MDSP, OCPDDHC, BRDC : Une dénonciation unanime des crimes commis par les soldats FACA

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Depuis 24 heures, sur les réseaux sociaux centrafricains, une vidéo virale montrant des actes de violence commis par des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) sur des civils sans défense a provoqué une indignation générale.
La marche pour la démocratie et le salut du peuple (MDSP), présidé par Dr Dominique Désiré Erenon, l’Organisation Civile pour la Paix et la Défense des Droits de l’Homme en Centrafrique (OCPDDHC), dirigée par Yannick Avelin Sereckissy-Namboy, et le Bloc Républicain pour la Défense de la constitution du 30 mars 2016, coordonné par Maître Crépin Mboli-Goumba, ont chacun publié des communiqués cinglants pour condamner ces atrocités survenues, selon l’État-major, sur l’axe Yaloke-Zawa dans l’Ombella-Mpoko. Ces organisations exigent justice, sanctions et réparations face à ces graves violations des droits humains.
Une indignation partagée face à des actes inhumains
La MDSP, dans une déclaration signée par son président, Dr Dominique Désiré Erenon, exprime une « indignation totale » face aux « sévices cruels, inhumains et dégradants » infligés par certains éléments des FACA à des femmes, des hommes et des jeunes. La MDSP souligne que ces actes, commis par des soldats censés protéger la population, compromettent gravement la confiance des Centrafricains envers leur armée nationale. Le Dr Erenon appelle l’Inspection Générale des Armées à ouvrir une enquête et, si nécessaire, à saisir le Tribunal Militaire Permanent pour établir les responsabilités et prononcer des sanctions pénales. « Rien ne peut justifier de telles atrocités à l’égard des civils aux mains nues », insiste la MDSP, ajoutant que lorsque le pouvoir militaire « commence à asservir ceux qu’il est censé servir », cela devient un abus de pouvoir, un délit pénal.
De son côté, l’OCPDDHC, sous la plume de son coordonnateur par intérim Yannick Avelin Sereckissy-Namboy, dénonce avec fermeté les violences, humiliations et abus subis par des femmes et des enfants contraints par la pauvreté à chercher de quoi survivre. L’OCPDDHC rappelle que ces actes violent les droits fondamentaux inscrits dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH), notamment les articles 1, 3, 5 et 25, que la République centrafricaine s’est engagée à respecter. L’organisation exige une enquête rigoureuse, des sanctions contre les responsables, la protection immédiate des victimes, ainsi que des politiques sociales inclusives pour garantir les droits économiques et sociaux des plus démunis.
Enfin, le BRDC, dirigé par Maître Crépin Mboli-Goumba, qualifie les vidéos de « scènes insoutenables » montrant des militaires torturant systématiquement des civils sans défense. Le BRDC fustige l’indifférence de la hiérarchie militaire et rejette les tentatives de minimiser ces actes en prétendant qu’ils datent de plusieurs mois. Persuadé que justice ne sera pas rendue sans mobilisation, le BRDC appelle à identifier les auteurs pour déposer une plainte collective et promet de travailler sans relâche pour que de tels crimes ne restent pas impunis.
Des revendications claires et convergentes
Chaque organisation, à sa manière, dévoile l’urgence d’agir. La MDSP insiste sur la nécessité d’une enquête militaire et de sanctions pénales, soulignant que l’absence de protection des civils par les FACA est une trahison de leur mission. L’OCPDDHC, quant à elle, élargit le débat en réclamant non seulement justice, mais aussi des réparations pour les victimes et des mesures sociales pour prévenir de telles violences, ancrées dans des conditions de vie précaires. Le BRDC, enfin, met l’accent sur une mobilisation citoyenne et juridique pour garantir que les coupables répondent de leurs actes, dénonçant la « faillite morale » de ceux qui cherchent des excuses à l’inaction.
Vers une action collective?
La MDSP, l’OCPDDHC et le BRDC convergent dans leur appel à une mobilisation collective impliquant les autorités, les forces de sécurité, la société civile, les partenaires internationaux et les citoyens. Comme le résume l’OCPDDHC : « Assez de silence. Assez d’inaction. Il est temps d’agir. » Ces organisations, par la voix de leurs leaders respectifs – Dr Dominique Désiré Erenon, Yannick Avelin Sereckissy告诉Namboy et Maître Crépin Mboli-Goumba – s’accordent sur un point : les exactions des soldats FACA sur l’axe Yaloke-Zawa ne doivent pas rester impunies. Elles appellent à restaurer la dignité des victimes et la confiance envers les institutions, dans un pays où les civils, trop souvent, ne trouvent ni sécurité ni justice.
En ce 9 avril 2025, ces trois voix : la MDSP, OCPDDHC et BRDC – résonnent comme un cri d’alarme face à la barbarie et un appel pressant à la responsabilité collective….
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![À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
