Africa Ti L’Or, Wanawa et Crystal Water : Wagner intensifie sa stratégie d’empoisonnement de la population centrafricaine avec de l’eau en bouteille

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Wagner, avec sa bière Africa Ti L’Or et l’alcool frelaté Wanawa, développe une nouvelle stratégie d’empoisonnement massif de la population centrafricaine via Crystal Water, soi-disant eau pure, en RCA.
Le groupe Wagner, une milice russe solidement implantée en République centrafricaine (RCA), intensifie son emprise économique avec des produits douteux, dont le dernier en date, Crystal Water, une eau en bouteille soi-disant « pure ». Après avoir inondé le marché avec Africa Ti L’Or, une prétendue bière, et Wanawa, un alcool frelaté vendu en sachets plastiques, Wagner est désormais dénoncé pour une stratégie visant à empoisonner la population centrafricaine à travers des produits de qualité médiocre, exploitant l’économie fragile du pays et l’absence de régulation.
En effet, depuis 2021, Wagner gère la First Industrial Company à Bangui, où est produite Africa Ti L’Or, une boisson présentée comme une bière mais critiquée comme un mélange grossier de vodka et d’eau. Conditionnée dans des bouteilles en plastique, elle est promue à grand renfort de panneaux publicitaires et de réseaux sociaux, malgré sa piètre qualité. Un rapport parlementaire français de 2023 a révélé sa composition douteuse, le sénateur Olivier Cadic soulignant en février 2024 que le produit utilise probablement une eau contaminée, présentant des risques sanitaires. Wanawa, un autre produit Wagner, est un alcool vendu en petits sachets, souvent comparé à de la vodka diluée. Son opacité, avec aucun ingrédient clairement indiqué, alimente les soupçons de nocivité, certains consommateurs signalant des malaises après consommation. Loin d’être de simples échecs commerciaux, ces produits sont perçus comme des moyens d’inonder le marché avec des substances dangereuses tout en finançant les opérations de Wagner.
Crystal Water représente une nouvelle étape dans cette entreprise. Produite dans la même usine de Bangui, cette eau, vantée comme « pure », serait en réalité de l’eau du robinet de la Sodeca, la société publique de distribution, à peine filtrée, voire pas du tout, à travers des passoires artisanales. Ces pratiques rappellent les arnaques où de l’eau non traitée est vendue comme un produit haut de gamme, trompant les consommateurs et mettant leur santé en péril. Des témoignages suggèrent que Wagner réutilise des bouteilles précédemment vendues vides, une pratique déjà observée avant le lancement de Crystal Water, ce qui soulève des doutes sur l’hygiène. Le refus du groupe de dévoiler ses méthodes de production renforce l’idée que Crystal Water est un outil pour empoisonner la population, notamment les communautés vulnérables des marchés de Bangui.
Ces activités s’inscrivent dans une stratégie plus large de domination économique. Depuis 2018, Wagner sécurise des concessions d’or et de diamants et protège le président Faustin-Archange Touadéra, s’ancrant dans les rouages du pouvoir centrafricain. Ses entreprises commerciales, des mines aux boissons, servent à blanchir son influence et ses profits tout en fragilisant les acteurs locaux. Crystal Water concurrence directement les producteurs établis, comme les marques libanaises et la société du mafieux centrafricain Sani Yalo pour la production d’eau pure. Mais Wagner, en s’appuyant sur l’influence politique et la présence de son armée pour imposer ses réseaux de distribution et casser les prix : Les producteurs libanais vendent un pack de six bouteilles d’eau à 3000 FCFA, tandis que Wagner propose huit ou neuf bouteilles pour le même prix, attirant les consommateurs avec une quantité plus importante tout en distribuant une eau de robinet non traitée, une tactique pour écraser la concurrence. Cette expansion agressive indigne certains entrepreneurs centrafricains, qui accusent Wagner de saboter leurs moyens de subsistance avec des produits potentiellement toxiques.
Les conséquences sanitaires sont inquiétantes. Africa Ti L’Or et Wanawa ont été associés à des plaintes de nausées et de vertiges, bien que l’absence de régulation en RCA empêche des études approfondies sur leur toxicité. Crystal Water, si elle est produite avec de l’eau non traitée de la Sodeca, pourrait exposer les consommateurs à des contaminants, dans un pays où l’accès à l’eau potable est déjà limité. Un habitant de Bangui, sous couvert d’anonymat, résume le sentiment général : « Wagner nous vend du poison en bouteille en disant que c’est pur. Notre vie ne les intéresse pas ». Les antécédents de Wagner, accusé de violations des droits humains, y compris des assassinats de civils, amplifient les craintes que ses activités économiques privilégient le profit au détriment de la santé publique.
La popularité de Wagner, dopée par sa propagande massive sur les réseaux sociaux et dans des médias, s’effrite face à ces pratiques commerciales. Les sanctions internationales de l’UE, du Royaume-Uni et des États-Unis visent ses opérations, mais son influence économique en RCA persiste. L’absence de contrôle dans le secteur des boissons permet à Wagner d’agir en toute impunité, au risque d’aliéner la population centrafricaine. Des activistes locaux exigent une enquête sur la production de Crystal Water, réclamant transparence et responsabilité. « Ce n’est pas du commerce, c’est de l’exploitation », déclare un leader communautaire à Bangui. « Ils nous empoisonnent tout en pillant nos ressources. »
Alors que Wagner inonde la RCA d’Africa Ti L’Or, de Wanawa et de Crystal Water, la frontière entre commerce et préjudice s’estompe. Cette stratégie, camouflée sous des airs de développement économique, menace la santé et la confiance de la population centrafricaine. Qu’il s’agisse d’un empoisonnement délibéré ou d’un profit irresponsable, le résultat est le même : un pays en proie à l’instabilité est forcé de boire à une source empoisonnée….
