Touadera livre des permis miniers comme des bonbons aux copains du régime : Yero Mining, Kansgold, Evra Patrice Yandoube
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Pendant que les élèves de Sibut sont tabassés, arrêtés et que leurs parents dénoncent le vol de la bourse Maïngo , le Conseil des ministres du jeudi 12 mars 2026 a tranquillement validé huit permis d’exploitation industrielle de petites mines au profit de cinq sociétés. Un vrai distributeur automatique de richesses nationales.
Les bénéficiaires de ce généreux cadeau présidentiel sont :
– Yero Mining
– Gasol International
– Allée Global Mining Central Africa
– Evra Patrice Yandoube (qui empoche quatre permis à lui tout seul)
– Kansgold
Le ministre des Mines et de la Géologie a déclaré que ces sociétés avaient « satisfait à toutes les conditions » et payé les frais exigés. Le Conseil a donc adopté les huit décrets sans sourciller. Ils seront transmis à la signature de Faustin-Archange Touadéra.
Pourtant, dans le même Conseil des ministres, le dictateur de Bangui lui-même avait exprimé de vives inquiétude . Il a explicitement demandé au ministre des Mines de « renforcer les mesures permettant de prévenir et de gérer les risques de manipulation de coordonnées géographiques ».
Traduction en langage clair : Touadéra sait parfaitement que les cartes et les coordonnées GPS des sites miniers sont souvent falsifiées en Centrafrique pour cacher les vraies zones riches. Il connaît le truc. Il l’a dit ouvertement devant tout son gouvernement.
Et malgré cet aveu public de danger, il a quand même donné son feu vert pour attribuer huit permis à des sociétés dont on ne connaît ni les vrais actionnaires, ni les capacités réelles, ni les engagements concrets envers le peuple centrafricain.
Huit permis miniers, cela représente potentiellement des milliers d’hectares d’or, de diamants et d’autres substances précieuses qui vont quitter le sol centrafricain dans l’opacité la plus totale. Pas d’appel d’offres public, pas de transparence sur les zones exactes, pas de cahier des charges strict sur l’emploi local, l’environnement ou le reversement à l’État.
Evra Patrice Yandoube qui rafle quatre permis à lui seul ? Cela sent très fort le proche du pouvoir ou l’intermédiaire privilégié. Les autres sociétés (Yero Mining, Kansgold, Gasol International…) ont des noms qui apparaissent soudainement et qui repartent probablement avec le magot.
Pendant ce temps :
– Les lycéens de Sibut manifestent contre la corruption des bourses scolaires
– Les routes sont défoncées
– Les hôpitaux manquent de tout
– Le peuple crie famine
Mais pour distribuer les richesses minières du pays aux copains, le régime est d’une efficacité redoutable : adoption en moins d’une heure.
C’est cela la « 7e République » de Touadéra : les petits Centrafricains se font réprimer, les gros amis du pouvoir se font servir l’or et les diamants sur un plateau d’argent.
Corbeau News suivra ces huit permis un par un. Nous publierons les zones concernées dès qu’elles seront connues, les vrais propriétaires derrière ces sociétés, et surtout : qui touche vraiment dans cette affaire.
Le pillage continue.
Par Alain Nzilo
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![Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)