Après le coup d’État électoral, Touadéra s’offre une cérémonie à la sauce Wagner sur le dos d’un peuple martyrisé

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Après le coup d’État électoral, Touadéra s’offre une cérémonie à la sauce Wagner sur le dos d’un peuple martyrisé

Après le coup d’État électoral, Touadéra s’offre une cérémonie à la sauce Wagner sur le dos d’un peuple martyrisé
Encercle-a-gauche-le-mercenaire-russe-de-la-societe-Wagner-incorpore-colonel-dans-la-gendarmerie-nationale-et-deploye-a-la-garde-presidentielle-par – L’Infiltration dangereuse : Un mercenaire de Wagner incorporé dans l’armée nationale en Centrafrique

 

 

Rédigé le 25 mars 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 4 mars 2026, une note de l’État-major de l’armée centrafricaine fixe les détails de la prochaine investiture présidentielle à Bangui. Derrière les chiffres et les rangs, une question demeure entière et sans réponse.

 

Ce document, signé du Général Zéphirin Mamadou, circule dans les couloirs de la hiérarchie militaire centrafricaine. Il convoque des dizaines d’unités, aligne des chiffres précis, distribue les rôles avec une minutie qui frise le zèle. On y parle de 72 à 74 hommes par bloc, de colonnes ordonnées, d’un stade de 20 000 places à remplir coûte que coûte.

 

Ce qui saute aux yeux, ce n’est pas l’organisation en elle-même. C’est ce qu’elle cherche à couvrir. Quelques semaines plus tôt, un scrutin présidentiel s’est tenu dans des conditions que de nombreux observateurs ont jugées inacceptables. Les résultats ont été accueillis, dans plusieurs quartiers de Bangui, avec une froideur qui en dit long sur ce que le peuple centrafricain pense réellement de tout cela.

 

Alors pour combler ce vide de légitimité, on a sorti la seule arme qui reste : le déploiement de la force visible. Des douaniers, des forestiers, des parachutistes, des gendarmes, tous priés de défiler en cadence devant les caméras. Non pas pour célébrer une victoire populaire, mais pour donner l’illusion qu’il y en a une.

 

Et dans l’ombre de cette parade soigneusement répétée, on devine la main de ceux que les habitants de Bangui appellent simplement « les Russes ». Ces hommes sans badge officiel, liés aux réseaux de Wagner, ne figureront sur aucune liste de défilé. Ils n’en ont pas besoin. Leur emprise sur l’appareil sécuritaire centrafricain est aujourd’hui trop profonde pour avoir besoin de costume.

 

Ce que cette note de service dit en creux, c’est qu’un régime qui mobilise ses douaniers pour une cérémonie présidentielle n’est plus vraiment en train de gouverner. Il performe. Il joue une pièce dont le script a été écrit ailleurs, dans une langue que la plupart des Centrafricains ne parlent pas et qu’on ne leur a jamais demandé d’apprendre.

 

Le stade sera plein, les cuivres sonneront fort, et les caméras feront leur travail. Quelques chancelleries étrangères enverront leurs représentants, par courtoisie ou par calcul. Touadéra sourira, la main sur la poitrine, devant un parterre d’uniformes impeccables qui cachent, chacun à leur façon, une réalité que personne dans cette salle n’aura intérêt à nommer à voix haute.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Azoumi

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