Après les Crimes de guerre et crimes contre l’humanité : Touadéra s’apprête à commettre un nouveau crime contre le peuple et contre la mémoire de Barthélémy Boganda

Rédigé le 25 mars 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Crimes contre l’humanité, massacres par Wagner, terreur nocturne : le régime Touadéra saigne déjà le peuple. Le 29 et 30 mars 2026, il ajoute le crime suprême : profaner la mémoire sacrée de Barthélémy Boganda pour blanchir sa dictature. (34 mots)
Pendant que les Centrafricains crèvent de faim, que les prix des denrées de base flambent sur les marchés (manioc, huile, viande doublés ou triplés en quelques mois), et que l’insécurité alimentaire touche des millions en phase de crise aiguë, le pouvoir dictatorial de Bangui organise sa messe de légitimation du coup d’État électoral.
Regardez le communiqué du Pool de Communication du Min_SGGRIR qui annonce sans vergogne : l’Église Cité de la Foi (apôtre Gérard Gervais Sakila) et la paroisse Saints Tite et Timothée (abbé Trésor Dibert) célèbrent des « cultes spéciaux » pour confier à Dieu la commémoration du 67e anniversaire de la mort de Barthélémy Boganda (29 mars) et l’investiture de Faustin Archange Touadéra (30 mars).
En plus de cela, on nous parle déjà des ministres en délégation massive : Kongbelet-Zinghas, Filakota, Bémaka Soui, Yapande, Mouanga, Somsé, Mada, viendront prier pour « l’unité, la paix et la stabilité ».
C’est beau sur le papier. Sur le terrain, c’est la danse des sorciers la plus cynique que la RCA ait connue.
Barthélémy Boganda, prêtre catholique, père fondateur de la nation, est mort le 29 mars 1959 en défendant un peuple libre et digne. Aujourd’hui, on ose coller son nom à un régime qui a transformé le pays en prison à ciel ouvert.
On mélange la commémoration du visionnaire avec le serment d’un dictateur qui s’accroche au pouvoir par tous les moyens : réforme constitutionnelle de 2023 taillée sur mesure (mandats illimités, durée à 7 ans), élection de décembre 2025 boycottée par l’opposition (BRDC, abstention massive, irrégularités flagrantes), et investiture grandiose le 30 mars 2026 pour lancer la « 7e République » de la honte.
Derrière les chants et les amen, la réalité crève les yeux : plus de 90 % des Centrafricains rejettent ce régime dans leur cœur. Ils le disent à voix basse, car ils ont peur. Peur des mercenaires russes (Wagner rebaptisé Africa Corps) qui commettent des exactions documentées par l’ONU, Human Rights Watch et d’autres : massacres, viols, pillages, exécutions extrajudiciaires, enlèvements nocturnes. Peur des miliciens du régime qui font régner la terreur : disparitions forcées, tortures, morts anonymes après 20 heures. Sans ces Russes, le régime tombe demain. Avec eux, le peuple paie le prix en sang et en impunité.
L’économie ? Une catastrophe. Les prix des denrées importées et locales restent élevés, supérieurs à la moyenne, aggravés par l’insécurité, les perturbations des flux commerciaux et l’épuisement des stocks. La soudure 2026 s’annonce dramatique : centaines de milliers en insécurité alimentaire aiguë, ménages qui dépensent tout pour manger, enfants qui maigrissent. Pendant ce temps, le gouvernement prépare une investiture somptueuse, avec spots publicitaires et cérémonies grandioses. Priorité à la com’. Priorité à la mafia politico-religieuse qui se partage le gâteau pendant que le peuple crève.
L’Église catholique n’a rien à voir avec cette comédie. Boganda n’aurait jamais béni un pouvoir qui assassine, pille et terrorise. Utiliser prêtres et pasteurs pour donner une onction divine à un serment illégitime, c’est du blasphème politique. C’est transformer la prière en propagande. C’est la « danse des sorciers » dont parlent les Centrafricains : un rituel macabre où élites politiques, religieuses et militaires dansent autour du cadavre de la démocratie pour faire croire que Dieu est complice.
Le peuple ne danse plus. Il souffre en silence. Il regarde ses enfants mourir de faim. Il enterre ses disparus sans bruit. Il sait que contester, c’est risquer la visite des Russes ou des miliciens. Mais dans les cœurs, la colère monte. Dans les quartiers, villages et provinces, la vérité est là : ce régime n’apporte que souffrance, crimes et mensonge.
Ce 29 et 30 mars 2026, pendant que les ministres prieront en costume et que les caméras filmeront l’unité de façade, des millions de Centrafricains prieront autrement : pour que cette comédie s’arrête. Pour que Boganda, depuis l’au-delà, ne soit plus insulté. Pour que la vraie paix revienne – pas celle des mercenaires, mais celle de la justice et de la dignité.
Ce n’est pas une messe. C’est un crime contre la mémoire du peuple. Et l’histoire jugera.
Par Alain Nzilo
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