Bambouti : des soldats FACA désarmés par les casques bleus rwandais après une tentative de viol d’une fillette de 15 ans

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont été temporairement désarmés samedi dernier à Bambouti, à plus de 1600 km de Bangui, dans la préfecture du Haut-Mbomou, après avoir tenté de violer une fillette de 15 ans et menacé de tuer des civils.
Les faits se sont déroulés samedi dans la journée. Des soldats FACA détachés à Bambouti ont tenté de violer une fille de 15 ans, Viviane Mehinogote, habitant le quartier Gbaria. Aussitôt que la fille est revenue à la maison expliquer les faits à sa maman, la famille de la victime s’est rendue auprès de la Minusca pour dénoncer l’agression. Des membres de la famille ont également interpellé directement les soldats pour leur dire que leur comportement était inacceptable.
La réaction des militaires a été violente. Au lieu de reconnaître leur faute, ils se sont emportés et ont proféré des menaces de mort. Ils ont déclaré qu’ils ne salueraient plus personne et qu’ils allaient tuer des gens.
Face à ces menaces, les casques bleus rwandais de la MINUSCA sont intervenus rapidement. Ils ont procédé au désarmement des soldats FACA impliqués dans cette affaire. Sans leurs armes, ces militaires sont redevenus de simples civils vulnérables, privés de leur capacité de nuisance.
Le soir même, la situation a connu un rebondissement. La préfète du Haut-Mbomou, qui travaille entre Obo et Bambouti, se trouvait ce jour-là à Bambouti pour ses activités administratives. Les casques bleus rwandais ont alors restitué leurs armes aux soldats FACA en leur expliquant que la présence de la préfète nécessitait qu’ils assurent sa sécurité.
Mais les casques bleus ont posé une condition ferme : tout nouveau problème entraînerait des sanctions immédiates. Depuis samedi soir et tout au long du dimanche, la situation est restée calme à Bambouti.
La République centrafricaine a une armée sans éthique. C’est une vérité! Cette affaire dévoile en plus un problème au sein des FACA : le recrutement massif sans enquête de moralité et sans formation appropriée. Les mercenaires russes de Wagner forment ces soldats uniquement au maniement des armes, pas à l’éthique militaire ni au respect des populations civiles.
Le résultat est catastrophique : l’armée nationale est devenue un repère de bandits. Des militaires crapuleux, y compris des officiers, se comportent comme des criminels en uniforme. Ils violent, volent, menacent et terrorisent les populations qu’ils sont censés protéger.
À Bambouti, ces soldats ont tenté de violer une fillette en plein jour. Confrontés à la famille de leur victime, ils n’ont montré aucun remords. Au contraire, ils ont menacé de tuer des civils. Ce comportement traduit une absence totale de discipline militaire et de sens moral.
L’intervention des casques bleus rwandais a été nécessaire pour désarmer ces soldats voyous et protéger la population. C’est une humiliation pour les FACA : des militaires centrafricains désarmés sur leur propre territoire par des forces étrangères parce qu’ils constituent une menace pour leur propre population.
Cette situation n’est pas unique à Bambouti. Partout dans le pays, les populations se plaignent du comportement des soldats FACA. Les exactions se multiplient : viols, vols, racket, brutalités. Les militaires qui devraient incarner l’autorité de l’État et protéger les citoyens sont devenus une source de danger.
La formation dispensée par Wagner produit des tueurs, pas des soldats républicains. Ces mercenaires enseignent le maniement des armes mais ignorent l’éthique militaire, le respect des droits humains, la protection des civils. Ils forment une armée d’occupation, pas une armée nationale.
Le recrutement massif sans vérification des antécédents a permis à des délinquants et des criminels d’intégrer les FACA. Beaucoup de ces recrues n’ont aucune conscience professionnelle, aucun sens du devoir. Ils voient l’uniforme comme un moyen d’exercer un pouvoir sur les populations sans rendre de comptes.
Les autorités militaires ferment les yeux sur ces exactions. Les soldats impliqués dans des viols, des vols ou des violences ne sont presque jamais sanctionnés. Cette impunité encourage les comportements criminels au sein des FACA.
À Bambouti, ce sont des casques bleus étrangers qui ont dû intervenir pour protéger la population centrafricaine contre ses propres soldats. Cette situation est inacceptable. Elle montre l’échec total de la reconstruction de l’armée nationale sous la présidence Touadéra.
Les FACA doivent être réformées en profondeur. Il faut purger les rangs de tous les éléments criminels, établir une véritable formation éthique, sanctionner systématiquement les exactions et reconstruire une armée véritablement républicaine au service de la nation, pas une bande armée qui terrorise sa propre population.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)