Fari Tahéruka Shabazz : « Tout ce que Touadéra touche devient un échec.  CEMAC en faillite, BEAC pillée, routes fantômes »

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Fari Tahéruka Shabazz : « Tout ce que Touadéra touche devient un échec.  CEMAC en faillite, BEAC pillée, routes fantômes » Rédigé le 09 mars 2026 .

 

Fari Tahéruka Shabazz : « Tout ce que Touadéra touche devient un échec.  CEMAC en faillite, BEAC pillée, routes fantômes » Rédigé le 09 mars 2026 .
Monsieur Fari Tahéruka Shabazz
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dix années au pouvoir, et chaque initiative se transforme en désastre. Fari Tahéruka Shabazz dresse un bilan sans appel du règne de Faustin-Archange Touadéra.

 

L’analyste politique centrafricain ne se contente pas d’opinions. Il compile des faits vérifiables, des chiffres publics, des annonces officielles suivies de résultats catastrophiques. Son constat tient en une phrase : tout ce que ce régime entreprend finit par s’effondrer. Pas des demi-ratés ou des retards conjoncturels, mais des naufrages complets.

 

Prenons l’opération « Kwa ti kodro», ce grand projet d’assainissement de Bangui lancé en grande pompe. Le président lui-même saisit la pelle et la brouette devant les caméras. Les communiqués se succèdent quotidiennement pour vanter les progrès accomplis. Et pourtant, en pleine saison sèche, l’Institut Pasteur annonce une invasion de moustiques jamais observée auparavant dans le pays.

 

L’accumulation d’ordures et d’eau stagnante crée un risque explosif de paludisme. La capitale n’a jamais été aussi sale qu’aujourd’hui, affirme Fari Tahéruka Shabazz. L’opération censée nettoyer la ville produit exactement l’inverse de son objectif affiché. C’est Sisyphe qui pousse son rocher : l’effort quotidien ne mène qu’à un retour au point de départ, voire pire.

 

La liste des projets phares avortés s’allonge comme un inventaire de promesses brisées. Sangocoin, la cryptomonnaie nationale qui devait révolutionner l’économie, n’existe que sur le papier. Memecoin suit la même trajectoire fantôme. Torgobank, Yacabank, Wallibank : des établissements bancaires annoncés comme des leviers de développement financier, introuvables dans la réalité économique du pays.

 

Le Château d’eau, infrastructure majeure destinée à résoudre la pénurie d’eau potable, laisse des quartiers entiers de Bangui assoiffés des années après son lancement. La Table Ronde de Bruxelles rassemble les bailleurs internationaux, génère des promesses de financement massif, et le terrain reste désespérément vide de réalisations concrètes. Chaque annonce grandiose débouche sur le néant.

 

Fari Tahéruka Shabazz enfonce le clou sur le dossier régional. Touadéra préside la CEMAC pendant deux ans, de 2024 à 2026. Cette communauté économique et monétaire regroupe six pays d’Afrique centrale, des dizaines de millions d’habitants, des richesses naturelles considérables. Le 5 février 2026, le président de la Commission annonce officiellement la faillite financière de l’institution.

 

Deux années de présidence centrafricaine suffisent à ruiner une organisation régionale entière. Fari Tahéruka Shabazz parle d’un cadeau empoisonné laissé au successeur. L’institution ne sort pas renforcée ou modernisée de cette période, elle en sort exsangue, incapable d’honorer ses engagements financiers les plus basiques.

 

La nomination d’Yvon SANA BANGUI à la tête de la BEAC produit des conséquences encore plus graves. Cette banque centrale gère la politique monétaire de toute la zone CEMAC, les réserves de devises, la stabilité du franc CFA en Afrique centrale. En février 2026, les réserves de devises couvrent à peine 1,5 mois d’importations, alors que le seuil de sécurité minimal s’établit à 3 mois.

 

Cette situation plonge la Centrafrique dans l’incapacité d’importer médicaments, équipements, carburant, denrées de base. Et comme si l’effondrement financier ne suffisait pas, le gouverneur se retrouve accusé de harcèlement sexuel et de viol par le personnel féminin de la banque. La débâcle institutionnelle se double d’un scandale moral retentissant.

 

Le porte-parole du régime, Maxime Balalou, finit par reconnaître publiquement le « manque d’investissement dans les infrastructures ». Cet aveu intervient après des années de financements colossaux : la BAD, le FMI, la Banque mondiale, la France, les émissions de titres à la BVMAC, tous ces flux d’argent convergent vers la Centrafrique. Et le résultat visible sur le terrain reste obstinément nul.

 

Des routes annoncées et budgétées n’existent que dans les discours. Des quartiers de la capitale manquent d’eau et d’électricité. Le réseau existant vieillit et se dégrade sans qu’aucune rénovation sérieuse ne vienne compenser l’usure. Les milliards affluent, les infrastructures disparaissent. Fari Tahéruka Shabazz pose la question évidente : où va cet argent ?

 

L’image la plus dévastatrice reste celle des opérations chirurgicales menées à l’hôpital universitaire de Bangui. Les chirurgiens opèrent à la lumière des torches de téléphone portable. Il n’y a plus d’électricité, plus de groupes électrogènes fonctionnels dans l’établissement de santé le plus important du pays. Des vies humaines dépendent de la batterie d’un smartphone.

 

Cette scène résume à elle seule l’écroulement des fonctions les plus élémentaires de l’État. Un pays qui ne peut garantir l’éclairage dans son hôpital universitaire a cessé d’assurer les services minimaux attendus d’une autorité publique. Le simulacre institutionnel remplace progressivement toute réalité administrative tangible.

 

Fari Tahéruka Shabazz observe ce phénomène répétitif avec une stupéfaction qui vire à la sidération. Chaque matin, le régime annonce une nouvelle initiative, un nouveau chantier, une nouvelle réforme. Chaque soir, le rocher retombe. Kwa ti kodro produit une invasion de moustiques. Les cryptomonnaies s’évaporent avant même d’exister. La CEMAC sombre. La BEAC s’assèche. Les routes restent des fantômes budgétaires.

 

Et le lendemain, le cycle recommence. Nouvelle annonce, nouvelle promesse, même résultat. Zéro. L’analyste ne formule même plus de prédictions. Il se contente de documenter la répétition mécanique de l’échec, comme un horloger qui note l’heure à laquelle l’aiguille revient toujours au même point. Dix ans de cette danse absurde, dix ans de ce retour perpétuel au vide initial.

 

Les Centrafricains qui vivent cette réalité quotidienne n’ont plus besoin d’analyses sophistiquées pour comprendre. Ils voient leurs rues envahies d’ordures malgré les opérations d’assainissement. Ils subissent les coupures d’électricité dans les hôpitaux. Ils constatent l’absence de routes là où les budgets ont été votés. Ils mesurent l’écart vertigineux entre les discours officiels et leur existence concrète.

 

Fari Tahéruka Shabazz ne fait qu’articuler ce que tout le monde observe déjà. Sa contribution réside dans la mise en ordre de ces observations éparses, dans l’établissement d’un fil conducteur qui relie tous ces désastres. Ce fil, c’est l’incapacité structurelle du régime à transformer l’intention en réalisation, l’annonce en construction, le budget en infrastructure. Tout ce qu’il touche devient du chaos, affirme l’analyste. Les faits lui donnent raison, jour après jour, projet après projet, milliard après milliard englouti dans le néant​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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