Enlevé, séquestré puis dépouillé de son argent, un jeune cultivateur d’Obo a vécu une nuit de terreur de sa vie aux mains des mercenaires russes et des soldats FACA  

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Enlevé, séquestré puis dépouillé de son argent, un jeune cultivateur d’Obo a vécu une nuit de terreur de sa vie aux mains des mercenaires russes et des soldats FACA  

 

 

Enlevé, séquestré puis dépouillé de son argent, un jeune cultivateur d’Obo a vécu une nuit de terreur de sa vie aux mains des mercenaires russes et des soldats FACA  
OBO vers le champ

Rédigé le 04 mars 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La ville d’Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, a été une nouvelle fois le cadre d’un incident grave impliquant des mercenaires russes du groupe Wagner et des soldats des forces armées.

 

Jinati, fils de Gbawe, était parti aux champs vers la localité de Dindiri avec deux camarades pour cultiver la terre. Munis de leurs coupe-coupes, houes et autres outils, les trois jeunes hommes avaient passé leur journée à travailler leur champ, avant de prendre le chemin du retour en longeant la route.

 

C’est à ce moment-là que les choses ont basculé. En voyant arriver un groupe de soldats FAKAR et de mercenaires russes, les deux compagnons de Jinati ont pris la fuite dans la brousse. Lui, resté seul, n’a pas eu le temps de fuir. Il a été saisi sur place.

 

Arrêté puis interrogé, le jeune a tenté d’expliquer qu’ils revenaient du champ. Malgré ses explications, les russes l’ont déshabillé pour chercher des armes sur lui. Ils n’ont rien finalement eu, seulement une somme d’argent qui s’élève à 30 000 francs CFA. Malgré cela, ils ont confisqué l’argent, puis l’ont ligoté les mains et les pieds avant de le jeter dans leur véhicule. Les soldats FACA et les mercenaires russes l’ont amené dans leur véhicule à une destination inconnue avant de le ramener à Obo que le lendemain, toujours les mains ligotée derrière et les pieds comme on attache du gibier.

 

Mais à leur retour à Obo, ils l’ont déposé directement à la gendarmerie. Après quelques heures, Jinati a été relâché sans charge retenue contre lui.

 

Libéré, il s’est rendu à la base militaire pour réclamer les 30 000 francs CFA qu’il portait dans sa poche au moment de son arrestation. Les soldats FAKAR ont nié avoir pris son argent, puis ont fini par lui remettre seulement 9 000 francs, sans aucune explication sur la différence.

 

Jinati a une femme et des enfants à nourrir. Cet argent, c’était le fruit de son labeur au champ de Dindiri, destiné à couvrir les besoins de sa famille. De retour chez lui, les mains vides ou presque, il n’a pas cherché à provoquer d’incident.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Pour les habitants d’Obo, aller maintenant aux champs est un risque total, du moment où les Wagner ne veulent plus voir les gens aller aux champs. Pour eux, aller aux champs est synonyme d’être en contact avec les miliciens Azandé. En plus, une trace de rasoir au corps est synonyme aussi d’appartenance à la milice Azandé. Si bien que les habitants d’Obo ont de difficulté à nourrir leur famille, pour la plus part des cultivateurs.

 

Par Éric Nzapa

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