La COSCIPAC interpelle le peuple centrafricain sur les maux qui freinent le pays

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La COSCIPAC interpelle le peuple centrafricain sur les maux qui freinent le pays

 

La COSCIPAC interpelle le peuple centrafricain sur les maux qui freinent le pays
Petit-Delphin Kotto de la COSCIPAC

Rédigé le 10 mars 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en République Centrafricaine interpelle son peuple avec des mots qui pèsent.

 

Dans un texte daté du 03 mars 2026 à Bangui, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en République Centrafricaine (COSCIPAC) a adressé une lettre ouverte au peuple centrafricain. L’organisation y dresse un état des lieux lucide d’un pays qui possède tout pour avancer, mais qui tarde à le faire. Terres fertiles, sous-sol riche, jeunesse vive : la République centrafricaine n’est pas démunie. Pourtant, cette abondance ne se traduit pas dans le quotidien des populations.

 

La COSCIPAC pointe du doigt un écart persistant entre les ressources disponibles et les résultats obtenus sur le terrain. Pour l’organisation, cet écart prend sa source dans un mode de gouvernance où la fidélité politique prend souvent le dessus sur la valeur professionnelle. Quand un État nomme ses responsables non pas selon leurs aptitudes, mais selon leurs accointances, écrit la COSCIPAC, il s’expose à une administration qui improvise au lieu d’anticiper.

 

L’éducation, l’agriculture et la diplomatie sont les trois secteurs que la COSCIPAC cite en exemple pour illustrer ces carences de planification. Le système scolaire peine à se renouveler, privant la jeunesse des outils dont elle aurait besoin pour s’imposer dans un monde en mutation rapide. L’agriculture, elle, reste en retrait faute de politiques publiques cohérentes, alors qu’elle pourrait nourrir le pays et alimenter une croissance durable. Quant à la diplomatie, la COSCIPAC rappelle qu’elle requiert une maîtrise pointue pour que la RCA puisse défendre ses intérêts avec efficacité sur la scène internationale.

 

Ce que défend la COSCIPAC, c’est une conception exigeante de la paix. L’organisation refuse de réduire la paix à la seule absence de fusils. Une nation peut voir ses armes se taire et ses institutions continuer à fléchir sous le poids de la mauvaise gestion. La stabilité durable, insiste la COSCIPAC, ne peut germer que dans des institutions qui inspirent confiance, qui rendent des comptes et qui produisent des résultats visibles : des routes praticables, des écoles qui fonctionnent, de l’eau au robinet, de l’électricité et du travail.

 

Pour sortir de cette impasse, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en République Centrafricaine formule trois exigences fondamentales. La méritocratie d’abord : chaque poste stratégique doit revenir à la personne la plus compétente pour l’occuper. La planification ensuite : les politiques publiques doivent s’inscrire dans une vision à long terme, et non dans la réponse aux urgences du moment. La rigueur financière enfin : les deniers publics doivent être gérés selon des règles de transparence que nul ne peut contourner.

 

La COSCIPAC ne se contente pas de diagnostiquer, elle interpelle. Aux autorités, elle demande de placer la compétence et l’intégrité au cœur de chaque nomination. Aux élites du pays, elle rappelle que gouverner est un acte de redevabilité, pas un privilège. À la jeunesse centrafricaine, l’organisation adresse un encouragement ferme : ne pas accepter la médiocrité comme une norme, et tenir bon dans la conviction que le mérite vaut plus que la faveur. Aux simples citoyens, elle demande une vigilance active, une participation aux débats qui engagent l’avenir commun.

 

La COSCIPAC conclut sa lettre en appelant à un changement de culture politique profond. L’organisation demande que la flatterie, la manipulation et le mensonge cèdent la place à la franchise et à l’engagement civique. Elle rejette ce qu’elle nomme un « No man’s land institutionnel », cet espace sans règles ni repères où chacun fait ce qu’il veut au détriment de tous. Ce que la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en République Centrafricaine appelle de ses vœux, c’est un État fort dans ses structures, juste dans ses actes et lisible dans ses ambitions.

Par Mahamat Noura

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