Un vaste réseau de vol de véhicules en Centrafrique démantelé au Cameroun

La lutte contre le vol de véhicules en Centrafrique connaît un rebondissement inattendu sur le sol camerounais. Le 4 août 2024, les autorités de Douala ont mis fin aux activités d’un réseau sophistiqué, opérant depuis Bangui, et spécialisé dans le détournement de voitures de luxe. Cette affaire soulève de sérieuses questions sur l’efficacité des mesures de sécurité en République centrafricaine.
Bangui, 28 août 2024.
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
Une opération criminelle sophistiquée du vol de véhicules en Centrafrique .
Les malfaiteurs, dont Abilou Ngapafumbot, Sangoon Joya, Jacques Mabika, Mohamed Kabirou et Mimche Isofa alias Yousouf, avaient créé une entreprise fictive nommée “Global Group Contractor”. Leur mode opératoire consistait à louer des véhicules de luxe en Centrafrique, prétextant des contrats, avant de les faire passer frauduleusement au Cameroun. Cette méthode élaborée démontre la facilité déconcertante avec laquelle ces criminels ont pu agir sans être inquiétés sur le territoire centrafricain.
L’inertie des forces de sécurité centrafricaines contre le vol de véhicules en Centrafrique.
Le démantèlement de ce réseau n’a pas été l’œuvre des autorités centrafricaines, mais celle des forces de l’ordre camerounaises. Le colonel Pierre-Emme Biquelet, commandant la Légion des gendarmeries du littoral au Cameroun, a instruit le lieutenant-colonel Patrick Subursu de mener l’enquête. Cette intervention étrangère pour stopper un crime commis en RCA expose l’inefficacité flagrante des forces de l’ordre centrafricaines, incapables de protéger les biens de leurs citoyens et de détecter un réseau criminel opérant à grande échelle sur leur propre territoire.
Un préjudice économique majeur pour la RCA.
Les véhicules volés, principalement des Toyota de luxe, représentent une perte financière considérable pour l’économie centrafricaine, déjà fragilisée. Sept véhicules ont été saisis au total : quatre à Douala et trois à Yaoundé. Cette affaire risque de dissuader les investisseurs et les entreprises de location de véhicules, freinant davantage le développement économique du pays.
Urgence d’une réforme du système de sécurité centrafricain.
Cette affaire souligne la nécessité impérieuse pour les autorités centrafricaines de réformer en profondeur leur système de sécurité. Des mesures concrètes s’imposent :
– Renforcement de la surveillance des frontières
– Amélioration de la coordination entre les services de police
– Mise en place de mécanismes de contrôle plus stricts pour les entreprises de location de véhicules
– Formation accrue des forces de l’ordre pour détecter et démanteler les réseaux criminels
Un appel à la vigilance des entreprises de location.
Les responsables camerounais appellent les entreprises de location de véhicules à redoubler de prudence. Ils recommandent de vérifier minutieusement les informations sur les clients avant de leur confier des véhicules. En cas de doute, ils sont invités à contacter les numéros d’urgence de la gendarmerie (15-01 ou 113 pour la Légion de gendarmerie du littoral).
Alors que les véhicules volés attendent d’être restitués à leurs propriétaires légitimes, cette affaire laisse un sentiment d’amertume aux Centrafricains. Ils constatent que la protection de leurs biens dépend davantage de l’efficacité des pays voisins que de leurs propres autorités, une situation qui appelle à une réaction urgente et décisive du gouvernement centrafricain.
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
