L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC) et la plateforme I Gwé contestent le cadre juridique de la hausse du prix du carburant appliquée aux gros consommateurs. Ils parlent d’une « décision fantôme » qui, selon eux, ne repose sur aucun cadre juridique clairement établi.
La conférence de presse a été animée jeudi 8 octobre 2026 au Centre Saint Jean 23 à Bangui par Quentin NGOUANDO, Coordonnateur de la plateforme de la société civile I GWÉ, et Elysée NGUEMALE, Coordonnateur de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC).
Les deux responsables ont consacré une partie de leurs échanges à la nouvelle tarification des hydrocarbures et à ses conséquences. Ils estiment qu’une mesure portant sur les prix des hydrocarbures doit respecter les textes qui encadrent l’action de l’État.
Pour Quentin NGOUANDO et Elysée NGUEMALE, les autorités doivent préciser le fondement juridique de cette nouvelle tarification. Ils contestent ainsi les conditions dans lesquelles la hausse appliquée aux gros consommateurs a été décidée.
Quentin NGOUANDO a également critiqué le silence des députés sur cette question. Il estime que les représentants de la nation auraient dû se prononcer sur une mesure qui touche directement les entreprises et les consommateurs.
La question des « gros consommateurs » constitue un autre point de désaccord. La société civile conteste le principe d’une augmentation spécifique appliquée à cette catégorie, en raison notamment des réalités économiques et géographiques du pays.
Les intervenants ont cité le cas des entreprises implantées à l’intérieur du pays et celles qui disposent d’un accès aux pays voisins. Selon eux, les échanges transfrontaliers et les frontières poreuses peuvent compliquer l’application uniforme de cette mesure.
Pour l’OGDC et I GWÉ, le débat ne porte donc pas uniquement sur le niveau de la hausse. Il concerne aussi le cadre juridique de la décision et les conséquences possibles pour les entreprises et leurs salariés.
Les deux organisations redoutent notamment que l’augmentation des coûts pousse certaines entreprises à réduire leurs charges. Elles évoquent le risque de recours au chômage technique pour des employés confrontés à une baisse d’activité.
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La hausse des hydrocarbures décidée pour les gros consommateurs inquiète la société civile en Centrafrique, qui redoute des vagues de chômage technique.
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