Agriculture en RCA : l’ex-détenu Maxime Balalou poursuit son délire propagandiste

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Lors de sa conférence de presse, l’ex-détenu devenu porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, s’est encore illustré dans ce qu’il sait faire de mieux : transformer un discours creux en propagande grossière. Cette fois, il a tenté de convaincre que l’agriculture et l’agro-industrie seraient devenues les piliers stratégiques du Plan national de développement (PND). Un récit délirant, écrit par d’autres mais placé dans sa bouche, qui ne fait que confirmer l’écart abyssal entre les annonces officielles et la réalité vécue par les Centrafricains.
Maxime Balalou a d’abord rappelé que l’agriculture faisait partie des secteurs dits stratégiques, aux côtés des infrastructures et de l’éducation. Il a ensuite sorti des chiffres spectaculaires, évoquant un partenariat avec un groupe indien à hauteur de 800 milliards de francs CFA pour développer la culture industrielle du manioc et de la canne à sucre. Selon lui, ce projet permettrait d’installer des machines, d’augmenter les surfaces cultivables sur des milliers d’hectares et de transformer les produits localement pour créer une véritable « chaîne de valeur ». Dans son récit, le manioc ne serait plus vendu brut mais transformé, générant une valeur ajoutée et ouvrant la voie à un « vecteur de développement ».
Ces annonces relèvent du délire pur et simple. Parler de 800 milliards pour le manioc dans un pays où les paysans travaillent encore à la houe, sans routes praticables ni énergie stable pour alimenter une seule usine, c’est se moquer ouvertement de la population. Le ministre Maxime Balalou a même évoqué des « zones économiques spéciales » et des usines de transformation, alors que dans de nombreuses provinces, les champs sont abandonnés faute de sécurité, et que la plupart des récoltes périssent faute de moyens de conservation ou de transport.
Le porte-parole Maxime Balalou a également insisté sur le rôle de l’énergie, présentée comme indispensable pour soutenir cette révolution agricole. Mais chacun sait que l’électricité est un luxe rare en RCA, même à Bangui. Comment peut-on sérieusement prétendre alimenter des usines de transformation alors que des quartiers entiers restent plongés dans le noir ? La logique est absente, et l’écart entre la rhétorique officielle et la vie réelle saute aux yeux.
Derrière cette mise en scène, c’est tout un gouvernement qui instrumentalise l’agriculture comme vitrine électorale. Les Centrafricains connaissent bien ce scénario : on a déjà entendu parler de 5 000 forages jamais réalisés, d’un aéroport moderne au PK-28 jamais construit, ou encore d’une cité futuriste sur l’île des Singes, sans mentionner les différentes, comme banque des tourougou, banque des waligara, banque des boubanguéré…. Aujourd’hui, c’est le manioc et la canne à sucre qui sont brandis comme symboles d’un avenir radieux, alors que la misère rurale continue de s’aggraver.
En présentant ce projet comme une priorité absolue du PND, Maxime Balalou ne fait que poursuivre un délire Politique qui frise l’obsession. Ce discours n’a rien d’un programme agricole crédible : c’est une fiction électorale, un décor fabriqué pour masquer l’échec du régime sur tous les plans. À force de multiplier les promesses irréalistes, le pouvoir ne récolte qu’une chose : le ridicule.
La vérité, les Centrafricains la connaissent déjà. L’agriculture reste une activité de survie, soutenue uniquement par les efforts des paysans eux-mêmes, sans infrastructures, sans crédits agricoles, sans appui technique réel. Et ce ne sont pas les envolées délirantes d’un ex-détenu Maxime Balalou recyclé en porte-parole qui changeront cette réalité.
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