quand L’eau de la SODECA est devenu premier vecteur des maladies parasitaires à Bangui
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
L’eau qui coule des robinets de Bangui constitue un poison quotidien pour la population. La Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) persiste dans une négligence qui menace la santé publique, malgré les aides ponctuelles d’organisations comme le CICR et la banque mondiale.
En effet, ce vendredi 22 novembre 2024, le cas du 6e arrondissement à 8 heures prouve, une fois de plus, cette réalité accablante. L’eau distribuée par la SODECA présentait une saleté dépassant même celle des eaux de l’Oubangui. Les habitants n’avaient d’autre choix que d’attendre des heures pour que les impuretés se déposent au fond des récipients avant de faire bouillir cette eau douteuse.
Ce problème ne date pas d’hier. La société BIVAC, chargée du contrôle qualité, avait déjà donné l’alerte il y’a quelques années. Les analyses de l’eau de la SODECA avaient révélé une telle toxicité que la direction de BIVAC avait formellement interdit sa consommation à ses employés pendant plusieurs mois.
Mais la distribution de l’eau sale par la SODECA ne concerne pas seulement que le sixième arrondissement de Bangui. L’eau impropre coule dans tous les quartiers de la capitale. Les techniciens puisent directement dans la rivière Oubangui sans disposer des moyens nécessaires pour un traitement correct. La direction de la SODECA – DG, DRH et directeur financier – poursuit leurs activités toxiques sans se préoccuper de cette catastrophe sanitaire.
Les subventions des partenaires internationaux n’améliorent en rien la qualité du service. La population boit une eau plus sale que celle de la rivière Oubangui . Les maladies hydriques se multiplient. Les habitants doivent décanter puis bouillir cette eau avant toute utilisation, une procédure qui n’offre aucune garantie sanitaire.
Cette situation perdure depuis des années sans qu’aucune autorité n’intervienne. La SODECA continue de distribuer une eau dangereuse pour la santé publique. Les responsables de l’entreprise ignorent les plaintes des usagers et les risques sanitaires qu’ils font courir à la population.
L’absence de réaction des autorités de tutelle pose question. Comment accepter qu’une entreprise publique empoisonne ainsi les citoyens ? Les moyens existent pour traiter correctement l’eau. Les fonds des partenaires devraient servir à moderniser les installations et améliorer le traitement.
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