Fari Tahéruka Shabazz accuse : Touadéra, le pyromane qui a consumé 1300 milliards de réserves en six mois

Rédigé le 23 mars 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La CEMAC vient de convoquer un sommet extraordinaire après une alerte sans précédent du FMI sur l’effondrement imminent des réserves monétaires régionales.
Le 22 janvier 2026, la présidente congolaise Denis Sassou-Nguesso a réuni en urgence les chefs d’État de la zone à Brazzaville-Kintélé, suite à une demande expresse du Fonds monétaire international. Cette convocation fait suite à une lettre du 23 décembre 2025 signée par Abebe Amirose Selassie, directeur du département Afrique du FMI, adressée au président de la Commission CEMAC Balthazar Igenga Edjo et à l’administrateur Régis Ndundé.
Dans ce courrier commenté par le journal camerounais Intégration sous le titre « Le FMI perd patience », Abebe Selassie tire la sonnette d’alarme sur les pressions intenses pesant sur les réserves de change de la région. Le diplomate éthiopien prévient que la stabilité même de l’Union monétaire et du franc CFA se trouve désormais menacée par cette dégradation accélérée.
Entre avril et septembre 2025, la zone CEMAC a perdu 1 300 milliards en dollars et euros de ses réserves de change, rappelle le politologue Fari Tahéruka Shabazz. Ces réserves permettent d’importer les produits essentiels payés en devises fortes : voitures, nourriture, médicaments, vêtements et autres biens nécessaires à la survie économique de la région.
Sans ces réserves, la monnaie commune risque l’effondrement, la perte de parité avec l’euro ou une dévaluation forcée du franc CFA. Or durant toute cette période critique, Faustin Archange Touadéra occupait justement le poste de président en exercice de la CEMAC, souligne Fari Tahéruka Shabazz. Il portait donc la responsabilité directe de la gestion monétaire régionale pendant l’hémorragie.
Le gouverneur de la BEAC à l’époque, Yvon Sanabongui, avait été placé là par Touadéra lui-même et agissait comme son homme de confiance. L’analyste rappelle avoir lancé une pétition, restée sans écho, contre cette nomination qu’il jugeait dangereuse. Il avait prévenu que Sanabongui, par incompétence, risquait de détruire toute la sous-région.
Le président du Parlement de la CEMAC, Évaré Saint-Gamana, se trouve être le gendre de Touadéra, renforçant encore les liens familiaux autour de cette gestion contestée. Au sommet de Brazzaville des 21 et 22 janvier 2026, on a reproché au chef de l’État centrafricain de ne pas rapatrier les revenus des mines de diamants et d’or de la RCA dans les livres des banques de la zone.
Ces revenus restent bloqués à l’extérieur, aggravant la fuite des réserves et privant la CEMAC de liquidités vitales, dénonce Fari Tahéruka Shabazz. Touadéra n’a pas seulement laissé filer les réserves par négligence, il les a aussi maintenues hors zone, accentuant la crise monétaire systémique qui ébranle toute l’union.
Le politologue le désigne comme le principal responsable de ce désastre financier, un pyromane qui a mis le feu aux coffres régionaux. La CEMAC se retrouve aujourd’hui au bord du gouffre monétaire, incapable de garantir la stabilité de sa devise ni d’honorer ses importations. Les accusations portées lors du sommet de Brazzaville pointent directement la gestion de Touadéra et de ses proches placés aux postes clés.
Fari Tahéruka Shabazz insiste : la perte de 1 300 milliards en six mois ne relève pas d’une simple erreur de pilotage, mais d’une politique délibérée de blocage et de détournement. Les conséquences s’annoncent lourdes pour les populations de toute la zone, qui risquent de payer le prix d’une monnaie affaiblie et d’une économie paralysée
Par Gisèle MOLOMA
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