Maroc : Mme Ngamana, la conseillère sociale qui a failli mettre le feu à l’ambassade centrafricaine

Rédigé le 24 mars 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Ce n’est pas la misère qui a mis le feu aux poudres au sein de la diaspora centrafricaine au Maroc. C’est le comportement d’une seule femme, la conseillère sociale à l’ambassade, madame Édith Ngamana que beaucoup la considèrent comme une sorcière de pire espèce. Mais grâce à la ministre des affaires étrangères, les choses se sont calmées vites.
En tout cas, les missions diplomatiques centrafricaines à l’étranger accumulent les crises depuis des années. Entre le manque de moyens, les nominations politiques et les dysfonctionnements chroniques, la diaspora a appris à se débrouiller seule avec des moyens de bords.
Mais au Maroc, c’est une autre affaire qui dépasse l’entendement de tous les parrains sorciers. Alors, il faut comprendre une chose : madame Laure Edith Martin Gamana, née Mandazou Folondoco, épouse du premier vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana, occupe le poste de conseillère sociale à l’ambassade de la République centrafricaine au Maroc.
Toutefois, depuis la nomination d’un nouveau conseiller politique chargé d’assurer l’intérim de l’ambassadeur, son comportement au sein de la mission diplomatique est devenu une source de tension permanente. Elle qui jouait auparavant un rôle officieux de chargée d’affaires semble mal supporter ce recadrage.
Pendant que les étudiants centrafricains au Maroc peinent à obtenir leurs passeports, un problème qui dure depuis des années, malgré leurs multiples demandes restées sans réponse. Mais la surprise en est que leur doléance a été acceptée, et le ministère de l’intérieur a autorisé ces centrafricains à déposer leur demande de passeport auprès de leur ambassade au Maroc. À cet effet, plusieurs demandes ont été faites.
Rappelons que ces jeunes, souvent venus au Maroc poursuivre leurs études grâce à des bourses de coopération ou à l’aide familiale, se retrouvent dans une situation intenable. Sans passeport valide, ils ne peuvent ni voyager, ni même, dans certains cas, continuer leurs études.
En effet, après le dépôt de leurs demandes de passeports, L’ambassade a transmis les demandes en bonne et due forme à Bangui.
Pendant ce temps, les élections législatives du 28 décembre 2025 s’approchent à grand pas. Madame Ngamana, conseillère sociale de l’ambassade, épouse du premier vice-Président de l’assemblée nationale, avait quitté le Maroc pour accompagner son mari dans sa campagne à Carnot, sa circonscription électorale.
Au même moment, les passeports sollicités depuis le Maroc, attendus depuis des mois par les étudiants centrafricains pour renouvellement des titres de séjour, sont finalisés dans la capitale centrafricaine.
La surprise est que madame Ngamana, présente également à Bangui, propose de récupérer tous les passeports afin de les amener aux titulaires. Elle a finalement récupéré les passeports. Puis elle les a laissés chez elle, à Bangui, et est partie battre campagne avec son mari dans la Mambéré. Les semaines ont passé. Les étudiants au Maroc attendaient, envoyaient des messages, et commençaient à accuser l’ambassade de négligence. La pression montait contre la mission diplomatique pour une faute qui n’était pas la sienne.
Face à la confusion et la pression de plus en plus forte des étudiants sur la mission diplomatique, l’ambassade a adressé une lettre diplomatique au ministère des Affaires étrangères pour savoir où en étaient les passeports.
Informée de la nouvelle, la ministre Sylvie Baïpou a découvert que Mme Ngamana avait pris les documents en charge sans les acheminer. En colère, elle l’a contactée directement pour exiger une remise immédiate.
Mme Ngamana, mouillée comme une poule avec la honte aux yeux, a finalement déposé les passeports au ministère des affaires étrangères, qui les a expédiés au Maroc par valise diplomatique.
Rappelons que ce n’est pas la première fois que Mme Ngamana se retrouve au centre d’une crise impliquant la diaspora centrafricaine au Maroc. En 2024, des étudiants et résidents centrafricains l’avaient déjà accusée d’avoir signalé aux autorités aéroportuaires marocaines une pratique consistant à transiter par le Maroc avant de demander l’asile en Espagne. Des familles entières avaient vendu leurs biens pour financer ce voyage, et s’étaient retrouvées bloquées à l’aéroport. Des manifestations avaient éclaté devant l’ambassade à Rabat, certains menaçant d’aller plus loin.
Que Mme Ngamana agisse par calcul, par défaut de jugement ou pour d’autres raisons, une chose est claire : à chaque épisode, ce sont des Centrafricains ordinaires qui en paient le prix.
Par Éric Azoumi
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