Camp de Roux : nous avons vu la langue du diable, le cylindre de mort des mercenaires russes

Rédigé le 12 février 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Au sein de la base militaire du camp de Roux, dans la partie gérée par les mercenaires russes du groupe Wagner, se cache au sous-sol une machine à torture jamais vue en Centrafrique. Les mercenaires russes y ont construit leur arme la plus terrifiante qu’ils appellent la langue du diable.
Une équipe d’investigation du CNC vient de voir ce qui se cache sous les bâtiments du camp militaire russe à Bangui. Les mercenaires du groupe Wagner y ont creusé une prison souterraine où la torture atteint des sommets jamais vus en Centrafrique. La vérité dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer. Sous le bâtiment principal du camp de Roux, les mercenaires russes ont aménagé une salle de détention accessible uniquement par un escalier étroit.
Il faut noter qu’ici, dans cette prison sécrète du camp de Roux, les Wagner amènent avant tout leur victime dans la cellule du sous-sol qui est à peu près de bonne dimension : 2 mètres carrés avec un lit normal. Mais si le suspect résiste à l’interrogatoire simple, il est passé automatiquement dans la langue du diable. Et c’est la machine à tuer des russes.
De l’extérieur, on dirait un puits vertical d’environ trois mètres de profondeur, circulaire, avec un diamètre ne dépassant pas un mètre vingt. Les parois intérieures de ce cylindre portent des centaines de tiges en fer soudées perpendiculairement, espacées de dix centimètres environ.
Chaque tige mesure une quinzaine de centimètres de longueur et les extrémités ont été taillées en pointe, affûtées comme des lames. Elles convergent toutes vers le centre du cylindre, créant un espace praticable d’à peine cinquante centimètres de diamètre. Imaginez tenir debout dans un tube où des dizaines de couteaux vous entourent de toutes parts, à quelques centimètres de votre peau.
Au sommet de ce puits, un mécanisme ressemble à un treuil manuel. Une cage métallique de forme cylindrique, juste assez large pour contenir un homme debout, pend au bout d’un câble d’acier. Cette cage comporte une barre horizontale fixée en hauteur, à laquelle le prisonnier doit s’accrocher.
Les parois de la cage restent ouvertes, de simples barreaux verticaux qui n’offrent aucune protection contre les pointes qui hérissent le puits. Quand les mercenaires décident d’utiliser la langue du diable, ils amènent le prisonnier devant le dispositif. Ils lui expliquent le fonctionnement, lentement, pour que la peur s’installe bien.
On le fait entrer dans la cage suspendue et on lui ordonne de saisir la barre au-dessus de sa tête. Puis on actionne le bouton et la cage commence sa descente dans le trou. Centimètre par centimètre, elle s’enfonce pendant que le prisonnier voit les pointes se rapprocher de son visage, de son torse, de ses jambes.
À mi-hauteur, les tiges en fer ne se trouvent plus qu’à quelques centimètres de son corps. S’il bouge un bras, une jambe, s’il se penche légèrement, les pointes le transpercent. Il doit rester parfaitement immobile, agrippé à la barre, dans une position verticale absolue.
La cage s’immobilise au fond du puits et le prisonnier se retrouve entouré de métal acéré sur trois cent soixante degrés. Au-dessus de lui, à trois mètres, l’ouverture du puits laisse passer un peu de lumière et l’air vicié de la salle souterraine. Autour, le silence épais du sous-sol pendant que devant, derrière, à gauche, à droite, partout, ces pointes attendent le moindre geste.
Tenir debout sans bouger pendant une heure demande déjà un effort considérable. Les muscles des jambes commencent à trembler, les bras qui maintiennent le corps en équilibre via la barre horizontale se fatiguent. La nuque se raidit pendant que le dos se crispe.
Après deux heures, les crampes apparaissent et les mollets se tétanisent. Les épaules brûlent pendant que le prisonnier serre les dents, contracte tous ses muscles pour ne pas s’affaisser. S’il relâche sa prise sur la barre, son corps glisse vers le bas et les pointes lui perforent les flancs.
S’il plie les genoux pour soulager ses jambes, il se rapproche des tiges métalliques au niveau du bassin et des cuisses. S’il tourne la tête pour chercher une position plus confortable, une pointe lui entaille la joue ou l’oreille. Au bout de quatre heures, le corps commence à lâcher malgré la volonté.
Les jambes flageolent pendant que les bras tremblent de façon incontrôlable. La sueur coule, rendant la prise sur la barre glissante. Certains prisonniers tentent de se caler contre les barreaux de la cage pour soulager leurs membres, mais la moindre pression latérale les projette vers les pointes.
