliciter ces nouveaux bacheliers. Pas une ombre de doute, pas la moindre honte. Juste des félicitations, comme si tout était normal, comme si on pouvait offrir des diplômes sur mesure, comme on distribue des faveurs entre amis.
Pourtant, personne n’est dupe. Ces papiers, antidatés de manière aussi grossière, ne sont pas une simple erreur de procédure. C’est une supercherie, une tentative éhontée de faire passer des arrangements privés pour des réussites méritées.
En applaudissant ces faux lauréats, Fidèle Gouandjika ne se contente pas de couvrir les agissements de Zingas. Il envoie un message à toute la Centrafrique : ici, les règles ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Certains peuvent se permettre des passe-droits, des arrangements, des diplômes bidouillés, tandis que d’autres triment sans jamais voir leurs efforts reconnus.
Alors, la question qui brûle les lèvres, c’est : jusqu’où ira cette comédie ? Jusqu’où les Centrafricains devront-ils supporter ces mensonges éhontés ? Une chose est sûre : tant que des hommes comme Gouandjika et Zingas seront aux commandes, le pays continuera de s’enliser dans l’injustice et le mépris. Et aucun diplôme, même antidaté, ne pourra jamais effacer cette tache indélébile sur la crédibilité de nos institutions.
Par Gisèle MOLOMA
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




![Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)