Centrafrique : Les Opposants Étranglés par une Campagne Électorale en Trompe-l’œil

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À l’approche de la clôture de la campagne électorale prévue pour le 26 décembre, les anciens premiers ministres, Anicet-Georges Dologuelé et Henri-Marie Dondra, se heurtent à des obstacles persistants dans leur quête de visibilité face à Faustin-Archange Touadéra. Leurs efforts pour atteindre les électeurs sur le terrain sont constamment entravés, prenant des formes variées mais tout aussi efficaces.
La semaine dernière, Anicet-Georges Dologuelé a dû abandonner l’idée de prendre l’avion pour se rendre à Bouar. Atterrissant finalement à Bossangoa, il a poursuivi son périple en voiture. À son arrivée à Nana-Mambéré, il espérait tenir un meeting dans le stade local. Pourtant, il est accueilli par une scène verrouillée par les forces de sécurité, rendant tout meeting impossible. Les sympathisants, déçus, ont dû rebrousser chemin, face à une interdiction venue, selon diverses sources, des autorités supérieures depuis la capitale Bangui.
Henri-Marie Dondra, quant à lui, n’est pas en meilleure posture. Son vol destiné à le transporter à travers le pays est mystérieusement annulé. Sans explication officielle, il est contraint de rester à Bangui, tandis que ses affiches de campagne disparaissent de plusieurs localités, y compris la capitale. Les tentatives de se rendre à Bangassou sont également réduites à néant par des interdictions de vol.
Ce scénario se répète inlassablement : les candidats sont inscrits sur les bulletins de vote, mais leurs efforts sont méthodiquement neutralisés. L’illusion d’une compétition électorale est maintenue, mais elle est dépouillée de toute substance. Les opposants, qui ont choisi de s’engager dans cette course politique, réalisent maintenant à quel point leur liberté d’action est limitée.
L’administration, avec une précision chirurgicale, évite les confrontations violentes. À la place, elle impose des obstacles logistiques : un avion immobilisé ici, un stade barricadé là, et les affiches ainsi que les banderoles déchirés. . Dans un silence pesant, les forces de l’ordre exécutent ces ordres, et le calendrier électoral avance inexorablement vers l’échéance du scrutin.
Par Brahim….
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![Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l’offensive des rebelles centrafricains Les mercenaires russes du groupe Wagner en débandade à Am-Dafock face à l'offensive des rebelles centrafricains Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Analysant la mise au point de la MINUSCA, Fari Tahéruka Shabazz démontre comment l'organisation onusienne confirme implicitement la déroute des mercenaires russes de Wagner à Am-Dafock. Les derniers développements militaires dans la préfecture de la Vakaga, plus précisément dans la localité frontalière d'Am-Dafock, viennent démentir de manière catégorique la communication officielle de Bangui, une réalité que Fari Tahéruka Shabazz met en évidence en s'appuyant sur les données du terrain. Alors que les canaux gouvernementaux tentaient d'attribuer l'assaut à des éléments terroristes étrangers ou à des contingents venus du Soudan et du Tchad, le rapport de la mission onusienne rétablit les faits : ce sont exclusivement des groupes armés nationaux, notamment des combattants affiliés au Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique et au Mouvement démocratique pour le rassemblement du peuple centrafricain, qui ont mené cette opération d'envergure. Cette précision factuelle de l'organisation internationale détruit la rhétorique du pouvoir qui cherche continuellement à externaliser les causes de l'instabilité intérieure. La réalité du terrain montre une offensive purement centrafricaine qui a mis en déroute les forces de l'armée nationale et leurs alliés russes. Les mercenaires du groupe Wagner, présentés depuis des mois comme le bouclier infaillible du régime, ont abandonné leurs positions ou ont été incapables de contenir la poussée des insurgés, fuyant la zone des combats et laissant la population civile sans défense. Le bilan humain communiqué par les Nations Unies apporte un autre démenti aux rumeurs propagées ces dernières heures. Contrairement aux allégations faisant état de la mort d'un casque bleu zambien, la direction de la mission précise que trois soldats de la paix ont été blessés, dont un grièvement, lors d'une patrouille de protection. De plus, la MINUSCA rectifie la nature de l'incident en précisant qu'il s'agissait de tirs dirigés vers sa base opérationnelle temporaire, et non d'une prise d'assaut de ses installations par les forces de l'opposition armée. L'aspect le plus instructif de cette mise au point réside dans l'injonction faite au gouvernement centrafricain. En exigeant explicitement de Bangui qu'il déploie tous les moyens nécessaires pour garantir la protection et l'assistance humanitaire aux populations civiles d'Am-Dafock, la communauté internationale souligne le vide sécuritaire actuel. Cette demande formelle indique clairement que l'État ne contrôle plus cette localité stratégique et que la prétendue reprise de contrôle par les forces régulières et leurs partenaires bilatéraux est une contrevérité. Enfin, l'absence totale de mention des forces de Wagner dans la déclaration officielle de la mission onusienne constitue un choix politique lourd de sens. En choisissant d'ignorer la présence ou la fuite de ces combattants privés, l'organisation refuse de leur accorder la moindre légitimité juridique ou opérationnelle. Pour l'institution internationale, la sécurité régalienne incombe uniquement à l'État centrafricain, et la déroute des forces russes n'est pas un sujet de négociation ni de pitié officielle. Bangui se retrouve ainsi renvoyé à ses propres responsabilités constitutionnelles, démuni de son argumentaire habituel et privé de l'efficacité supposée de ses protecteurs privés, alors même que la situation des populations exige des mesures d'urgence immédiates. Par Ibrahim Moussa Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/07/les-rebelles-qui-patrouillent-la-ville-d-amdafok-a-60km-de-birao-218x150.webp)