Starlink en RCA : Jean-Pierre Mara, ingénieur en télécommunication et ancien député, avertit : sans électricité ni routes goudronnées en RCA, les kits Starlink distribués au gouvernement s’éteindront faute de clients dans un an.

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Starlink en RCA : Jean-Pierre Mara, ingénieur en télécommunication et ancien député, avertit : sans électricité ni routes goudronnées en RCA, les kits Starlink distribués au gouvernement s’éteindront faute de clients dans un an.

Starlink en RCA : Jean-Pierre Mara, ingénieur en télécommunication et ancien député, avertit : sans électricité ni routes goudronnées en RCA, les kits Starlink distribués au gouvernement s’éteindront faute de clients dans un an.
Gourna Zacko, ministre de télécommunications

 

 

Rédigé le 25 mars 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Jean-Pierre Mara, ingénieur en télécommunication et ancien député, avertit : sans électricité ni routes goudronnées en RCA, les kits Starlink distribués au gouvernement s’éteindront faute de clients dans un an.

 

Le dossier Starlink en République Centrafricaine ne date pas d’hier. Mara le replace dans une trajectoire longue, celle d’un secteur des télécommunications en désordre depuis l’arrivée de Télécom Plus sous Patassé, puis aggravé par la création de GETEWÉE. Le projet CAB, financé par la Banque mondiale à coups de milliards, n’a rien réglé. Mara note que les responsables de cette époque sont toujours aux commandes aujourd’hui.

 

Ce que Mara décrit ensuite, peu de voix officielles osent le formuler. La RCA est un pays où les bureaux de l’État n’ont pas de téléphone fixe. Aucun nom de domaine public réel, aucune adresse email institutionnelle, aucun numéro officiel permanent. Chaque agent part avec ses contacts personnels quand il quitte son poste. C’est dans ce vide que débarque Starlink.

 

Pour Mara, la logique d’Elon Musk est lisible. Starlink n’est pas un projet humanitaire. C’est un outil commercial au service d’un écosystème plus large : celui des véhicules Tesla, de la conduite autonome, du Robotaxi lancé à Austin en 2025. Connecter l’Afrique, c’est préparer un marché pour des voitures qui ont besoin du GPS et d’internet pour rouler sans chauffeur. Mara le dit sans détour : “La vraie stratégie de Elon Musk est de créer un marché préalable pour les voitures connectées.”

 

Les 40 kits Starlink offerts aux membres du gouvernement et à leurs partisans, avec un an de connexion gratuite, s’inscrivent dans cette logique. Mara y voit une démonstration de produit doublée d’une manœuvre d’influence. Dans un pays où l’autocratie a verrouillé les processus décisionnels et où la corruption règne au sein de l’exécutif, offrir des équipements à ceux qui signent les contrats n’est pas de la diplomatie économique. C’est, selon Mara, une corruption déguisée.

 

Il aurait été plus judicieux, écrit Mara, de distribuer ces kits dans des lycées et collèges de l’arrière-pays, avec quelques ordinateurs par établissement. Ce choix n’a pas été fait. Le ministère des Postes et Télécommunications a préféré confier la revente des antennes et des abonnements à dix sociétés privées, par simple lettre ministérielle. Mara qualifie cette approche de minimaliste. Pour que chacune de ces dix sociétés soit rentable, il faudrait qu’elle vende dix antennes par mois pendant cinq ans.

 

Le problème de fond reste entier. La RCA n’a ni électricité en zone rurale ni routes bitumées en dehors de quelques axes urbains. Mara pose la question dans toute sa brutalité : à quoi sert Starlink dans un village sans courant, sur une piste impraticable pour une Tesla ou un Cybertruck ? Sans au moins mille Centrafricains en capacité financière d’acquérir un véhicule électrique, la technologie tourne à vide.

 

Ce que Mara attend du gouvernement, c’est un plan. Une convention avec Starlink qui engage des contreparties réelles : mini-centrales hydroélectriques, bitumage des grands axes comme Bangui-Garamboulay ou Bangui-Obo, infrastructures de recharge. Sans cela, les antennes distribuées aujourd’hui seront éteintes dans douze mois. Et le projet de fibre optique financé par la BAD, lui, aura été abandonné en silence pour rien.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

À lire ici l’intégralité de son texte :

 

Avenir de la Télécommunication versus rêve de vente de Cybertrucks en RCA.

 

Dans un article intitulé : Affaire Starlink : ‘‘Un gros scandale d’Eta, selon un opérateur économique suite à nos derniers articles’’ article rendu publique sur Maigaro Infos avec Letsunami.info le 21 mars 2026, il est question de partage de marché mais surtout de sous, que je refuse de qualifier de gros tellement le marché des télécoms est petit en République Centrafricaine.

Il s’agit d’un chaos qui a été créé depuis l’arrivée de la société Télécom Plus sous le régime de Patassé puis amplifié par la création de GETEWÉE (Gateway).

Mais cette histoire semble être passée aux oubliettes avec le projet CAB financé à perte de milliards par la banque mondiale qui distribue des dettes sans savoir à quoi elles servent.

Les gestionnaires de la Gateway et du CAB de l’époque sont toujours au pouvoir en RCA, un pays où il n’ y a pas de téléphone fixe dans les bureaux. Un pays où, lorsque vous quitté un service, on ne peut plus vous joindre parce qu’il n’y a aucun nom de domain public réel, aucune adresse Email publique, aucun numéro de téléphone fixe publique officiel. Chaque employé utilise ses adresses et numéros privés qu’il emporte dans l’au-delà le moment imposé.

