Un chauffeur de l’ambassade des États-Unis à Bangui torturé presqu’à mort par les miliciens requins du président Toadera

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Euloge Toubaro, chauffeur de l’ambassade des États-Unis, a été sauvagement torturé par les miliciens requins lourdement armés du président Toadera, frôlant la mort.
Le dimanche 27 avril 2025, à Bangui, une journée ordinaire a viré au cauchemar pour Euloge Toubaro, un chauffeur employé par l’ambassade des États-Unis en République centrafricaine. Profitant de son week-end, cet homme discret et peu bavard s’est rendu dans un magasin du centre-ville, situé en face de la cité de la joie, pour acheter de la nourriture pour son chien. Ce qui devait être une simple course s’est transformé en une descente aux enfers, démontrant une fois de plus la brutalité d’un régime où la violence gratuite et l’impunité règnent en maîtres.
Alors qu’il approchait du magasin, un inconnu l’a abordé avec une familiarité déconcertante. « Bonjour, beau-frère », a lancé l’homme en le saluant chaleureusement. Surpris, Euloge Toubaro a répondu poliment, tout en se demandant intérieurement où il avait bien pu croiser cet individu. Le visage de l’homme lui semblait vaguement familier, peut-être un voisin du quartier Castors, mais rien de précis ne lui venait à l’esprit. Perplexe, il a poursuivi son chemin, ruminant cette rencontre étrange. Mais à sa surprise, quelques minutes plus tard, un autre homme, en civil mais armé d’un pistolet, s’est approché de lui. Sans ménagement, il l’a interpellé : « Tu connais le gars qui t’a parlé tout à l’heure ? » Euloge Toubaro, encore troublé, a répondu honnêtement : « Il m’a salué, mais je ne suis pas sûr de le connaître. Son visage me dit quelque chose, mais je ne sais pas d’où ».
L’homme armé n’a pas voulu en entendre davantage. Avec une autorité menaçante, il a insisté : « Non, tu le connais. Tu vas me montrer où il habite ». Euloge Toubaro, surpris de la réponse, a tenté d’expliquer qu’il ne savait rien de plus, mais l’échange a vite dégénéré. En un instant, l’homme a sorti son téléphone et a appelé des renforts. Quelques minutes plus tard, une brigade de miliciens requins lourdement armés, connus pour leur loyauté aveugle au président Faustin-Archange Toadera, a fait irruption. Sans explication, ils ont menotté Euloge Toubaro, l’ont jeté à l’arrière d’un véhicule et l’ont conduit à la base militaire du camp de Roux, un lieu tristement célèbre pour des activités de la haute criminalité.
Ce qui s’est passé ensuite défie l’entendement. Soumis à une « interrogation musclée », Euloge Toubaro a enduré un déferlement de tortures d’une cruauté inouïe. Coups, humiliations, sévices physiques : les miliciens n’ont reculé devant rien pour le briser. À bout de forces, Euloge Toubaro, dans un cri de désespoir, a supplié ses bourreaux : « Tuez-moi, ce serait mieux que de souffrir comme ça ». La réponse des miliciens requins glace le sang : « Ne t’inquiète pas, on va te tuer, mais ton corps, personne ne le retrouvera. Tu sais combien de gens on a tués ici sans qu’on retrouve leurs corps ? On te fera pareil ». Ces mots, prononcés avec une froideur terrifiante, trahissent une réalité effroyable : le camp de Roux est un charnier où des vies sont effacées dans l’ombre, loin des regards.
Par un miracle inexplicable, Euloge Toubaro a été relâché, mais son calvaire était loin d’être terminé. Gravement blessé, il a regagné son domicile dans un état critique. Sa famille, horrifiée par son apparence, l’a immédiatement conduit à l’hôpital. Les médecins ont constaté des blessures graves : un nez fracturé, des traumatismes multiples et des cicatrices couvrant son corps, témoignages muets de la barbarie qu’il avait subie. Admis en urgence le 27 avril, Toubaro est resté interné jusqu’au jeudi 1er mai 2025, date de sa sortie, encore touché physiquement et psychologiquement par cette épreuve.
Cet incident n’est pas une exception de tout. Il dévoile un pays plongé dans le chaos, où la moindre interaction – un simple salut dans la rue – peut devenir un prétexte pour une arrestation arbitraire et une torture jusqu’aux portes de la mort. Les « requins », bras armé du président Toadera, opèrent dans une impunité totale, semant la terreur parmi la population. Leur menace : « On a tué tant de gens, et personne ne sait où sont leurs corps » – révèle l’ampleur d’un système de répression qui broie les vies sans laisser de traces. Que signifie vivre dans un pays où un chauffeur d’ambassade, un citoyen lambda, peut être enlevé, torturé et menacé de disparition pour une raison aussi absurde qu’un salut mal interprété ?
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