Zingas , Encore Zingas. Zingas hier, Zingas aujourd’hui, toujours Zingas. Le père de la fausseté d’État, le criminel en col blanc en Centrafrique

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Zingas , Encore Zingas. Zingas hier, Zingas aujourd’hui, toujours Zingas. Le père de la fausseté d’État, le criminel en col blanc  en Centrafrique

 

Rédigé le 20 avril 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Aurélien Simplice Zingas, Un nom qui hante les mémoires centrafricaines comme un présage de déshonneur et de décadence depuis plus de 20 ans.

 

On dit que les Centrafricains ont la mémoire courte. Pourtant, ce nom-là, Aurélien Simplice Zingas, résonne encore comme une malédiction, un exemple parfait de l’effondrement des valeurs et de l’impunité généralisée. Ceux qui l’ont côtoyé de près depuis de longues années le savent : dès sa nomination comme Ministre d’État au département de l’éducation nationale, tout était écrit. On se demandait alors quelle est la vision de Faustin-Archange Touadera de l’éducation des enfants de ce pays.

 

Le scandale du « BAC exceptionnel » explosé depuis deux jours sur les réseaux sociaux centrafricains n’a donc rien d’une surprise. L’homme n’en est ni à son premier méfait, ni à sa première dérive.

 

2005-2006 : un drame qui n’a jamais eu son procès, dans un appareil d’État qui préfère l’ombre à la justice

 

À l’époque, Aurélien Simplice Zingas, alors ministre délégué à l’Éducation nationale sous l’autorité de Charles Armel Doubane, autorisait déjà des vagues de candidats camerounais à venir composer à Bangui,  et ce, à l’insu de son supérieur hiérarchique.

 

C’est dans ce contexte trouble que survient, lors de la session du baccalauréat 2005-2006, un accident tragique sur l’axe Bouar-Yaloké. Des bus transportant des candidats camerounais vers Bangui sont impliqués. Bilan : des morts, des blessés graves. Cet événement triste met à nu la réalité indigne : des centaines de candidats étrangers affluent vers la Centrafrique, attirés par un système déjà pourri par la corruption. Au fond de ces déplacements, des réseaux parallèles prospèrent, alimentés par des flux d’argent et des pratiques en totale violation des règles en vigueur.

 

L’année suivante : Zingas exporte sa mafia à Douala, au Cameroun

 

Après ce fiasco, Aurélien Simplice Zingas ne recule pas. Bien au contraire. Il décide d’exporter sa mafia : un centre d’examen centrafricain est installé à Douala, au Cameroun, sous couvert d’un prétendu partenariat éducatif avec un établissement privé local. Un centre fictif, illégal, qui piétine allègrement les règles d’organisation des examens nationaux.

 

En effet, pour donner de la forme à la supercherie, deux enseignants centrafricains,(professeur de Sciences Eco au Lycée MJ Caron et l’autre professeur d’histoire Géo au lycée des Martyrs) furent envoyés sur place pour superviser les épreuves, en qualité de Chef de Centre et Président du Jury de Douala et le second en qualité de chef de secrétariat.

 

Sur le terrain, le système est bien connu d’ailleurs. Les candidats paient des sommes exorbitantes,  plusieurs millions de francs CFA,  pour s’inscrire, passer les épreuves et s’assurer des résultats. L’argent circule, les complicités se monnayent.

 

Interpellations, destruction de preuves et protection politique

 

À la fin des épreuves à Douala, les copies sont acheminées vers Bangui à bord d’un vol Camer-Co. Mais à l’aéroport, les autorités tombent sur des valises remplies de copies en provenance de Douala. Le pot aux roses est découvert.

 

Les deux encadreurs sont immédiatement interpellés et placés en garde à vue à la SRI. L’enquête révèle une organisation parallèle, illégale, montée de toutes pièces. Pourtant, une intervention politique au plus haut niveau de l’État permet leur libération rapide. Zingas, protégé par la première dame de l’époque qui le considère comme « son fils chouchou », s’en sort une fois de plus sans encombre.

 

Les copies saisies sont détruites, effaçant toute preuve tangible. Malgré tout, les diplômes sont délivrés aux candidats concernés, avec des notes exceptionnellement élevées — grâce à la complicité de la Direction des Examens et Concours.

 

Zingas, toujours le même scénario

 

Avec Zingas, rien ne change. Il ne brille ni par le talent, ni par l’intégrité, mais par une ruse sans limites. Partout où il passe, il laisse derrière lui des traces de médiocrité et de corruption.

 

Il est grand temps, si la justice de la septième République veut prouver son indépendance et sa fermeté, de s’emparer de ce dossier et de neutraliser définitivement cet individu. L’avenir de l’éducation et la confiance des Centrafricains en dépendent.

 

Par Anselme Mbata, tiré d’un éditorial fait par AKZ

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