Les Wagner s’allient aux bourreaux : l’impensable pacte avec les rebelles de la LRA
Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.
Des mercenaires russes formant des terroristes notoires de la LRA. L’impensable est devenu réalité en Centrafrique. Notre enquête révèle que le groupe Wagner a récupéré et entraîné douze combattants de l’Armée de Résistance du Seigneur, responsables de crimes odieux contre les populations civiles depuis des décennies.
Une alliance contre-nature avec les rebelles de la LRA qui défie l’entendement
L’opération s’est déroulée avec un cynisme déconcertant. En juin dernier, les mercenaires Wagner se sont rendus à Sam-Ouandja pour “récupérer” douze rebelles de la LRA. Ces individus, qui avaient fui le Haut-Mbomou et le Soudan du Sud pour s’établir dans la Haute-Kotto et la Vakaga, alternent entre culture du tabac et attaques contre les populations locales. Après leur formation à Bangui ou possiblement à Berengo par les mercenaires russes, ils ont été ramenés à Sam-Ouandja le jeudi 21 novembre.
Un calcul machiavélique aux conséquences potentiellement désastreuses
La stratégie des Wagner apparaît aussi claire que troublante : exploiter l’expertise de ces rebelles de la LRA en matière de guerre de brousse. Ces derniers, à l’instar des éleveurs peuls, maîtrisent parfaitement la région et ses forêts. Sous couvert de traquer d’autres groupes rebelles, cette alliance pourrait servir de paravent à des exactions dont l’ampleur reste encore à découvrir.
Un précédent dangereux qui menace la stabilité régionale
Cette collaboration avec des membres d’une organisation terroriste représente un nouveau palier dans la dérive du groupe Wagner en Centrafrique. La LRA, créée en Ouganda, s’est tristement illustrée par des années de violence contre les civils, notamment dans le Haut-Mbomou. Certains de ses éléments se sont dispersés entre le Soudan du Sud et le nord de la RCA, où ils poursuivent leurs activités criminelles.
L’État centrafricain face à ses responsabilités
Cette situation pose de graves questions sur la souveraineté de l’État centrafricain et sa capacité à contrôler les agissements des mercenaires russes sur son territoire. Comment justifier qu’une force étrangère puisse librement recruter et former des membres d’une organisation terroriste ? Le silence des autorités face à ces développements inquiétants est assourdissant.
Avec les rebelles de la LRA , c’est une menace croissante pour la population civile
Les civils centrafricains, déjà victimes des exactions des rebelles de la LRA par le passé, se retrouvent maintenant face à une menace potentiellement plus sophistiquée. Ces éléments, une fois formés par Wagner, pourraient devenir des instruments encore plus redoutables de terreur et de déstabilisation.
La formation d’anciens rebelles de la LRA par les mercenaires Wagner marque un tournant inquiétant dans la crise centrafricaine. Cette alliance contre-nature entre des mercenaires étrangers et des éléments d’une organisation terroriste fait planer de nouvelles menaces sur la population civile. L’absence de réaction des autorités nationales et de la communauté internationale face à cette dérive ne fait qu’amplifier les inquiétudes quant à l’avenir du pays. Il est grand temps que toutes les parties prenantes prennent la mesure de cette situation explosive avant qu’elle ne dégénère en une nouvelle spirale de violence.
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![Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR Axe Yalinga-Soudan : une véritable autoroute pour les rebelles du FSR pendant que l’État regarde ailleurs Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Yalinga, une ville de la préfecture de la Haute-Kotto reste une porte grande ouverte sur le Soudan. Et tout le monde le sait : un danger pour le pays. Selon les propres mots de la sous-préfète Natacha Gwladys Akani, l’autre axe, celui qui mène directement vers la frontière soudanaise, n’est toujours pas sécurisé. Les hommes armés venus du Soudan y circulent comme bon leur semble. Ils entrent, ils sortent, ils passent et repassent sans aucune gêne réelle. C’est devenu leur couloir préféré. Un an et demi après l’arrivée de Mme Akani, après le déploiement tant vanté des FACA, de la police et de la gendarmerie au centre de Yalinga, cet axe reste une zone de non-droit. La présence des forces de sécurité est concentrée au chef-lieu, mais dès qu’on s’éloigne un peu, surtout vers cet axe stratégique, le vide se fait sentir. Résultat : les rebelles profitent de cette faille béante pour circuler librement. La sous-préfète ne cache pas son inquiétude. Elle demande ouvertement au gouvernement de « garder le cap » et de renforcer la sécurisation de cette zone. En langage clair, cela veut dire que l’État n’a toujours pas fait le nécessaire. Il a envoyé quelques éléments au centre pour calmer les esprits, mais il a laissé l’axe frontalier sans contrôle réel. Une véritable autoroute pour tous ceux qui veulent causer du trouble ou faire du business illicite avec le Soudan. C’est le même refrain qu’on entend depuis des années en Centrafrique : on sécurise ce qui se voit, on prend des photos avec les nouvelles casernes bien peintes, et on abandonne les axes sensibles. Les partenaires techniques et financiers applaudissent les progrès au centre-ville, pendant que les rebelles continuent à utiliser librement cette porte d’entrée vers le territoire national. L’État regarde ailleurs. Il préfère célébrer la jolie gendarmerie et le bureau de sous-préfecture tout neuf plutôt que d’envoyer des renforts conséquents, des moyens roulants et une présence permanente sur cet axe. Résultat : Yalinga reste vulnérable. La population vit avec la peur constante que les hommes armés reviennent en force, parce que rien ne les empêche vraiment de le faire. Tant que Bangui traitera cet axe comme un détail secondaire, tant qu’on continuera à déployer des forces en nombre ridicule sans les doter des véhicules nécessaires pour patrouiller une zone aussi vaste, la sous-préfecture de Yalinga ne connaîtra jamais la paix durable. Elle restera simplement une localité où l’État fait semblant de revenir, pendant que les rebelles, eux, reviennent vraiment. La vérité crue est là : l’axe Yalinga-Soudan est devenu une autoroute pour les groupes armés. Et l’État, une fois de plus, choisit de regarder ailleurs. Par Moïse Banafio Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/07/rebelle_du_prnc_dans_la_haute_kotto-157x150.jpg)
