Le Bureau politique légal du MLPC dénonce l’usurpation de son nom sur une banderole lors de la cérémonie de prestation de serment du troisième mandat de Faustin Archange Touadéra
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Ce lundi 30 mars 2026, à Bangui, une grande banderole a été affichée à l’occasion de la prestation de serment de Faustin Archange Touadéra pour son troisième mandat illégal à la tête de l’État.
Sur cette banderole apparaît le sigle UFDO (Union des Forces Démocratiques de l’Opposition), qui inclut le nom du MLPC (Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain) parmi d’autres formations telles que le CDRC, le MUD, l’ORP et le PUR. Le texte parle d’« investiture du 1er Président de la 7ème République ».
Le Bureau politique légal du MLPC, le parti historique fondé par l’ancien président Ange-Félix Patassé, rejette catégoriquement cette utilisation de son nom. Il affirme que le MLPC n’a jamais rejoint cette plateforme et que personne n’a reçu l’autorisation de l’y associer.

Partout sur les réseaux sociaux, les centrafricains qualifient les personnes impliquées de « chercheurs à manger ». Cette expression désigne, dans le langage courant centrafricain, les politiciens opportunistes qui passent d’un camp à l’autre selon les avantages qu’on leur propose.
« Ces gens changent de costume nuit et jour. Ils sont les mercenaires de Touadéra », déclare le texte. « Ils prennent illégalement le nom du MLPC pour faire croire que le grand parti historique appuie le régime et prend part à cette cérémonie. » Une coalition décrite comme fantôme Le MLPC légal présente l’UFDO comme une coalition fantôme, une structure utopique et invisible, montée depuis 2023. Plusieurs des partis ou figures cités dans cette union ont une existence très limitée sur le terrain ou ont été créés dans des conditions peu claires. Certains initiateurs auraient rencontré le président avant de disparaître peu de temps après.
Selon le Bureau politique légal, l’objectif est de créer une opposition de façade afin d’affaiblir les forces critiques réelles et de donner l’image de soutiens larges au pouvoir. Le MLPC souligne que l’opinion nationale et internationale connaît ces pratiques depuis longtemps :
« Ils se ridiculisent pour rien. La communauté internationale sait que ce sont des marionnettes au service du pouvoir en contrepartie de subsides épisodiques. » Position ferme du MLPC authentique Le MLPC, souvent représenté par des responsables comme Martin Ziguélé, maintient sa ligne d’opposition claire et refuse toute tentative d’instrumentalisation. Il dénonce une méthode habituelle consistant à diviser l’opposition en fabriquant des regroupements artificiels avec des diadistes politiques – ces opportunistes prêts à tout pour obtenir des avantages.
Le communiqué est direct :« Le MLPC reste debout. Le MLPC ne se vend pas. Le MLPC ne se laisse pas voler. Le peuple centrafricain n’est pas dupe. » Cette situation met en évidence les divisions persistantes dans le paysage politique centrafricain, où l’emploi abusif du nom de grands partis historiques sert à brouiller les repères.
Par Brahim Sallé
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![Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)