Nouvelle tentative du détournement à l’ACFPE : Le directeur de la Formation, Monga Aubin, tente de voler les correcteurs après avoir détourné les fonds de la saisie
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le scandale du projet ICOMPETE à l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) prend une nouvelle tournure explosive. Après avoir détourné des millions lors de la phase de correction des copies, Monga Aubin, Directeur de la Formation et du Conseil en Organisation, tente maintenant d’escroquer les agents de saisie des notes. Une manœuvre qui a provoqué la colère des agents et bloqué la publication de la liste définitive des candidats présélectionnés.
Dans nos précédentes investigations sur le projet ICOMPETE, financé par la Banque mondiale pour former 2 000 jeunes déscolarisés, nous avions exposé deux scandales majeurs.
D’abord, le détournement de 22 millions de francs CFA du budget communication par Mbalanga Evodie, cheffe de Service de la Communication du projet, en complicité avec Aristide Ganabo (chargé de mission au ministère du Travail), Renée Bimbo (directrice générale de l’ACFPE) et le directeur comptable de l’agence. Ce détournement a eu pour conséquence une communication bâclée de moins d’une semaine au lieu des campagnes massives prévues, privant des milliers de jeunes de l’opportunité de candidater.
Ensuite, la mafia de la saisie des noms des candidats menée par Monga Aubin. Alors que le tarif contractuel était de 500 FCFA par fiche de candidat saisie, le directeur de la Formation a monopolisé cette tâche lucrative avec sa copine travaillant à la direction générale et quelques proches. Sur les 11 000 candidatures reçues, ils se sont partagé le pactole de 5,5 millions de francs CFA. Pire encore, Monga Aubin n’a versé que 350 FCFA par fiche aux quelques agents externes qu’il avait recrutés, empochant la différence.
Après la saisie des noms des candidats est venue la phase de correction des épreuves, puis maintenant la saisie des notes sur ordinateur pour affichage. C’est cette dernière étape qui provoque aujourd’hui un nouveau conflit entre Monga Aubin et les agents de l’ACFPE. Le directeur de la Formation et sa compagne ont participé à la correction des copies, puis maintenant à la saisie des notes, toujours dans le même but : empocher un maximum d’argent. Mais comme ils n’ont pas fait beaucoup de travail, ils tentent maintenant une nouvelle escroquerie pour se faire payer sans avoir réellement travaillé.
Selon les Termes de Référence (TDR) du projet ICOMPETE, la saisie des notes sur ordinateur devait être rémunérée à hauteur de 500 francs CFA par fiche de candidat. Un tarif qui permettait de motiver les agents tout en respectant les standards de rémunération pour ce type de travail.
Les corrections des épreuves se sont terminées après plusieurs jours de travail intensif. Il fallait maintenant saisir les notes de tous les candidats sur ordinateur pour pouvoir afficher les résultats et publier la liste définitive des présélectionnés. Plusieurs agents de l’ACFPE ont été mobilisés pour cette tâche. Certains, particulièrement assidus, ont réussi à saisir entre 500 et 1 000 fiches pendant ces trois journées. À 500 FCFA la fiche, ces travailleurs méritants devaient logiquement percevoir entre 250 000 et 500 000 francs CFA pour leur labeur.
Mais Monga Aubin et sa copine de la direction générale avaient un problème : eux aussi avaient participé à la saisie des notes, non pas par sens du devoir, mais pour s’octroyer une part supplémentaire du gâteau. Sauf que, contrairement aux autres agents, ils n’ont saisi que très peu de fiches. Une dizaine tout au plus, peut-être quelques dizaines. Si le paiement se faisait à la fiche comme prévu dans les TDR, leur participation dérisoire serait exposée au grand jour et ils ne toucheraient que quelques milliers de francs CFA.
Face à cette situation embarrassante, Monga Aubin a imaginé une combine aussi grossière qu’injuste. Plutôt que de respecter le tarif contractuel de 500 FCFA par fiche saisie, il a décidé d’imposer un forfait journalier : 50 000 francs CFA par jour et par agent, soit 150 000 FCFA pour les trois jours de travail.
