Routes chaotique, pas de panneaux de signalisation, Permis obtenus dans les quartiers, morts sur les routes, pourtant, l’ex-détenu Maxime Balalou accuse les victimes

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le ministre Maxime Balalou rejette la responsabilité gouvernementale sur l’hécatombe routière, préférant incriminer l’imprudence des conducteurs plutôt que l’abandon des infrastructures par l’État.
Interrogé par un journaliste de la radio Ndèkè – Luka sur la multiplication des accidents mortels à Bangui et en province, Maxime Balalou a livré une réponse aussi désinvolte qu’irresponsable. Face à un fléau qui décime quotidiennement les Centrafricains, le ministre préfère pointer du doigt l’imprudence des conducteurs plutôt que de questionner les carences abyssales de l’État en matière d’infrastructures routières et de formation.
“Encore vous parlez d’accidents, comme si les questions d’accidents, qu’est-ce que je peux vous dire madame ? Dans tous les pays du monde, vous avez les cas d’accidents”, lâche Balalou avec un agacement palpable. Cette réaction désinvolte face à un journaliste qui ose évoquer la mort de “beaucoup de citoyens” en dit long sur l’indifférence gouvernementale face à ce drame national.
Le ministre poursuit dans cette veine fataliste : “Il y a un travail qui se fait. Mais l’imprudence parfois de conducteurs et autres peut amener dans certaines circonstances. Nous avons vu avec notre collègue malheureusement ce qui s’est passé. Angélien Gondard, qui n’est plus”. Cette évocation d’un cas particulier lui permet d’esquiver habilement la question de fond sur les responsabilités systémiques de l’État.
Balalou enfonce le clou dans sa stratégie d’évitement : “Il y a des choses qui se passent, des imprudences de la conduite et autres qui peuvent amener, malgré les efforts du gouvernement, les cas d’accidents. Il s’est arrivé. Est-ce que cela peut poser vraiment un problème ?” Cette question rhétorique dévoile un cynisme confondant : comment un ministre peut-il minimiser ainsi l’hécatombe routière qui frappe quotidiennement son pays ?
Cette approche culpabilisante masque honteusement les véritables causes de cette tragédie nationale. En accusant systématiquement les conducteurs d’imprudence, Balalou fait l’impasse sur les carences monumentales de l’État centrafricain en matière de sécurité routière.
Que dire de l’état désastreux des routes centrafricaines, criblées de nids-de-poule et dépourvues de signalisation ? Comment rouler prudemment sur des axes défoncés où aucun panneau n’indique les virages dangereux, les passages à niveau ou les zones sensibles ? L’imprudence que dénonce Balalou n’est souvent que la conséquence directe de l’abandon de l’entretien routier par les pouvoirs publics.
Mais l’irresponsabilité gouvernementale va bien au-delà des infrastructures. Le système de délivrance des permis de conduire en Centrafrique constitue une véritable farce administrative. Ces précieux sésames s’obtiennent désormais dans les quartiers, moyennant quelques billets glissés dans la bonne poche. Cette corruption généralisée transforme l’obtention du permis en simple transaction commerciale, vidée de toute exigence de formation ou de compétence.
Comment s’étonner des accidents quand les conducteurs n’ont jamais appris le code de la route ? La plupart des Centrafricains au volant ignorent tout des règles de priorité, des distances de sécurité ou des limitations de vitesse. Ils conduisent à l’instinct, sans formation préalable, armés d’un permis acheté qui ne garantit aucune compétence réelle.
Cette absence totale de formation transforme les routes centrafricaines en terrain de tous les dangers. Quand personne ne connaît les règles de base de la circulation, l’accident devient inévitable. Mais cette réalité dérangeante, Balalou préfère l’ignorer pour se réfugier derrière la thèse commode de l’imprudence individuelle.
L’État centrafricain a tout simplement abandonné ses responsabilités régaliennes en matière de sécurité routière. Aucune auto-école digne de ce nom, aucun centre d’examen sérieux, aucune campagne de sensibilisation d’envergure. Cette démission collective des pouvoirs publics crée un environnement où l’accident devient statistiquement inéluctable.
Le ministre évoque mollement “un travail qui se fait” sans jamais préciser la nature de ces prétendus efforts gouvernementaux. Quelles mesures concrètes le gouvernement a-t-il prises pour améliorer la sécurité routière ? Quels investissements dans la signalisation, la formation des conducteurs ou l’entretien des routes ? Cette opacité délibérée trahit l’absence totale de politique publique cohérente en la matière.
Cette déresponsabilisation permanente de l’État explique parfaitement les dérives du régime Touadéra. Face à chaque problème public, la réaction gouvernementale consiste invariablement à rejeter la faute sur les citoyens eux-mêmes. Les routes tuent ? C’est la faute aux conducteurs imprudents. L’insécurité persiste ? C’est la faute aux “égarés” qui perturbent l’ordre public. Cette rhétorique de l’irresponsabilité systémique décrédibilise totalement l’action publique.
Le parallèle établi par Balalou avec les “pays du monde” où existent également des accidents routiers témoigne d’une malhonnêteté intellectuelle flagrante. Comparer les taux d’accidents centrafricains avec ceux des pays développés dotés d’infrastructures modernes et de systèmes de formation efficaces relève de la pure imposture statistique.
Cette attitude gouvernementale condamne les Centrafricains à subir indéfiniment cette hécatombe routière. Sans reconnaissance des responsabilités publiques, aucune amélioration n’est possible. Les citoyens continueront de mourir sur des routes abandonnées, au volant de véhicules conduits par des chauffeurs non formés, dans l’indifférence générale des autorités.
CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE
Paoua-ce-jeudi/” data-wpel-link=”internal”>Corbeaunews Centrafrique
Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21
Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)