
Mouammar Bengué-Bossin accuse le Tchad et la France de vouloir déstabiliser la République centrafricaine. Dans une déclaration du 14 octobre 2026, le responsable du Front populaire Zo Kwè Zo reprend des accusations également relayées par Wagner et les soutiens du régime de Faustin-Archange Touadéra.
Mouammar Bengué-Bossin accuse le Tchad et la France
Dans sa déclaration, Mouammar Bengué-Bossin présente le Tchad et la France comme des acteurs qui chercheraient à déstabiliser les autorités centrafricaines. Il reprend ainsi un discours politique régulièrement utilisé par les soutiens du pouvoir et les relais de la communication pro-russe en République centrafricaine.

Le responsable du Front populaire Zo Kwè Zo développe cette accusation dans un contexte de tensions politiques et de contestation sociale. Le prix du carburant, les difficultés économiques et les critiques contre la gestion du pays occupent une place importante dans le débat public.
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Pour Bengué-Bossin, les difficultés rencontrées par le pays s’inscrivent dans un rapport de force qui dépasse les frontières centrafricaines. Il met en cause des puissances étrangères, notamment la France et le Tchad, qu’il accuse de poursuivre des objectifs hostiles à Bangui.
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Toutefois, sa déclaration ne présente pas, à elle seule, d’éléments indépendants permettant d’établir l’existence d’un plan commun entre Paris et N’Djamena visant à déstabiliser les autorités centrafricaines.
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Un discours proche de celui de Wagner et des soutiens du régime
Les accusations formulées par Mouammar Bengué-Bossin reprennent des thèmes présents dans la communication pro-russe en Centrafrique. Cette communication présente régulièrement la France et certains pays voisins comme des adversaires du pouvoir de Bangui.
Les relais favorables à Wagner ont largement diffusé ce type de discours dans le débat politique centrafricain. Les autorités et leurs soutiens l’utilisent également pour dénoncer des ingérences étrangères présumées et défendre leurs choix diplomatiques et sécuritaires.
En reprenant ces accusations, le responsable du Front populaire Zo Kwè Zo s’inscrit dans cette ligne de communication. Sa déclaration contribue à diffuser une lecture des difficultés centrafricaines fondée sur la menace extérieure.
Cette proximité de discours ne suffit toutefois pas à établir une coordination directe entre Bengué-Bossin, Wagner et les autorités. Elle permet surtout de constater que leurs communications reprennent des accusations similaires contre la France et le Tchad.
Des accusations qui détournent le débat des difficultés internes
La déclaration intervient alors que les Centrafricains subissent les conséquences de la hausse des prix du carburant et des difficultés économiques. Depuis le 1er octobre 2026, le litre de super coûte 1 150 francs CFA pour les particuliers, contre 1 050 auparavant. Le gasoil est passé à 1 400 francs CFA, contre 1 250 précédemment.
Cette hausse a provoqué des critiques de la société civile et relancé les discussions sur le pouvoir d’achat. Les transports, les activités commerciales et les dépenses quotidiennes des ménages figurent parmi les préoccupations de la population.
Le responsable du Front populaire Zo Kwè Zo relaie ces accusations en pleine contestation sociale contre la hausse des prix du carburant et les difficultés économiques.
Dans ce contexte, les accusations contre des puissances étrangères occupent une place importante dans le discours politique. Elles orientent le débat vers les relations internationales, alors que les citoyens attendent également des réponses sur les prix, l’emploi, les services publics et la gestion des ressources nationales.
La déclaration de Mouammar Bengué-Bossin doit donc être examinée comme une prise de position politique. Ses accusations contre la France et le Tchad restent des affirmations de leur auteur et ne constituent pas, en elles-mêmes, une démonstration d’un projet de déstabilisation de Bangui.
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