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![Danse des vampires ou protection réelle ? Le ministre du Commerce parle de labo et de normes pendant que les jeunes tombent sur les routes avec les sachets d’alcool frelaté Danse des vampires ou protection réelle ? Le ministre du Commerce parle de labo et de normes pendant que les jeunes tombent sur les routes avec les sachets d’alcool frelaté* Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Pendant que le monde entier marque la Journée mondiale des droits des consommateurs ce 15 mars sous le thème « Des produits sûrs, des consommateurs confiants », la Centrafrique a vécu une célébration presque invisible. Aucune activité officielle n’a été organisée sur le terrain. Seul le ministre du Commerce et de l’Industrie, Maître Thierry Patrick Akoloza, a sorti un discours pour rappeler que l’État veut protéger les citoyens contre les produits de mauvaise qualité. Le ministre a listé une série de bonnes intentions : renforcer les textes de loi, améliorer le contrôle des marchandises qui arrivent sur le marché, trouver de l’argent pour construire enfin un laboratoire de référence, créer le Bureau centrafricain de normes, lutter contre les pratiques commerciales déloyales, promouvoir la métrologie légale pour que les balances et les mesures soient justes, et garder le contact avec les associations de consommateurs. Il a aussi demandé aux Centrafricains de rester vigilants, de connaître leurs droits et de porter plainte quand quelque chose ne va pas. Jusque-là, on pourrait applaudir. Sauf que sur le terrain, le quotidien raconte une autre histoire. Chez nous, on produit très peu de choses transformées. La plupart des biens de consommation courante viennent de l’extérieur, et personne ne peut vraiment vérifier leur qualité. Pas de laboratoire fiable, pas de contrôles systématiques aux frontières, pas de résultats publics. On nous parle de « normes » et de « réglementation », mais les étals et les boutiques regorgent de produits dont on ignore tout : date de péremption douteuse, composition cachée, emballages abîmés. Et le cas le plus criant reste celui de l’alcool frelaté produit sur place par Wagner. Au PK 26, sur la route de Boali, une usine tourne à plein régime. Elle appartient au groupe Wagner et fabrique localement la marque Africa Ti L’Or. Officiellement présentée comme une bière, cette boisson est en réalité un mélange de vodka, d’eau et de citron, souvent coupé avec des substances douteuses. La même structure produit aussi des petits sachets d’alcool frelaté, vendus à 100, 150 ou 200 francs CFA – avec des degrés qui montent parfois à 40, 80, voire 120 %. Ces pochettes plastiques inondent les rues, les marchés et les bars de Bangui et de l’intérieur du pays. Le gouvernement a pourtant pris un arrêté qui interdit formellement la production, l’importation et la vente de ces alcools en sachet, jugés dangereux pour la santé. Mais dans les faits, les services de l’État préfèrent s’attaquer aux cargaisons venues du Cameroun ou du Nigeria, pendant que la production locale de Wagner continue sans aucun contrôle indépendant. Personne ne peut entrer dans cette usine pour vérifier la qualité, les ingrédients ou le degré réel d’alcool. Résultat : les jeunes consomment massivement ces mixtures, les accidents de la route se multiplient, les cas d’empoisonnement et de dépendance explosent, et les autorités ferment les yeux. Ce n’est pas tout. Dans les magasins tenus par certains commerçants libanais, on trouve régulièrement du poisson avarié, de la viande pourrie ou du poulet impropre à la consommation. Ces produits sont récupérés, reconditionnés et remis en vente. Les agents censés faire les contrôles passent souvent leur chemin : les bakchichs font leur effet. L’État dit manquer de moyens pour vérifier quoi que ce soit, mais il semble en trouver quand il s’agit de protéger certains intérêts. Les consommateurs centrafricains ne demandent pas des promesses supplémentaires. Ils veulent du concret : des contrôles réels aux points d’entrée et dans les usines installées sur le territoire, un laboratoire qui fonctionne vraiment, des sanctions contre ceux qui inondent le pays avec des produits dangereux, et surtout la fin de cette tolérance à sens unique sur les sachets d’alcool frelaté produits localement. Tant que ces petites pochettes continueront à circuler librement, que les étals resteront remplis de marchandises pourries ou non vérifiées, et que certaines usines resteront intouchables, les beaux discours du 15 mars ressembleront plus à une danse rituelle qu’à une vraie volonté de protéger le sang des Centrafricains. Le gouvernement doit passer des mots aux gestes. Sinon, cette « protection des consommateurs » restera une belle déclaration que personne ne sent dans sa vie quotidienne. Les jeunes qui tombent sur les routes après avoir bu ces mixtures, les familles qui achètent des produits douteux sans pouvoir les contrôler, méritent mieux que des listes d’intentions. Ils méritent des actes. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Thierry-Patrick-Akoloza-en-Pleine-Emission-a-la-Radio-Ndeke-Luka-218x150.jpg)

