Centrafrique : la PJLOD réclame des comptes sur les graves événements survenus à Boali et Ouanda-Djallé, où des gens ont été tués

Rédigé le 01 mars 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Des enfants sont morts. À Ouanda-Djallé et au Lycée moderne de Boali, des vies ont été brisées, et personne au sommet de l’État n’a encore daigné ouvrir la bouche pour expliquer ce qui s’est passé.
C’est dans ce vide pesant que la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique, la PJLOD, a décidé de prendre la parole. Dans un communiqué publié le 28 février 2026 à Bangui, le mouvement condamne ce qu’il considère comme des interventions des forces armées incompatibles avec la protection des civils et le respect des droits les plus élémentaires.
Ce qui choque peut-être autant que les faits eux-mêmes, c’est le mutisme persistant des autorités. Aucune déclaration, aucune explication, aucun geste en direction des familles endeuillées, ce silence nourrit la peur et laisse les populations dans l’incertitude, sans réponse sur ce qui leur est arrivé et pourquoi.
La PJLOD ne s’arrête pas à la dénonciation. Elle interpelle directement les responsables de l’État, leur demandant de sortir de l’ombre, de parler publiquement et d’ouvrir des enquêtes indépendantes dont les conclusions devront être rendues accessibles à tous. Elle appelle également la population à ne pas céder à la violence, malgré la douleur, et à maintenir le cap du dialogue.
Plus largement, le mouvement plaide pour un dialogue national réunissant toutes les parties, convaincue que c’est par là, et seulement par là, que la Centrafrique pourra sortir de cette période difficile. La PJLOD appelle aussi la communauté internationale à ne pas détourner le regard et à accompagner les efforts de paix sur le terrain.
Par Brahim Sallé
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