De Wagner à Africa Corps : comment Faustin-Archange Touadéra a vendu la Centrafrique à Poutine pour sauver sa peau

Rédigé le 14 avril 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Alors que les écussons, la tête de mort de Wagner, disparaissent officiellement petit à petit au profit des insignes de l’Africa Corps dans le pays, la comédie organisée par Faustin-Archange Touadéra se montre au grand jour. Derrière cette transition de façade, c’est l’histoire d’un président affaibli, prêt à tout pour conserver son trône, y compris à hypothéquer l’avenir de son pays. Entre corruption, trahisons et montages financiers douteux, Bangui est désormais un État fantoche, otage des ambitions russes et des combines d’un régime dictatorial aux abois.
Touadéra, pantin de Moscou
Faustin-Archange Touadéra, sous la pression de Poutine, a longtemps joué les résistants, non par patriotisme, mais par peur. Peur de perdre ses hommes de main, les criminels de la milice Wagner, commandés par un autre criminel en chef, Dimitri Sytyi. Ce Russe sulfureux qui a transformé la Centrafrique en terrain de jeu pour les mercenaires de Wagner. Sytyi, l’homme clé des exactions et du pillage des ressources du pays, était le garant de la survie politique de Touadéra. Mais Moscou, par la voix de Poutine, de son côté, a fini par imposer ses règles : l’Africa Corps, une structure d’une milice « officielle » pour mieux tromper l’opinion sur la mainmise russe dans le pays.
Le problème ? L’Africa Corps n’est qu’un Wagner en costume-cravate. Moins « agile », comme le craignait Touadéra ? Non, simplement moins discret. Les crimes de guerre, les exactions et le racket continuent, mais sous une bannière plus présentable. Pendant ce temps, Touadéra, après avoir tergiversé, a plié l’échine. Il a choisi de sauver sa peau plutôt que son pays.
Quand la Centrafrique paie la note de la honte
Sous Wagner, le système était simple : pillage organisé. Diamants, or, bois… les mercenaires se servaient directement, sans passer par la case « budget national ». Mais avec l’Africa Corps, Poutine exige du cash.
20 millions de dollars par mois, une somme astronomique pour un pays exsangue, déjà sous perfusion du FMI.
Incapable d’assumer cette facture, Touadéra s’est tourné vers les Émirats arabes unis, transformant la Centrafrique en plaque tournante pour les armes destinées aux milices soudanaises, les Forces de soutien rapide (FSR).
Un marché de dupes : en échange de quelques miettes financières, Bangui devient complice des crimes de guerre au Soudan.
Pire encore, Touadéra a recours à des montages financiers opaques : vente de terrains, citoyenneté centrafricaine monnayée en cryptomonnaies… Des pratiques illégales, condamnées par la Cour constitutionnelle, mais qui continuent sous son règne. La Centrafrique n’est plus un État, mais une entreprise privée, où tout se vend – y compris la dignité nationale.
L’uranium de Bakouma : le prix de la soumission
Le véritable tournant ? L’uranium de Bakouma. Pour apaiser Poutine, Touadéra a cédé le contrôle du sous-sol centrafricain à la Russie, évinçant au passage le groupe français Uramin. Un accord énergétique scellé dans l’ombre, lors d’un voyage à Moscou en mars 2026.
La Centrafrique n’est plus qu’un réservoir de ressources pour alimenter les ambitions nucléaires russes.
Résultat : Wagner devient Africa Corps, mais les hommes restent les mêmes. Les crimes aussi.
Touadéra a troqué une milice contre une autre, une exploitation sauvage contre un pillage organisé« légalisé ».
Quant à Touadéra, il est toujours là, dans l’ombre, tirant les ficelles d’un régime qui n’a plus rien à offrir à son peuple, si ce n’est la honte et la misère.
un pays vendu, un président complice
Faustin-Archange Touadéra n’est plus un dirigeant. C’est un collaborateur. Il a transformé la Centrafrique en colonie russe, où les décisions se prennent à Moscou et où les Centrafricains paient le prix de sa lâcheté. Entre les dettes abyssales, les concessions stratégiques et les crimes impunis, son héritage sera celui d’un pays bradé, d’une souveraineté bafouée.
Par Gisèle MOLOMA
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