Police de l’environnement : quand Louis-Marie Nzalet, directeur des ressources, vend les grades et sème la tension dans l’unité

Rédigé le 10 mars 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le décret présidentiel a donné naissance à la police de l’environnement, mais aujourd’hui c’est le marchandage des galons par le directeur des ressources du ministère de l’environnement, monsieur Louis-Marie Nzalet qui divise les éléments de l’unité.
Au cœur du ministère centrafricain de l’Environnement, une unité spéciale voit le jour pour traquer les infractions liées aux plastiques non biodégradables, grâce à un décret présidentiel qui en fixe les contours et les missions précises.
Cette police de l’environnement réunit des agents issus des eaux et forêts ainsi que des civils recrutés au ministère, tous passés par une formation militaire dispensée à l’école nationale de police.
Une fois cette étape achevée, ils doivent recevoir leurs galons et prêter serment pour exercer pleinement leurs fonctions sur le terrain.
Pourtant, depuis quelques semaines, des tensions sérieuses opposent le directeur des ressources, Louis-Marie Nzalet, au colonel Sokpomo, qui commande cette unité.
Le différend porte sur une pratique qui consiste à réclamer de l’argent à certains éléments pour leur attribuer des grades élevés, comme capitaine ou commandant, contre des sommes avoisinant les 100 000 francs CFA.
Cette façon de procéder crée un malaise profond parmi les membres de l’unité, surtout chez les forestiers incorporés qui possèdent déjà une ancienneté et une formation solide dans le domaine, dispensée au camp Kassaï militaire l’année dernière.
Ces derniers estiment injuste de voir des civils nouvellement intégrés obtenir des rangs supérieurs aux leurs, alors qu’ils ont servi pendant des années avec leurs grades initiaux de lieutenant ou équivalents.
Une note adressée au ministre des eaux et forêt, monsieur Gervais Mbata, dénonce ouvertement ce marchandage des galons par le directeur des ressources du ministère de l’environnement.
Les forestiers incorporés expriment leur frustration face à cette inégalité qui bouleverse la hiérarchie normale et sape le moral des troupes.
Pour l’instant, ni le ministre de l’Environnement, monsieur Kamach, ni celui des Eaux et Forêts, monsieur Mbata, n’a formulé de réponse publique à cette affaire qui divise les éléments chargés de protéger l’environnement.
Par Anselme Mbata
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