Quand le Procureur Transforme la Justice en Instrument de Terreur

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
En République Centrafricaine, la justice, censée protéger, est devenue un effrayant outil d’oppression. Le procureur de la République, Benoit Narcisse Foukpio, agissant en véritable bandit, fait régner la terreur, annihilant tout espoir d’équité.
La République Centrafricaine : Un Pays en Plein Chaos
La République Centrafricaine est aujourd’hui plongée dans le chaos et le désordre le plus total. Il n’y a plus de véritable leader à la barre de ce pays. Dans toutes les institutions centrafricaines, plus personne ne semble aux commandes, ce qui engendre un désordre généralisé. Partout, on constate des abus d’autorité, des détournements, des vols et des injustices. Il y a même des rébellions qui se forment au sein même de l’appareil d’État.
C’est une situation incompréhensible pour les Centrafricains. Personne ne semble saisir ce qui se passe actuellement dans le pays. Le Président Faustin-Archange Touadéra, censé diriger le pays, semble délaisser ses fonctions et laisser la République Centrafricaine aux mains de la mafia. Chacun fait ce qu’il veut, tandis que le président se concentre uniquement sur ces multiple maîtresses dans la capitale et à l’étranger, laissant le champ libre à son entourage. C’est tout simplement incroyable.
La Justice Centrafricaine : Un Système en plein chaos
La situation la plus visible, la plus chaotique et la plus pathétique se trouve au niveau de la justice centrafricaine. Les craintes des Centrafricains se sont concrétisées. Comme le souligne l’opposant maître Crépin Mboli-Goumba, coordinateur du BRDC, la justice est devenue un terrain de mafieux. Le ministre actuel de l’injustice…, pardon de la Justice, Arnaud Djoubaye-Abazène, a, semble-t-il, tout détruit sur son passage. Ce n’est plus une justice qui opère dans ce pays, mais une dictature, et même bien au-delà.
On assiste à des arrestations de députés sans mandat, alors même que la Constitution qu’ils ont illégalement élaborée stipule que les députés jouissent de l’immunité parlementaire et ne peuvent être arrêtés, sauf en cas de flagrant délit. Pourtant, ils ont mis en place un système du banditisme d’État : ils arrêtent des députés et publient des communiqués fallacieux et lamentable par la suite. La manœuvre est pathétique et criminelle. Ils prétendent qu’il s’agit de flagrants délits, fabriquant ainsi des motifs. Ce procureur de la République actuel, Benoît Narcisse Foukpio, est un véritable criminel, un grand bandit qui n’a plus de moral.
Rappelez-vous le cas du député Dominique Éphrem Yandocka, arrêté à son domicile à 4 heures du matin sous de fausses accusations de tentative de coup d’État, et pour lequel on a également invoqué le flagrant délit. Comme s’ils sont nés avant la honte, ils sont partis pour arrêter un députés vers Bimbo, mais celui-ci a eu l’écho et a pris la fuite la nuit. Un an plus tard, le député de Djema, une sous-préfecture du Haut-Mbomou, a été interpellé sur simple accusation via WhatsApp et les réseaux sociaux. Il est détenu depuis près d’un mois à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB). Le procureur Benoît Narcisse Foukpio a ensuite émis un communiqué pour l’accuser, invoquant encore une fois le flagrant délit. C’est lamentable.
L’Arrestation de l’ancienne ministre Marie-Solange Ndakala , Le Comble de l’Arbitraire
Le plus grave de tout est l’arrestation de l’ancienne ministre, Marie-Solange Pagonendji-Ndakala, arrêtée samedi dernier à son domicile. Des agents de l’ASSECNA sont arrivés pour effectuer des “nettoyages” dans sa propriété privée. Imaginez, une propriété privée ! Ils sont venus, soi-disant, avec un excès de zèle. Elle fait partie de ceux qui ont refusé cette intrusion. C’est alors que le procureur Benoît Narcisse Foukpio a quitté son bureau pour se rendre personnellement sur les lieux et ordonner aux gendarmes de la Section de Recherches et d’Investigations à l’arrêter. Simplement comme ça. Elle a été conduite à la Section de Recherches et d’Investigations de la gendarmerie et placée en détention. Pour rien, absolument rien.
C’est comme si l’arrestation d’anciens ministres était devenue un jeu d’enfant. Ce n’est plus un pays digne de ce nom. Demain ou après-demain, nous verrons un communiqué du procureur Benoît Narcisse Foukpio annonçant qu’elle a été arrêtée en “flagrant délit” de telle ou telle chose. Une ancienne ministre, qui n’a rien fait d’autre que de s’opposer à l’intrusion de ces individus chez elle. Ce procureur est un bandit, ce ministre de l’injustice est un bandit. C’est incroyable. Ce pays est complètement détruit. Ses fondations sont totalement anéanties. Les Centrafricains ne savent plus où ils vont. Franchement….
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
