Le BRDC, coalition de l’opposition en Centrafrique, dénonce un simulacre électoral et réclame un dialogue national

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Le BRDC dénonce un simulacre électoral et réclame un dialogue national

 

Le BRDC dénonce un simulacre électoral et réclame un dialogue national
Martin Ziguelé, président du parti MLPC, et porte-parole du BRDC. Photo CNC

 

Rédigé le 13 janvier 2026 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Bangui, au siège du parti PATRIE, le Bloc républicain pour la défense de la Constitution s’est exprimé fermement ce lundi 12 janvier sur la situation politique centrafricaine. Martin Ziguelé, porte-parole de cette coalition d’opposition, a livré un réquisitoire sans complaisance contre le processus électoral en cours.

 

Créé en juillet 2022, le BRDC s’est donné pour mission de protéger la Constitution du 30 mars 2016. L’organisation combat ce qu’elle perçoit comme une dérive vers un pouvoir personnel incarné par le président Faustin-Archange Touadéra. Selon ses responsables, les événements actuels confirment leurs craintes initiales de manière dépassant même leurs prévisions les plus pessimistes.

 

Martin Ziguelé a ouvert la conférence en adressant ses vœux à la presse centrafricaine, reconnaissant son rôle dans la transmission du message de l’opposition. Il a ensuite présenté les salutations du BRDC à l’ensemble des Centrafricains, tant ceux résidant au pays que ceux de la diaspora, ainsi qu’aux personnes ayant choisi la Centrafrique comme terre d’accueil.

 

L’opposition rejette catégoriquement ce qu’elle qualifie d’élection frauduleuse. Le BRDC affirme que la majorité des compatriotes et les observateurs objectifs reconnaissent désormais la pertinence de leur demande initiale concernant un dialogue politique préalable au scrutin. Cette étape aurait permis d’éviter ce que l’organisation décrit comme un spectacle déplorable offert au monde entier.

 

Le porte-parole a pointé du doigt les responsables de cette situation. En premier lieu, le président Touadéra et ceux qui l’accompagnent dans cette entreprise, légitimant selon lui un régime autoritaire né d’un scrutin opaque ne reflétant nullement la volonté populaire. Le BRDC renvoie dos à dos tous les acteurs impliqués dans cette opération électorale.

 

Malgré ce constat sévère, l’organisation veut rassurer ce qu’elle appelle les combattants de la liberté. L’année 2026 apportera, selon ses dirigeants, la juste récompense aux résistants. Le BRDC affirme bénéficier du soutien d’une écrasante majorité du peuple qui a choisi de rester chez soi le jour du vote, contestant ainsi les chiffres officiels de participation annoncés par l’Autorité nationale des élections.

 

L’opposition salue particulièrement la position de l’Union européenne, principal bailleur de fonds du pays. Cette institution n’a envoyé aucune mission d’observation et n’a pas financé le scrutin, à l’exception de la prise en charge du fichier électoral. Ce retrait représente pour le BRDC une validation internationale de ses griefs.

 

Martin Ziguelé a critiqué vertement l’Autorité nationale des élections, la jugeant incompétente et aux ordres. Il anticipe une validation de ces résultats par un Conseil constitutionnel qu’il estime inféodé au pouvoir exécutif. Dans ces conditions, aucune transparence ni crédibilité ne peut être garantie selon l’opposition.

 

Les rapports d’observation de l’Union africaine et d’autres organismes ont été qualifiés de fantaisistes par le BRDC. Ces documents ne peuvent tromper les Centrafricains ayant vécu directement les multiples péripéties du processus électoral. L’organisation exprime également son indignation face au comportement de la MINUSCA, accusée de partialité envers le régime en violation de son mandat du Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

Le BRDC appelle maintenant à élargir la lutte politique démocratique et pacifique vers un objectif principal : la restauration d’une véritable démocratie. L’organisation réaffirme son exigence d’un dialogue politique préalable et d’une réforme complète de la gouvernance électorale. Chacun a constaté les capacités de l’ANE, selon les mots du porte-parole.

 

Cette refonte constitue la seule garantie pour que les voix exprimées correspondent réellement aux résultats sortis des urnes. La situation actuelle montre que les dérives autoritaires ont remplacé l’État de droit dans un silence généralisé. Le BRDC établit qu’aucune alternance politique n’est envisageable dans le cadre de ce qu’il nomme la pseudo-constitution du 30 août 2023. La survie de la démocratie et de la République dépend de la mobilisation collective, a conclu Martin Ziguelé ce 12 janvier 2026 depuis le siège du PATRIE à Bangui.

 

Par Brahim Sallé

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