Voilà, c’est dans ce chaos national dans les telecom , qu’arrive la voiture connectée du respecté constructeur Elon Musk.

Désireux de vendre ses voitures électriques connectées partout dans le monde, Elon Musk aida Trump à accéder au pouvoir à la tête de la première puissance militaire mondiale, afin à son tour d’avoir la liberté d’accès au marché mondial.

Maintenant que c’est chose faite, il faut s’adapter au chaos, et à la providence du chaos.

Starlink c’est l’outil pour le commercial et le marqueteur Elon Musk, qui doit dès lors trouver quelle stratégie convient pour vendre ses voitures en Centrafrique.

Mais le gieck pour ce pays Centrafrique, nous le dévoilerons a la fin du recit.

La stratégie de Starlink en Centrafrique est ambitieuse : offrir un accès internet haut débit à des zones reculées et mal desservies par les infrastructures traditionnelles. Elon Musk vise à connecter près de 40 pays africains d’ici la fin de 2026, avec déjà 24 pays couverts en 2025. La RCA fait désormais partie des heureux pays où l’accès à Internet par StarLink est autorisé.

Maintenant, il est question de savoir où résident les enjeux de cette stratégie à savoir la démocratisation de l’accès à internet par des connexions stables et rapides, même dans les zones rurales isolées.

Cependant, le coût d’accès à Starlink reste élevé pour le Centrafricain lambda qui a un pouvoir d’achat très faible. Pour être honnête, la vraie stratégie de Elon Musk est à mon avis celle de créer un marché préalable pour les voitures connectées avec un écosystème de transport révolutionnaire avec Tesla comme acteur clé.

N’oublions pas que Tesla est une voiture autonome nécessitant des plateformes mobiles intelligentes, le GPS et accès internet pour une navigation sans intervention humaine. Le lancement du Robotaxi à Austin en 2025 est une suite logique de cette strategie. Avec elle, Elon Musk va transformer l’industrie du transport et créer un nouveau marché pour les services de mobilité.

Mais il y a aussi l’IA ou Tesla investit massivement pour améliorer la conduite autonome et créer des véhicules plus sûrs et plus efficaces. Raison gardée, il faut motiver le gouvernement Centrafricain pour ouvrir le marché avant l’arrivée des voitures électriques connectées en Centrafrique, pays de Terre Rares silencieuses sus influence Russe.

Pour se faire, on passe dans un premier temps par les 40 kits Starlink distribués aux membres du gouvernement et leurs partisants avec la connexion Internet gratuite pendant un an. On pourrait appeler cela une “démonstration de produit” ou une “offre de test”. En distribuant gratuitement des kits Starlink aux membres du gouvernement, Elon Musk montre les avantages de sa technologie afin de convaincre les décideurs Centrafricains de l’adopter. On pourrait tout aussi qualifier cela de “diplomatie économique” ou de “soft power”. Elon Musk utilise Starlink comme argument d’incitation pour gagner des contrats et étendre son réseau en Afrique.

Cependant, il est important de noter que cette pratique soulève des questions éthiques et réglementaires, notamment en ce qui concerne la transparence et l’équité dans l’attribution des contrats publics dans un pays où l’autocratie a tout vérouillé et ou la corruption règne en maître absolue au sein du gouvernement actuel.

Je pense qu’il aurait été plutôt judicieux de distribuer ces kits dans des lycées et collèges de l’arrière-pays et doter chaque établissement choisi de quelques ordinateurs. Une autre forme quelconque distribution fusse-t-elle au profit de l’exécutif doit être considérée comme une corruption, car elle vise à influencer les décisions. Et cette pratique est d’autant plus problématique qu’elle peut créer des conflits d’intérêts et nuire à la transparence des processus décisionnels futures.

La strategie de Elon Musk ne peut être considerée bénéfique pour le monde rural centrafricain que si ce monde disposait d’électricité et si les routes étaient goudronnées partout pour faciliter la circulation des futures véhicules électiques Cybertruck.

Distribuer les kits Starlink ne peut être consideré bénéfique que si au moins 1000 Centrafricains sont dans les conditions financières d’acquérir des voitures Tesla.

Pour conclure positivement sa strategie qui justifie l’abandon du projet Fibre optique pourtant financé par la BAD, le Gouvernement Centrafricain serait conseillé de présenter son plan Elon Musk. Dans un tel plan, le ministère de l’économie numéruque gagnerait en présentant une convention avec Starlink à travers lequel, le gouvernement rassure le peuple que dans ce projet, il a persuadé ses partenaires à l’aider non seulement à électifier le pays en construisant des mini centrales hydro électriques partout mais surtout, il doit clarifier que les retombées financières serviront à bitumer toutes les routes et grands artères par exemple la route principales Bangui-Garamboulay et Bangui-Obo, axes sur lesquels Cybertruck et Autres voitures électriques pourraient rouler dans le futur et s’arrêter pour recharger leurs battéries.

Pour l’instant, la stratégie de revente des Antennes satellitaires et des abonnements confiés à 10 sociétés annoncée par une simple lettre du Ministre des Postes et Télécommunications chargés de l’économie numérique du gouvernement Centrafricain est minimaliste. Il faudrait que chacun de ces 10 sociétés soit en mesure de vendre 10 antennes par mois pendant 5 ans pour être rentable.

Sans mesures appropriées pour garantir l’existence d’au moins 10 voitures Tesla et 5 Cybertrucks, les kits distribués seront éteints dans un an faute de clients .

Faut à Paris le 24 mars 2026,

Par Jean-Pierre MARA

Ingénieur en Télécommunication

Ancien Député