Bangui à nouveau sous les eaux : Marie-Reine Hassen dénonce l’inaction des autorités face aux inondations meurtrières

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L’ancienne ministre des Affaires étrangères, Marie-Reine Hassen, dénonce l’absence de réponses durables face aux inondations récurrentes à Bangui. Dans une analyse publiée le 26 octobre 2026, elle met en cause les politiques publiques successives et réclame des comptes sur la gestion de l’urbanisme, de l’assainissement et des investissements destinés à protéger les populations.

 

Bangui est à nouveau sous les eaux. Des quartiers entiers sont touchés, des maisons envahies par les eaux, des familles privées de leurs biens et des habitations effondrées. Des pertes humaines sont également signalées. Face à cette nouvelle catastrophe, Marie-Reine Hassen exprime sa compassion aux familles sinistrées, tout en demandant que les responsabilités soient clairement établies.

 

Bangui à nouveau sous les eaux : Marie-Reine Hassen dénonce l’inaction des autorités face aux inondations meurtrières
Marie Reinne Hassen dans larticle

 

Pour l’ancienne ministre, les pluies sont un phénomène naturel, mais leurs conséquences ne relèvent pas toujours d’une fatalité. Elle estime que les inondations répétées dans la capitale sont aggravées par des décennies d’urbanisation mal maîtrisée, la dégradation des infrastructures, l’accumulation des déchets et l’insuffisance des mesures de prévention.

 

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Le déboisement et l’insalubrité aggravent les risques

 

Marie-Reine Hassen pointe notamment la dégradation des collines du Bas-Oubangui, progressivement déboisées et exploitées. Autrefois couvertes d’une végétation dense, elles jouaient un rôle de protection naturelle pour Bangui.

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La disparition de cette couverture végétale favorise le ruissellement des eaux vers les quartiers situés en contrebas. Lors des fortes pluies, les eaux entraînent des terres et des débris qui obstruent les collecteurs, augmentant les risques de débordement et d’inondation des habitations.

 

L’ancienne ministre dénonce également la mauvaise gestion des déchets. Dans les quartiers et les marchés, les ordures s’accumulent, tandis que les décharges sauvages se multiplient. Dans certains secteurs, le système de collecte des déchets est gravement défaillant, voire inexistant.

 

Les ordures abandonnées dans les caniveaux, les collecteurs et les cours d’eau empêchent l’évacuation normale des eaux pluviales. Les inondations exposent aussi les habitants à des risques sanitaires. Le manque d’assainissement et l’accès limité à l’eau potable favorisent notamment les maladies hydriques, dont la fièvre typhoïde, les diarrhées aiguës, l’hépatite A et la bilharziose.

 

À ces problèmes s’ajoutent des caniveaux insuffisamment entretenus, des routes dégradées et des constructions implantées dans des zones inondables.

 

Plus de trente ans de problèmes sans solutions durables

 

Marie-Reine Hassen rappelle que les pouvoirs publics successifs connaissent ces difficultés depuis plus de trente ans. Malgré les inondations répétées, les populations continuent de subir les mêmes épreuves, tandis que les besoins en infrastructures et en investissements restent importants.

 

Elle met en cause les résultats des politiques publiques menées au fil des années, estimant qu’elles n’ont pas suffisamment protégé les habitants de la capitale.

 

Son analyse interpelle directement les responsables publics sur plusieurs points : quels plans d’urbanisme ont été appliqués ? Quels programmes de reboisement et de protection des collines ont été exécutés ? Quels travaux durables d’assainissement ont été réalisés ? Et quels services de collecte et de traitement des déchets sont réellement opérationnels ?

 

Elle demande également des explications sur les budgets votés, les fonds effectivement dépensés et les ouvrages réalisés, entretenus et contrôlés.

 

Pour l’ancienne ministre, les visites auprès des sinistrés après chaque catastrophe ne suffisent pas. Les autorités doivent aussi prévoir les risques, entretenir les infrastructures et mettre en place des solutions capables de réduire durablement les conséquences des fortes pluies.

 

Marie-Reine Hassen réclame des mesures concrètes

 

Face à la répétition des inondations, Marie-Reine Hassen demande une assistance immédiate aux victimes, la mise en sécurité des familles et une prise en charge adaptée des personnes sinistrées.

 

Elle préconise également un vaste programme de restauration, de reboisement et de protection des collines du Bas-Oubangui, ainsi que la réhabilitation des réseaux de drainage. Elle appelle à organiser une collecte régulière des déchets, à améliorer leur traitement et à faire respecter les règles d’urbanisme.

Les inondations à Bangui révèlent la défaillance des politiques publiques en matière d’assainissement et d’urbanisme, aggravée par la dégradation des collines du Bas-Oubangui.

 

Elle insiste enfin sur la nécessité de rendre compte de l’utilisation des ressources consacrées à ces travaux. Les populations, qui subissent les conséquences des inondations à répétition, doivent pouvoir obtenir des réponses précises sur les mesures engagées et les résultats obtenus.

 

Dans son analyse, Marie-Reine Hassen pose une question centrale aux responsables publics : combien de maisons détruites, de familles sinistrées et de vies menacées faudra-t-il encore avant que la prévention des inondations devienne une véritable priorité nationale ?

 

Pour l’ancienne ministre des Affaires étrangères, la protection des citoyens relève de la responsabilité des gouvernants, qui doivent agir en amont pour éviter que les mêmes catastrophes ne se répètent chaque année.

 

Affaire à suivre…

 

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