Fidèle Gouandjika félicite les vrais-faux nouveaux bacheliers du ministre Aurélien Simplice Zingas
Rédigé le 28 avril 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Depuis quelques jours, un sujet fait vibrer la Centrafrique. Dans les rues de Bangui, sur les réseaux sociaux, et même autour d’un café entre amis, tout le monde en parle : cette histoire de diplômes du baccalauréat qui ne collent pas. Des diplômes signés par Aurélien Simplice Zingas, ministre d’État chargé de l’Éducation, et attribués à des personnalités proches du pouvoir qui ont depuis longtemps quitté les bancs de l’école. Parmi ces nouveaux faux vrais bacheliers, d’autres sont devenus déjà officiers de l’armée, députés, mécaniciens, etc.. Mais un détail qui choque plus, ces précieux sésames portent la date de 2025, comme si le temps n’avait plus de sens pour ces bras cassés.
Devant ce scandale qui ne trompe personne, que fait Fidèle Gouandjika, ministre-conseiller à la présidence ? Il sort de son coin, oui, mais pour quoi faire ? Pour féliciter ces nouveaux bacheliers. Pas une ombre de doute, pas la moindre honte. Juste des félicitations, comme si tout était normal, comme si on pouvait offrir des diplômes sur mesure, comme on distribue des faveurs entre amis.
Pourtant, personne n’est dupe. Ces papiers, antidatés de manière aussi grossière, ne sont pas une simple erreur de procédure. C’est une supercherie, une tentative éhontée de faire passer des arrangements privés pour des réussites méritées.
En applaudissant ces faux lauréats, Fidèle Gouandjika ne se contente pas de couvrir les agissements de Zingas. Il envoie un message à toute la Centrafrique : ici, les règles ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Certains peuvent se permettre des passe-droits, des arrangements, des diplômes bidouillés, tandis que d’autres triment sans jamais voir leurs efforts reconnus.
Alors, la question qui brûle les lèvres, c’est : jusqu’où ira cette comédie ? Jusqu’où les Centrafricains devront-ils supporter ces mensonges éhontés ? Une chose est sûre : tant que des hommes comme Gouandjika et Zingas seront aux commandes, le pays continuera de s’enliser dans l’injustice et le mépris. Et aucun diplôme, même antidaté, ne pourra jamais effacer cette tache indélébile sur la crédibilité de nos institutions.
Par Gisèle MOLOMA
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