La manœuvre est limpide. En établissant un tarif forfaitaire identique pour tous, Monga Aubin cherche à noyer dans le même compte les agents qui ont abattu un travail colossal et ceux qui, comme lui et sa compagne, n’ont fait que de la figuration. Peu importe que vous ayez saisi 10 fiches ou 1 000 fiches : tout le monde touche 150 000 FCFA. Une égalité mathématique qui cache une inégalité scandaleuse.
Prenons l’exemple d’un agent qui a saisi 600 fiches sur les trois jours. Au tarif contractuel de 500 FCFA par fiche, il devrait percevoir 300 000 francs CFA. Avec le forfait imposé par Monga Aubin, il ne touchera que 150 000 FCFA. Soit un vol pur et simple de 150 000 FCFA sur son salaire légitime.
Inversement, Monga Aubin et sa copine, qui n’ont saisi qu’une dizaine ou quelques dizaines de fiches – soit au maximum 5 000 à 10 000 FCFA de travail effectif – vont empocher 150 000 FCFA chacun. Un enrichissement injustifié de 140 000 à 145 000 FCFA par personne, prélevé directement sur le travail des autres.
Les agents de l’ACFPE ne sont pas dupes. Ils connaissent parfaitement les habitudes de leur directeur de la Formation. Ils savent qu’il place sa compagne et ses proches dans tous les dispositifs lucratifs du projet. Ils ont vu comment il a monopolisé la saisie des candidatures pour s’enrichir. Ils ne sont pas prêts à se laisser voler une deuxième fois.
Face à cette tentative d’escroquerie caractérisée, les agents chargés de la saisie ont unanimement refusé l’offre de Monga Aubin. Leur position est claire et légitime : ils exigent le respect du contrat initial, soit 500 francs CFA par fiche saisie. Pas question d’accepter une combine qui les dépouille de leur dû pour enrichir un directeur corrompu et sa clique.
“Nous avons fait le maximum de travail pendant trois jours. Certains d’entre nous ont saisi 500, 600, voire 1 000 fiches. On nous doit 250 000 à 500 000 francs CFA selon le nombre de fiches que chacun a traitées. Et maintenant on voudrait nous donner 150 000 FCFA pour noyer le directeur et sa copine qui n’ont rien fait ? C’est impossible, nous refusons catégoriquement”, confie un agent sous couvert d’anonymat.
Ce refus collectif a plongé la suite du processus de sélection dans un chaos total. Sans accord sur les modalités de paiement, les agents maintiennent leur position et refusent de finaliser l’affichage des résultats. La liste définitive des candidats présélectionnés, qui devait être publiée dans les jours suivant la saisie des notes, reste bloquée.
Des milliers de jeunes qui ont composé il y a plus d’une semaine attendent dans l’angoisse de connaître leur sort. Certains appellent quotidiennement l’ACFPE pour savoir s’ils sont retenus. D’autres se présentent physiquement aux bureaux de l’agence dans l’espoir de trouver leur nom sur une liste qui n’existe toujours pas. Ces jeunes, déjà fragilisés par des années de déscolarisation et de précarité, subissent une fois de plus les conséquences de la corruption et de l’incompétence de ceux qui sont censés les servir.
L’atmosphère au sein de l’ACFPE est explosive. Les agents lésés ne cachent pas leur colère contre Monga Aubin. Certains employés de l’agence, excédés par les pratiques de leur hiérarchie, expriment ouvertement leur soutien aux agents spoliés. “Le directeur de la Formation continue de voler comme il l’a fait avec la saisie des candidatures. Il crie sur les candidats pendant les examens au lieu de les apaiser. Il crie même sur le personnel. Et maintenant il veut nous voler notre argent. Ça suffit”, témoigne un employé de l’ACFPE.
Le comportement de Monga Aubin lors du projet ICOMPETE dresse le portrait d’un responsable qui a transformé sa fonction en machine à enrichissement personnel. Depuis le début du projet, il a détourné, manipulé et escroqué à chaque étape.
Affaire à suivre….
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)