Ouanda-Djallé : le gouverneur sur place après trois morts et 32 exactions des FACA dénoncées en une semaine

Rédigé le 03 mars 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Trois morts à Ouanda-Djallé ont conduit le gouverneur de la région du Ferti à se rendre sur place ce lundi 2 mars 2026 pour entendre les habitants.
Deux jours après les tirs causés par des soldats de l’armée centrafricaine, le responsable régional est arrivé dans la ville encore marquée par les enterrements. Il a convoqué une rencontre publique afin d’écouter les récits des habitants sur les faits survenus au marché central.
Les échanges ont rapidement dépassé la seule journée du 27 février. Plusieurs intervenants ont détaillé une série d’abus qu’ils imputent aux militaires installés dans un locale de l’OFCA en centre-ville, parlant d’un climat devenu irrespirable.
Au total, trente-deux exactions auraient été commises en l’espace d’une semaine, selon les témoignages recueillis. Les habitants évoquent des coups, des menaces, des saisies de biens et des paiements imposés aux commerçants comme aux cultivateurs.

D’après eux, les contrôles improvisés sont fréquents. Au champ comme au marché, disent-ils, des soldats exigent de l’argent ou des produits, parfois sous la contrainte. Certains affirment ne plus distinguer les forces régulières de groupes armés actifs en brousse.
Cette comparaison revient avec insistance dans les prises de parole. Pour une partie de la population, les militaires se comportent comme des hommes sans commandement visible, agissant à leur guise, sans rendre compte à une hiérarchie identifiable.
Les critiques ont aussi visé l’état-major de forces armées à Bangui, accusé de ne pas sévir après les incidents répétés signalés ces derniers mois. Beaucoup estiment que l’absence de mesures fermes encourage la répétition des mêmes pratiques.
Le gouverneur a écouté, pris des notes, puis quitté la ville en promettant de transmettre les doléances. Aucune décision n’a été annoncée sur place, et les habitants disent attendre des actes concrets.
Depuis cette réunion, les relations restent tendues. Plusieurs commerçants expliquent éviter tout contact avec les soldats, préférant limiter leurs déplacements dans une ville où chacun observe désormais les mouvements de l’autre.
Par Moïse Banafio
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