Forum UA sur la Santé : Balalou Vante des Engagements, Pendant que les Femmes Meurent en Accouchant par Faute de Soins en RCA
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Le Clepto-mythomane Maxime Balalou célèbre la participation de Touadera au Forum de haut niveau sur l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique, en marge du 39e sommet de l’Union africaine.
Un événement qui a réuni chefs d’État, Commission de l’UA et spécialistes pour renforcer le leadership collectif et pousser des actions concertées. Balalou répète que le président a pris des engagements politiques forts, aux côtés d’autres dirigeants, pour faire de cette mortalité une urgence sanitaire nationale et continentale. Il rappelle même que Touadera a déclaré la mortalité maternelle urgence nationale et lancé une initiative présidentielle pour accélérer la réduction de la mortalité maternelle et néonatale en RCA. Des mots qui sonnent bien.
Mais sur le terrain centrafricain, la réalité est tout autre. Les femmes continuent de mourir en couches par milliers chaque année, faute de sages-femmes formées, de salles d’accouchement équipées, de médicaments essentiels, de sang pour les transfusions ou même de routes praticables pour rejoindre un centre de santé. Les hôpitaux publics manquent de tout : lits, matériel stérile, électricité pour les incubateurs, eau propre pour laver les mains. Les statistiques officielles minimisent, mais les témoignages des sages-femmes et des familles racontent une hécatombe silencieuse dans les villages et même à Bangui.
Balalou parle d’engagements pour des résultats mesurables. Où sont ces résultats ? L’initiative présidentielle existe sur le papier depuis peu, mais les financements se perdent en route, les formations promises n’arrivent pas aux sages-femmes de brousse, les kits d’accouchement ne sont pas distribués. Pendant ce temps, les femmes accouchent à domicile avec des matrones sans formation, ou dans des maternités où le courant saute au milieu d’une césarienne. Le régime envoie son président discourir à Addis-Abeba sur la santé maternelle, mais refuse d’investir massivement dans les hôpitaux et les centres de santé périphériques.
Il vante le leadership collectif africain et les engagements politiques. Mais en RCA, le leadership se traduit par des voyages coûteux et des déclarations grandioses, pas par des ambulances qui fonctionnent, des stocks de misoprostol ou des salaires réguliers pour le personnel soignant. Les mères meurent parce que le système de santé est abandonné depuis des années par ce même pouvoir qui se pavane maintenant sur la scène continentale. Balalou cite l’urgence sanitaire, mais ignore l’urgence quotidienne : des bébés qui naissent et meurent faute d’oxygène, des hémorragies non traitées, des infections post-partum fatales.
Le clepto-mythomane Maxime Balalou conclut sur la nécessité d’actions concertées pour des résultats plus mesurables. Parfait en théorie. Sauf que les Centrafricains mesurent autre chose : le nombre de veufs et d’orphelins laissés par ces décès évitables. Au lieu de mobiliser vraiment les ressources pour sauver des vies au pays, le régime préfère les forums internationaux et les promesses vides. Des engagements vantés à Addis-Abeba, pendant que les femmes meurent en silence dans les maternités délabrées de RCA : voilà la vraie mesure de l’hypocrisie.
Par Gisèle MOLOMA
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![Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)