Le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera, dans sa folie, promet encore 1249 km d’autoroute en rêve à 1400 milliards FCFA pendant que 12 km à Bangui pourrissent depuis 4 ans

Rédigé le 25 mars 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Encore une signature théâtrale pour le dictateur de Bangui : 1400 milliards FCFA pour 1249 km d’autoroute promise. Mais à Bangui, même le tronçon du rond-point 0 au PK 12 reste inachevé depuis quatre longues années.
À Bangui, les Centrafricains en ont assez des promesses en l’air. Chaque année, le dictateur de Bangui annonce des projets pharaoniques qui ne voient jamais le jour, pendant que les routes existantes s’effondrent et que la vie quotidienne reste un calvaire.
En effet, le dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadéra, continue de multiplier les annonces grandioses sans que la réalité ne suive. Après avoir promis un aéroport international unique en Afrique centrale sur la route de Boali à PK 45, après avoir posé la première pierre d’un chemin de fer Bangui-Cameroun qui reste lettre morte, après avoir juré bitumer 7000 km de routes en quatre ans, après avoir vanté 5000 châteaux d’eau pour désaltérer les Centrafricains, après avoir évoqué des banques pour les commerçants de Wali gara, des banques pour les militaires, banque ti a tourougou, une ville futuriste sur l’île des Singes et tant d’autres projets mirobolants, le dictateur de Bangui persiste dans son délire, sa lancée psychiatrique.
En tout cas, né avant la honte, cet enfant sans papa vient d’ajouter une nouvelle couche à sa mitomanie : la signature, le 20 mars 2026, d’un contrat de partenariat public-privé pour une « autoroute » de 1249 km reliant Bambouti (près de la frontière sud-soudanaise) à Sibut, en passant par Obo, Zemio, Rafaï, Bangassou, Kembe, Kongbo, Alindao, Bambari, Grimari et d’autres localités. Le tout en béton bitumineux, financé à hauteur de 1400 milliards FCFA par Al Wasit (une société présentée comme basée à Kampala avec des liens à Dubaï) et impliquant KIT Enterprise and Construction Limited du Soudan du Sud.
Cette annonce tombe pile quand on sait que même le tronçon du rond-point 0 au PK 12 à Bangui – soit à peine 12 km – traîne depuis quatre ans et n’est toujours pas achevé. Comment croire à une route de plus de 1200 km dans ces conditions ? Le dictateur de Bangui prend les Centrafricains pour des imbéciles en pensant qu’ils oublient vite. Il multiplie les promesses, gonfle les chiffres, empile les projets sur papier, mais sur le terrain, rien ou presque ne bouge.
Les incohérences sautent aux yeux :
– Le tracé zigzag à travers l’est et le centre du pays au lieu d’être une liaison directe vers la frontière sud-soudanaise, ce qui allonge inutilement les distances et complique tout.
– Le financement reste flou : pas de détails sur les conditions, les garanties, le remboursement, ni sur la capacité réelle d’Al Wasit à porter un tel chantier (cette entreprise est surtout connue pour du commerce d’équipements de construction, pas pour des méga-projets routiers en Afrique centrale).
– Les objectifs prêtés à cette route frôlent le délire : réduire l’insécurité, restaurer l’autorité de l’État, booster l’éducation, faciliter les évacuations sanitaires, créer un climat des affaires, etc. Une seule infrastructure ne résout pas tout ça d’un coup.
– Pire, le texte officiel ose parler d’« accès à la mer en transitant par Juba pour Kampala ». Or ni Juba ni Kampala ne sont sur la côte. Pour atteindre un port maritime, il faudrait aller bien plus loin, vers Mombasa ou Dar es Salaam – rien à voir avec ce corridor.
– Aucune précision technique sérieuse : nombre de voies, études d’impact environnemental, coût au km, calendrier phasé, entreprises de construction principales… Tout reste vague, comme d’habitude.
Le dictateur de Bangui et son clan mafieux semblent atteints d’une compulsion à promettre l’impossible. À force de frapper du roman et de multiplier les annonces sans suite, ils deviennent ridicules. Les Centrafricains ne sont pas des moutons : ils voient bien le décalage entre les discours pompeux et la misère des routes existantes, les hôpitaux vides, les écoles fermées.
Cette « autoroute » ressemble à une nouvelle page de propagande, pas à un projet sérieux. Le dictateur de Bangui pense que les mots suffisent à construire un pays. La réalité, elle, ne ment pas.
Par Gisèle MOLOMA
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