Bria : grève des agents de santé contre un médecin-chef qui coupe les salaires de 50% et se vante d’être “rebelle, sorcier et marabout”

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis jeudi 8 octobre 2025, les agents de santé de l’hôpital de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, sont en grève pour exiger le remplacement de leur médecin-chef dont le comportement dérange profondément le personnel soignant et met en danger les malades.
La grève, qui dure depuis plusieurs jours, paralyse complètement l’hôpital. Les malades sont abandonnés dans les salles sans soins. Un patient contacté par la rédaction du CNC a témoigné : “Depuis que je suis malade et admis à l’hôpital, personne n’est venu me voir. Les malades sont dans le noir. Il n’y a aucun agent de l’hôpital qui est venu me voir. Pour moi, le cas est grave. Mais pour les autres, vraiment, le cas est indispensable pour que les gens viennent quand même les aider”.
Ce témoignage montre la gravité de la situation : des malades hospitalisés, certains dans un état grave, sont abandonnés sans soins depuis plusieurs jours parce que les agents de santé refusent de travailler sous les ordres du médecin-chef actuel.
Que reprochent exactement les agents de santé à leur médecin-chef ? Selon leurs propres termes, c’est un “médecin fou” dont le comportement est “incroyable”.
Selon les agents, dès son arrivée à Bria, le médecin-chef a pris une décision incompréhensible : couper le salaire de chaque employé de l’hôpital de 50%.
Celui qui gagne 150 000 francs se retrouve avec 75 000 francs. Celui qui gagne 100 000 francs tombe à 50 000 francs. Celui qui gagne 50 000 francs se retrouve avec 25 000 francs. Celui qui gagne 25 000 francs tombe à 12 500 francs.
De quel droit ce médecin-chef décide-t-il de couper les salaires de son personnel de moitié ? Sur quelle base légale ? Avec quelle autorisation du ministère de la Santé ? Ces questions restent sans réponse.
Les agents de santé de Bria sont déjà très mal payés. Leurs salaires misérables suffisent à peine à nourrir leurs familles. Et voilà qu’un médecin-chef débarque et décide unilatéralement de diviser ces salaires par deux.
Comment un agent qui gagne 50 000 francs par mois peut-il survivre avec 25 000 francs ? Comment celui qui gagne 25 000 francs peut-il nourrir sa famille avec 12 500 francs ? C’est impossible. Cette mesure condamne les agents de santé et leurs familles à la misère.
Mais la coupe des salaires n’est pas le seul problème avec ce médecin-chef. Selon les agents de santé, il tient des propos complètement déplacés qui prouvent soit un profond déséquilibre mental, soit une arrogance démesurée.
Il aurait déclaré : “J’ai appris qu’ici, les gens sont des rebelles. Mais moi aussi, je suis rebelle”.
Il aurait ajouté : “On dit qu’ils sont des sorciers. Mais moi aussi, je suis sorcier”.
Il aurait encore dit : “Ici à Bria, les gens aiment beaucoup la médecine traditionnelle, les marabouts. Mais moi aussi, je suis marabout.”
La conclusion du médecin-chef selon les témoignages : “Je suis tout ce que vous voulez. Je suis rebelle, sorcier, marabout. Donc vous ne pouvez rien me faire”.
Ces propos, s’ils sont avérés, confirme soit un profond mépris pour le personnel et la population de Bria, soit des troubles psychologiques qui devraient disqualifier cette personne de toute fonction de responsabilité dans un hôpital.
Comment un médecin-chef peut-il se vanter d’être “rebelle” dans une région qui a souffert des années de présence de groupes armés ? Comment peut-il se dire “sorcier” alors qu’il est censé représenter la médecine moderne ? Comment peut-il se proclamer “marabout” alors qu’il dirige un établissement de santé publique ?
Ces déclarations sont soit de la pure provocation, soit le signe d’un déséquilibre qui rend cette personne inapte à diriger un hôpital.
Les agents de santé de Bria posent une question: “Pourquoi à chaque fois qu’on nous envoie un médecin, ce sont des médecins fous ?”.
Cette question confirme que le problème n’est pas nouveau. Ce n’est pas la première fois que Bria se retrouve avec un médecin-chef au comportement problématique. À chaque fois que les agents demandent un remplacement, le ministère de la Santé leur envoie quelqu’un d’encore pire.
Pourquoi ? Est-ce que Bria est devenue le lieu d’affectation punitive pour les médecins indésirables ? Est-ce que le ministère de la Santé se débarrasse de ses éléments problématiques en les envoyant dans des villes éloignées comme Bria ?
Ou bien est-ce que les médecins compétents refusent d’aller à Bria à cause des conditions difficiles, et seuls les médecins marginaux ou déséquilibrés acceptent ces postes ?
Quelle que soit la raison, le résultat est le même : la population de Bria se retrouve avec des médecins-chefs incompétents ou déséquilibrés qui rendent impossible le fonctionnement normal de l’hôpital.
Corbeau News Centrafrique a tenté de contacter le médecin-chef pour recueillir sa version des faits. Il a répondu qu’il n’était “pas disponible pour répondre aux interrogations”.
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
