Naïveté, Bonté, Idiotie ? : Jean-Pierre Mara fracasse les modèles électoraux importés de l’extérieur en Afrique

Rédigé le 21 février 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Présence des Wagner, bourrage d’urnes, trafic de procès-verbaux : ces fraudes électorales massives du 28 décembre en Centrafrique poussent Jean-Pierre Marat à exiger un nouveau modèle électoral pensé par et pour l’Afrique.
Les élections du 28 décembre en République Centrafricaine ont laissé des traces indélébiles. Des miliciens russes et syriens du groupe Wagner sont devenus des responsables de bureaux de vote, des urnes remplies sans pudeur, des résultats manipulés au grand jour. L’ancien député de Mala, Jean-Pierre Marat, a regardé ce cirque avant de rompre son silence.
Sa prise de parole va bien au-delà des simples accusations de tricheries. Jean-Pierre Mara attaque directement les fondations du système importé de l’étranger. “Le combat d’avenir pour notre nation doit inclure les notions de choix des Dirigeants”, lance-t-il sans détour. Pour lui, copier les modèles venus d’ailleurs constitue l’erreur principale.
L’ancien parlementaire rejette aussi bien les systèmes occidentaux que soviétiques. “Nous devons nous demander si l’organisation des élections sur le format actuel est approprié. Même en France où dans les pays Nantis, ce modèle montre des limites”, affirme-t-il. Ses mots ciblent tous les modèles étrangers sans exception.
Marat refuse de continuer sur cette voie sans interroger les bases mêmes du processus. “Nous n’allons pas continuer à accepter des modèles sans remettre en cause leur pertinence”, déclare-t-il avec une détermination notable. Cette remise en question concerne autant Paris que Moscou ou Pékin.
L’ancien député formule alors une interrogation cinglante qui résume son analyse. “Comment accepter l’organisation de scrutins Tant que celui qui l’organise aura le monopole de manipuler les résultats. Naïveté, Bonté, Idiotie?”, lance-t-il à ceux qui persistent dans le système actuel. Ces trois mots frappent comme des coups de massue.
Son raisonnement prend une tournure encore plus radicale quand il évoque les procédures électorales. “Les campagnes électorales, le vote, les scrutins, les décomptes des résultats, la compilation, etc ne correspondent pas au mental voleur de l’homme Noir”, affirme Marat sans ménagement. Cette expression crue traduit sa conviction que les modèles importés favorisent les manipulations.
Les preuves de cet échec s’accumulent sur le continent selon lui. “Les élections au Cameroun et en RCA ont démontré que ce modèle n’est pas adapté à l’Afrique”, constate l’ancien député. Ces deux pays lui offrent des exemples concrets du fiasco des systèmes venus d’ailleurs.
Marat anticipe les critiques et précise aussitôt sa pensée pour éviter les malentendus. “Attention, je ne suis pas en train de faire que la démocratie n’est pas adapté au mental africain”, insiste-t-il fermement. Son discours ne rejette pas la démocratie comme principe mais les méthodes copiées de l’extérieur.
Sa vision appelle à créer quelque chose de neuf et d’authentique. “Je dis que l’organisation des votes au modèle occidental ou soviétique renforce les dictatures donc il nous faut un autre modèle de choix démocratique”, explique-t-il clairement. Cette phrase résume son refus des importations et son appel à l’innovation.
L’ancien député considère les scrutins du 28 décembre 2025 en RCA comme de simples façades trompeuses. Les expériences électorales pluralistes en Afrique deviennent des “procédures trompe-œil” dans sa bouche. Derrière les apparences démocratiques se cachent des systèmes qui maintiennent les autocraties au pouvoir.
Marat exige donc une rupture complète avec les modèles venus de France, de Russie ou d’ailleurs. Il réclame “une conception africaine d’organisation électorale, un modèle de choix des dirigeants” qui correspondrait aux réalités du terrain. Cette approche nécessiterait d’inventer plutôt que de copier.
Les fraudes constatées le 28 décembre ne représentent qu’une manifestation visible d’un problème plus large. Le bourrage d’urnes, la présence des mercenaires Wagner, les menaces dans les bureaux de vote montrent simplement que les systèmes importés ne peuvent pas fonctionner. Tant que l’Afrique continuera d’emprunter ses modèles à l’étranger, les mêmes dérives se répéteront
Par Alain Nzilo
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