
Pour l’ancien premier ministre Martin Ziguelé : « Le BRDC n’est pas concerné avec le processus politique actuel, ni par la mise en place du nouveau gouvernement, encore moins par le couronnement de l’empereur Touadera . D’après lui, ce n’est pas un processus sincère, les libertés disparaîtront une à une et un régime autoritaire est déjà en marche »
L’opposant Martin Ziguelé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), a clairement exprimé son refus de s’associer au nouveau gouvernement et au processus politique engagé par le pouvoir.

Martin Ziguelé affirme que ni le BRDC ni le MLPC ne sont concernés par la formation du prochain gouvernement. Il explique que depuis la modification de la Constitution et le référendum, son parti n’est pas partie prenante du processus.
Pour lui, ce processus n’est pas sincère et ne vise pas l’intérêt des Centrafricains. Il refuse d’y croire tant qu’il ne verra pas des résultats concrets dans le classement du pays à l’indice de développement humain ou un allègement réel des souffrances de la population.
L’opposant dénonce les promesses répétées depuis bientôt dix ans sans aucune réalisation tangible, seulement des menaces. Il accuse le pouvoir de refuser aux autres partis de se réunir normalement et de participer à la gestion du pays à travers des élections équitables, transparentes et inclusives.
Martin Ziguelé met en garde : les Centrafricains s’apercevront bientôt que toutes les libertés disparaîtront une à une. Selon lui, la conception actuelle du pouvoir consiste déjà à mettre en place un régime impérial et autoritaire.
Par Anselme Mbata
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