Véhicules non payés de l’investiture de Touadéra : les propriétaires sur le point d’être enfin payés ?

Rédigé le 15 avril 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Après deux longues semaines de tracasseries jour et nuit, les propriétaires des véhicules de l’investiture de Touadéra entrevoient enfin une lueur d’espoir. Les véhicules avaient été mis à disposition pour la prestation de serment du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra pour son troisième mandat illégal, le 30 mars 2026 au stade 20 000 places de Bangui. Depuis, ils courent après leur argent.
Selon les informations obtenues par la rédaction du CNC ce lundi, le ministre des Mines, M. Ruffin Benam Beltoungou, aurait déjà signé l’autorisation de décaissement des fonds. Le document a été transmis au directeur général de l’ONEM, qui doit maintenant procéder au paiement des propriétaires des véhicules loués.
Le décaissement est prévu dans les prochains jours, probablement mercredi ou jeudi de cette semaine, si tout se passe normalement. Pour la première fois depuis le début de cette affaire, une issue favorable semble se profiler.
Pourtant, le chemin parcouru reste amer. Les propriétaires ont passé des jours entiers à la Direction générale des Transports (ministère des Transports), harcelant le directeur général Wenceslas Nguelekoumon (Nono). Ils ont été renvoyés vers l’ONEM, puis vers le ministre des Mines, dans un interminable jeu de ping-pong bureaucratique. Ils ont même tenté de dénoncer la situation à la radio Gouandjika, où Fidèle Gouandjika leur a pris 8 000 FCFA avant de refuser de diffuser leur plainte sous prétexte d’« affaire politique ».
Aujourd’hui, après toutes ces arnaques, ces bâchis de corruption à gauche et à droite, et ces souffrances inutiles pour une procédure qui devrait être « simple comme bonjour », un simple papier signé semble suffire. Mais dans la septième République, rien n’est jamais simple sans douleur.
Les propriétaires attendent désormais la confirmation concrète du paiement. Si tout est exécuté comme annoncé, l’affaire pourrait enfin se clôturer dans la tranquillité et la paix. Mais beaucoup restent méfiants : dans ce pays, il faut souvent trop souffrir et trop payer pour récupérer ce qui est légitimement dû.
L’espoir est là, mais la méfiance reste grande.
Par Alain Nzilo
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