Quand le ministre Abazène déforme la décision de la CPI pour flatter le régime Touadéra

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le gouvernement centrafricain à travers le ministre de la justice salue avec triomphalisme une décision de la Cour pénale internationale (CPI) qu’il interprète à sa convenance. Mais derrière les applaudissements officiels, la réalité juridique contredit le récit vanté par le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, ancien chef rebelle devenu Garde des Sceaux.
Le 23 septembre 2025, le ministère de la Justice a publié un communiqué se félicitant que la CPI ait « reconnu la capacité de la Cour pénale spéciale (CPS) à juger Edmond Beïna ». Présentée comme une victoire nationale et un signe de « confiance » dans la justice centrafricaine, cette lecture relève davantage de la propagande que du droit.
La CPI n’a pas « salué » la justice centrafricaine. Elle a simplement rappelé le principe de complémentarité prévu par le Statut de Rome : si une juridiction nationale, ou hybride, comme la CPS, a déjà engagé des procédures crédibles, la CPI se dessaisit. Dans le cas Beïna, ce dernier est détenu depuis plusieurs années à la prison du camp de Roux par décision de la CPS, et les juges de La Haye n’ont fait qu’appliquer la procédure habituelle.
Ceci est vraiment une manipulation Politique. Le communiqué officiel du ministère de la justice transforme cette règle technique en une validation politique du régime Touadéra. « La justice centrafricaine a atteint un niveau de satisfaction remarquable », ose écrire le ministère, allant jusqu’à présenter la décision comme une « marque de confiance » de la communauté internationale.
En réalité, la justice centrafricaine est une juridiction sous tutelle russe, totalement soumise au groupe Wagner. Ce sont les Mercenaires russes qui décident des peines, qui interviennent dans les prisons, qui libèrent ou enferment selon les ordres du pouvoir.
Le cas du ministre Hassan Bouba, ex-chef rebelle de l’UPC et aujourd’hui ministre, démontre cette dérive. Arrêté par la CPS sur décision judiciaire, il avait été incarcéré à la prison du camp de Roux avant d’être libéré de force par Wagner une semaine plus tard, sous le regard complice du Président Touadera. Malgré cette affaire scandaleuse, Hassan Bouba a retrouvé son poste au gouvernement deux jours après sa libération, preuve éclatante que la justice centrafricaine n’a aucune autorité réelle face aux instructions russes.
En plus, le ministre de la Justice est aussi sans légitimité morale. La mise en scène organisée par Arnaud Djoubaye Abazène illustre cette dérive. L’ancien chef rebelle de la Séléka, recyclé au gouvernement, instrumentalise chaque occasion pour se présenter en gardien de l’État de droit. Pourtant, les prisons centrafricaines regorgent de détenus politiques et d’opposants arrêtés sans procès équitable. L’enlèvement de l’ancien ministre Armel Sayo le 7 juillet 2025 durant 30 jours, puis depuis le 15 septembre 2025 reste, à ce jour, sans explication crédible.
À l’inverse, des figures proches du régime bénéficient d’une impunité totale, malgré des accusations graves de crimes de guerre ou de corruption. Cette réalité contraste avec les déclarations officielles d’un « combat contre l’impunité ».
Ce que la CPI a fait dans l’affaire Beïna n’est pas un hommage à Bangui, mais une délégation de procédure à une juridiction hybride déjà saisie du dossier. Le présenter comme une consécration revient à tromper délibérément l’opinion publique.
Derrière l’autocongratulation du communiqué ministériel se cache une vérité embarrassante : la justice centrafricaine, loin d’être souveraine, fonctionne sous influence étrangère et au rythme des rapports de force politiques. Que vaut une telle « reconnaissance » quand la CPS se fait humiliée par Wagner au point de voir ses prisonniers libérés de force et ses juges réduits au silence ?
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
