Louis Marie Kogrengbo interpelle l’Association Professionnelle des Banques sur les dérives du service client en Centrafrique

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Louis Marie Kogrengbo interpelle l’Association Professionnelle des Banques sur les dérives du service client en Centrafrique

 

Louis Marie Kogrengbo interpelle l’Association Professionnelle des Banques sur les dérives du service client en Centrafrique
Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo

 

Rédigé le 04 mars 2026 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le syndicaliste Louis Marie Kogrengbo tire la sonnette d’alarme sur les dysfonctionnements graves qui minent la relation entre banques et clients en RCA.

 

Pourtant, la réalité raconte une tout autre histoire. Dans sa lettre ouverte adressée à l’Association Professionnelle des Banques de République Centrafricaine, Kogrengbo s’appuie sur des expériences vécues par des milliers de citoyens, jour après jour, dans les agences du pays. Son constat reflète les frustrations accumulées depuis que la privatisation promettait modernité et performance.

 

Ce que l’activiste observe d’abord, c’est la froideur de l’accueil réservé aux usagers. Trop d’agents affichent une indifférence qui glace l’atmosphère dès l’entrée dans les locaux. Le sourire, l’écoute attentive et l’orientation claire semblent relever d’un luxe plutôt que d’une norme professionnelle élémentaire que réclame Louis Marie Kogrengbo.

 

Cette distance s’accompagne d’une lenteur qui exaspère les clients au quotidien. Les opérations les plus simples prennent un temps démesuré, sans que personne ne juge utile d’expliquer les raisons du retard. Quand un problème technique survient, le silence devient la seule réponse offerte aux usagers qui attendent, impuissants devant les guichets fermés.

 

L’acteur social déplore que le principe selon lequel chaque client mérite considération se soit évaporé. Beaucoup d’usagers ressentent qu’ils dérangent, qu’ils quémandent une faveur là où ils devraient simplement bénéficier d’un service normal. Cette inversion des rôles blesse profondément ceux qui confient leur argent à ces institutions bancaires centrafricaines.

 

La désorganisation atteint son paroxysme au niveau des caisses, selon Kogrengbo. Dans plusieurs établissements, les pauses ne font l’objet d’aucune coordination entre les agents. Résultat : tous les guichets ferment en même temps, abandonnant une foule de clients médusés dans le hall pendant de longues minutes.

 

Cette situation ne relève pas d’incidents occasionnels mais d’une pratique récurrente que dénonce l’acteur social. Les conséquences de ce dysfonctionnement pèsent lourd sur les usagers centrafricains. Des files d’attente s’étirent pendant des heures, obligeant des professionnels à prendre du retard sur leurs engagements personnels et commerciaux.

 

La tension monte alors dans les agences, les échanges deviennent tendus et l’énergie de chacun s’épuise inutilement. La présence des agents de sécurité privée ajoute encore à la difficulté, selon les observations de Louis Marie Kogrengbo. Certains d’entre eux adoptent des postures autoritaires qui transforment les espaces bancaires en zones de contrôle militaire plutôt qu’en lieux d’accueil.

 

Les clients subissent parfois des humiliations qui blessent leur dignité, alors qu’ils viennent simplement gérer leurs comptes. Cette confusion des rôles dérange profondément l’acteur social qui rappelle une évidence. Les usagers ne franchissent pas les portes d’une banque en intrus mais en partenaires légitimes dont l’argent fait tourner ces institutions.

 

Face à cette accumulation de griefs, Kogrengbo formule des pistes concrètes d’amélioration dans sa lettre. Il préconise d’abord une formation approfondie de tous les employés aux techniques d’accueil et de relation client. Un code de bonne conduite devrait s’afficher dans chaque agence, rappelant à tous les valeurs de courtoisie et de professionnalisme bancaire.

 

La planification des pauses exige une refonte complète, selon l’acteur de la vie sociale. Les établissements doivent garantir qu’au moins un guichet reste ouvert en permanence pendant les heures d’ouverture officielles. Des systèmes modernes de gestion des files permettraient de fluidifier le passage et d’informer les clients sur le temps d’attente réel.

 

L’écoute des réclamations nécessite également des outils adaptés, estime Louis Marie Kogrengbo. Des boîtes à suggestions accessibles et des services dédiés au suivi de la satisfaction permettraient de capter les signaux d’alerte. Chaque commentaire mérite une analyse et une réponse appropriée de la part de l’Association Professionnelle des Banques.

 

Quant aux agents de sécurité, leur mission doit retrouver sa dimension humaine selon l’activiste. Protéger les lieux n’implique aucunement de maltraiter ceux qui les fréquentent pour effectuer leurs opérations. Une redéfinition claire de leur périmètre d’action s’impose pour rétablir un climat serein dans les agences centrafricaines.

 

Le secteur bancaire porte une responsabilité majeure dans le développement du pays, rappelle Kogrengbo. Sans la confiance des citoyens, aucune croissance durable ne peut s’enraciner dans l’économie nationale. Les établissements qui négligent cette dimension scient la branche sur laquelle ils sont assis, prévient l’acteur social.

 

Cette lettre ouverte ne cherche pas à accabler mais à ouvrir un dialogue constructif avec les banques. Les usagers tendent la main aux banquiers pour bâtir ensemble un système qui honore ses promesses initiales de modernisation. La privatisation visait l’excellence, il reste à matérialiser cette ambition dans le quotidien des agences selon Louis Marie Kogrengbo.

 

L’Association Professionnelle des Banques détient les leviers nécessaires pour impulser ce changement attendu. Une réforme de la culture de service bénéficierait à tous : clients satisfaits, employés valorisés, institutions renforcées et économie dynamisée. Les ressources existent dans le secteur bancaire centrafricain, seule la volonté politique manque encore selon l’activiste.

 

Les Centrafricains observent et espèrent une amélioration rapide de la situation, conclut Kogrengbo. Ils ont besoin de banques qui les respectent, qui comprennent leurs besoins et qui répondent avec diligence. Cette exigence ne relève pas du caprice mais du droit le plus élémentaire de tout usager​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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