Ils reculent vivement, arrachant un morceau de peau au passage. Le sang commence à couler de ces petites blessures pendant que les mercenaires en haut ne disent rien. Ils attendent simplement que le temps fasse son œuvre.
Passé le cap des six heures, l’esprit commence à vaciller autant que le corps. L’épuisement physique devient hallucinant pendant que les muscles ne répondent plus correctement aux ordres du cerveau. Les jambes cèdent par intermittence, provoquant de brefs affaissements que le prisonnier rattrape in extremis en se hissant sur la barre.
À chaque fois, les pointes griffent la peau, laissent des entailles sanglantes sur les côtes, les bras, les jambes. Le fond de la cage se couvre de gouttes de sang pendant que l’odeur de fer se mêle à celle de la sueur et de la peur. Certains tiennent dix heures tandis que d’autres s’effondrent au bout de huit.
Quand les mercenaires estiment que le prisonnier a atteint ses limites, ils actionnent le treuil. La cage remonte lentement pendant que le corps du détenu porte les stigmates de son séjour dans la langue du diable : des dizaines de petites plaies, des muscles tellement contractés qu’il ne peut plus se tenir debout normalement.
Des tremblements incontrôlables persistent pendant des jours, mais surtout, un traumatisme psychologique profond s’installe. L’expérience de rester suspendu pendant des heures dans un étau de métal tranchant détruit quelque chose dans l’âme humaine. Sachant qu’un seul moment de faiblesse peut transformer une simple blessure en mutilation grave, le prisonnier ne retrouve jamais sa vie d’avant.
Les mercenaires ne laissent jamais personne mourir dans la langue du diable parce que ce n’est pas le but. L’objectif consiste à maintenir le prisonnier dans un état de terreur extrême, entre la vie et des blessures potentiellement invalidantes. Assez longtemps pour qu’il accepte de parler, d’avouer, de dénoncer, de faire n’importe quoi pour échapper à cette machine infernale.
Ceux qui en sortent ne sont plus les mêmes. Ils marchent difficilement pendant plusieurs jours, les jambes raides comme du bois. Ils gardent les bras collés au corps, évitant tout mouvement brusque, comme si les pointes étaient encore là.
La conception même de ce dispositif témoigne d’une réflexion poussée sur la manière d’infliger la souffrance. Les ingénieurs ou techniciens qui ont dessiné cette structure connaissaient parfaitement l’anatomie humaine, les limites physiques du corps, les mécanismes psychologiques de la peur. Ils ont calculé l’espacement optimal des pointes pour créer un danger permanent sans rendre la survie impossible.
Ils ont choisi la profondeur du puits pour accentuer la sensation de confinement tout en permettant une surveillance depuis le haut. Ils ont ajusté le diamètre de l’espace central pour qu’un homme puisse y tenir debout, mais dans une immobilité totale et épuisante. La construction d’une telle installation demande du temps, des matériaux spécifiques, un savoir-faire technique.
On ne creuse pas un puits de trois mètres sous un bâtiment en quelques jours. On ne soude pas des centaines de tiges métalliques à la bonne hauteur et au bon angle sans plan précis. On n’installe pas un système de treuil fiable capable de supporter le poids d’une cage et d’un homme sans préparation.
Cela signifie que les mercenaires russes ont planifié cette prison souterraine dès leur arrivée au camp de Roux, ou peu après. Ils ont investi du temps et des ressources pour créer un outil de torture permanent. Ce n’est pas le geste d’hommes de passage mais l’installation de gens qui envisagent de rester longtemps.
L’équipe de journalistes du CNC a réussi à filmer l’intérieur de cette salle souterraine. Les images montrent la langue du diable sous tous ses angles. On y voit les pointes alignées avec une régularité mécanique, la cage métallique suspendue au-dessus du puits, les traces sombres sur le métal qui témoignent d’utilisations répétées.
Très peu d’hommes peuvent tenir indéfiniment dans ce cylindre de torture. La plupart craquent au bout de quelques heures, acceptent de répondre à toutes les questions, inventent parfois des aveux juste pour qu’on les remonte à la surface. Les mercenaires du groupe Wagner appliquent ces techniques avec un détachement professionnel.
Pour eux, c’est un travail comme un autre. Ils descendent les prisonniers dans le puits, remontent vérifier leur état toutes les deux heures, notent qui résiste encore et qui commence à céder. Ils fument des cigarettes en attendant que le temps fasse son œuvre pendant que certains prennent des photos avec leur téléphone.
Voilà ce que Touadera nous amène en RCA. Ce type est un véritable diable sur la terre.
Par AlainNzilo
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